Test – Thief

Le Décalogue dit : « Tu ne voleras point », Garrett répond : « Ce qui est à vous est à moi ». Vous l’aurez compris, dans ce reboot du Thief originel, l’on incarne un voleur qui aime vider les bourses de ses concitoyens. Littéralement. Mais, cela suffit-il à offrir une expérience vidéoludique réussie sur PlayStation 4 ?

Bigre, ça sent la grisaille !

En guise de tutoriel, Thief nous fait rencontrer Erin, brune ténébreuse, qui, comme nous, se fait un plaisir de chiper tout ce qui brille. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu. Alors que la belle fait une chute apparemment fatale, Garrett doit quitter la ville. Douze mois plus tard, on revient sur notre terrain de chasse mais la cité n’est plus que l’ombre d’elle-même. Rongée par la grisaille, la ville se trouve sous le joug du Baron, vilain méchant qui ne veut pas que du bien à ses habitants. Mais, la révolte couve. Pour le bien de tous ? Rien n’est moins sûr.

THIEF - Screenshot 1

L’ombre est mon domaine

Et, une fois le pad en mains, ça donne quoi ? Thief prend la forme d’un jeu à la première personne où l’on évolue dans l’ombre pour échapper à la vue de nos ennemis. Concrètement, le niveau de luminosité apparaît en bas à gauche de l’écran mais il est aussi symbolisé par la barre lumineuse de la DualShock 4 qui devient toute blanche lorsque l’on est trop éclairé. Un indicateur de luminosité bien trouvé à moins que vous ne soyez allergique à la lumière émise par votre manette. Toutefois, à certains moments, l’ombre se fait rare. On peut alors lancer une bouteille pour faire diversion ou dégainer l’arbalette et les flèches mouillées pour éteindre les torches. Malheureusement, il n’est pas possible de faire disparaître toute lumière. Frustrant ! Heureusement que Thief tourne sur PS4…

THIEF - Screenshot 2

Au-delà des objectifs qui composent les 8 chapitres de nos aventures chapardeuses, il est bien entendu possible de voler ici et là divers objets précieux qui se manifestent dans les décors à travers de très (trop ?) visibles scintillements. Lorsque vous finissez un chapitre, c’est l’heure du verdict : votre conduite a-t-elle été celle d’un fantôme, d’un opportuniste ou d’un prédateur ? C’est aussi l’occasion de découvrir le nombre d’objets volés, de documents « empruntés », d’ennemis passés de vie à trépas,…. Idéal pour les collectionneurs en herbe et autres amateurs de statistiques.

THIEF - Screenshot 3THIEF - Screenshot 4

Comme un air d’old gen

Vous avez une PS4 et vous vous attendez à une baffe monumentale ? Ce n’est pas Thief qui va vous rougir la joue. En effet, il flotte dans le titre d’Eidos Montréal comme un air d’old gen. A l’instar d’autres jeux récemment lancés, il semble pâtir de sa sortie simultanée sur les « vieilles » plateformes. Toutefois, le titre parvient par moments à offrir des niveaux à l’ambiance travaillée, réussie et prenante. Dommage que le chara design soit assez décevant, que les PNJ rabâchent mille fois la même chose en l’espace de quelques secondes ou encore que l’IA ennemie laisse parfois à désirer. Au rayon des déceptions, on citera aussi l’animation des passages à la 3e personne, une synchronisation labiale à la ramasse malgré une VF de qualité, des ennemis qui vous fixent du regard alors que, tapi dans l’ombre, vous êtes normalement invisible…

Verdict

Qualités
+ L’ambiance réussie de certains niveaux
+ Voler plein de trucs

Défauts
– L’absence de claque nouvelle génération
– Un goût d’inachevé
– Plein de petits défauts qui agacent

Avis
Porté par un scénario qui peine à captiver, Thief vous occupera une quinzaine d’heures si vous évitez la ligne droite. D’ailleurs, le titre brille par la richesse de son contenu avec quantité d’objets à chaparder, de documents à collecter, de trésors à rassembler ou encore de missions à remplir. A noter, riche idée d’Eidos Montréal, qu’il est possible de personnaliser l’expérience de jeu en paramétrant certains de ses aspects et décider par exemple qu’être vu par un ennemi déclenchera un game over.

Sans plus

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