Test – Until Dawn

Après des jeux PS3 destinés au PS Move (Tumble, Start The Party, Sackboy’s Prehistoric Moves) et Doctor Who : The Eternity Clock, le jeune studio Supermassive Games fondé en 2008 revoit ses ambitions à la hausse en nous proposant un survival horror à la sauce Heavy Rain : Until Dawn.

Bouh !

Le pitch de départ fait penser indéniablement à La Cabane dans les bois de Drew Godard. L’histoire du jeu nous entraîne dans un chalet de montagne isolé dans la forêt. Nous y incarnons 8 jeunes amis devant échapper à un psychopathe bien décidé à tous les massacrer et il faudra tenir jusqu’à l’aube pour pouvoir survivre. Les personnages sont des stéréotypes ambulants : Sam (la gentille fille), Mike (le beau gosse), Chris (le blagueur de service), Emily (la peste), Matt (le sportif), Jessica (la « naïve »), Josh (le fêtard) et Ashley (la bonne copine).

Until Dawn - Immersion

L’histoire prend son temps pour démarrer. Un peu trop d’ailleurs. Ainsi, pendant la première moitié du jeu, on a du mal à s’attacher aux personnages trop caricaturaux et donc on se fiche un peu de leur sort. Ce qui est assez préjudiciable dans un jeu où nos choix déterminent potentiellement leur avenir. Bouh !
Heureusement, par la suite, on se laisse happer par les événements qui se déroulent et on se surprend à être bien plus concerné qu’on ne l’était au départ. Dans l’ensemble, si le scénario ne révolutionne pas le genre de l’horreur, il possède néanmoins quelques surprises scénaristiques plutôt bien amenées même si on peut les voir arriver.

Bouh !!

Le gameplay repose en grande partie sur les QTE. Il faut appuyer au bon moment sur le bouton désigné pour réussir une action. Si la réussite ou non de certains QTE n’a pas de véritable impact sur la trame narrative, d’autres auront des conséquences funestes. Ces QTE sont positionnés à chaque scène d’action ou de fuite et n’envahissent donc pas trop le gameplay du jeu. La fonctionnalité « Move » de la manette est d’ailleurs utilisée et de manière intelligente. Le reste du temps, dans les phases d’exploration, nous nous déplaçons grâce au joystick gauche et dirigeons avec le joystick droit la source lumineuse que le personnage tient dans la main. Bouh !!! Cependant les phases de déplacements donnent une légère impression de rigidité (lourdeur) des personnages et l’impossibilité de courir par nous-même renforce l’aspect scripté du scénario et du jeu. Si ce choix d’imposer la marche a certainement été fait pour privilégier l’ambiance peu rassurante des environnements, après quelques heures de jeu cela peut être un peu frustrant surtout qu’en une ou deux occasions lors de certains évènements cela ne paraît vraiment pas logique que nos personnages ne courent pas. Bouh !!!

On peut également parler des totems que l’on trouve lors des phases d’exploration/déplacements qui vous donnent des visions des possibles événements à venir selon différentes catégories (chance, danger, mort…). Parfois utile, parfois dispensable, ce système d’indices est plutôt sympa même si on a du mal à savoir pourquoi nos personnages les ramassent alors qu’ils ne semblent pas concernés par ces visions puisqu’ils n’y réagissent pas malgré l’horreur de certaines d’entre elles. Dommage.

BOUH !!!

L’ambiance du jeu est réussie grâce à une modélisation des personnages et des environnements vraiment très bien réalisée. Les musiques et le jeu des acteurs en V.O. sont convaincants et contribuent également à nous plonger dans l’atmosphère inquiètante du jeu. Cependant, Until Dawn a tendance à user et abuser des jumpscare (BOUH !!!) afin de faire sursauter le joueur. Mais, il s’en sert tellement (surtout au début) que cela a tendance à ne plus nous surprendre au fur et à mesure de notre progression. Un peu comme tous ces « bouh ! » dans le texte : au début ça surprend et c’est marrant, à la fin c’est plus très drôle et c’est même un peu énervant. Heureusement, la fin repose bien plus sur l’action et les sentiments de menace et de danger imminents, renouvelant un peu l’ambiance du jeu qui s’avérera moins angoissante mais bien plus stressante.

Enfin, le titre se termine en une dizaine d’heures (8 à 10 heures) et possède une certaine rejouabilité grâce à des choix ayant de véritables conséquences et à son scénario à embranchements multiples très bien pensé. Il existe d’ailleurs un système de relations entre les personnages qui possèdent chacun un profil psychologique (courage, générosité, romantisme, drôle…) évoluant selon vos choix et vos actes. Une très bonne idée.

Until Dawn
Date de sortie
26/08/2015
Genre
Aventure / Horreur
Editeur
SCEE
Développeur
Supermassive Games
Boutique

Acheter Until Dawn

Qualités
  • Réalisation et graphismes réussis
  • Un scénario à choix multiples bien construit
  • Le jeu des acteurs en V.O
  • L'ambiance
Défauts
  • Déplacements un peu trop rigides et lents
  • Histoire un peu trop longue à démarrer
  • L'abus de jumpscare (Bouh!)
VERDICT

Vraiment sympa

Until Dawn est un bon jeu d'horreur qui ravira les amateurs du genre, pour peu qu'ils ne soient pas réfractaires à un gameplay qui repose sur les QTE. Le titre possède tout de même quelques défauts (bouh!), avec un démarrage un peu trop long, mais dans le genre il est vraiment sympa.

A propos des notes du Community Mag
Test réalisé à partir d'une version editeur. Les images de ce test sont fournies par l'éditeur.

Aucun commentaire

Vous devez vous connecter pour laisser un commentaire.