Test – Tears to Tiara II

Débuté en 2005 sur PC sous la houlette de Leaf, la filiale d’Aquaplus spécialisée dans les visual novel et les eroge, Tears to Tiara n’avait quitté le sol de l’archipel nippon que par l’intermédiaire d’Aquapazza : Aquaplus Dream Match, jeu de combat développé par Examu sorti l’année dernière aux USA et qui n’a malheureusement pas atteint nos rivages. À noter que la majorité des personnages composant le casting du titre est issue de visual novel développés par Leaf, tels que White Album, To Heart ou encore Utawarerumono. Près d’un an après sa sortie japonaise, Tears to Tiara II : Heir of the Overlord fait un détour sur nos PS3 européennes. Que vaut vraiment ce Tactical RPG ? Nous allons le découvrir dans les prochaines lignes.

Zetsubou shita !

Depuis la mort de Hasdrubal, ancien chef de la maison Barca qui s’était rebellé contre l’Empire divin, le royaume de Hispania vit sous l’occupation de celui-ci. L’occupant se montre plutôt dur envers les habitants en les opprimant jour après jour. Mais un événement pourrait changer cette situation et le destin de Hamil, fils de Hasdrubal, qui ne semble pas préoccupé par la situation. C’est ainsi que débute notre histoire qui s’inspire de la mythologie romaine, plus particulièrement des guerres puniques ayant opposé Carthage à Rome. Cette inspiration se retrouve à la fois dans le scénario et dans les noms des personnages.

Par exemple, le protagoniste s’inspire de Hamilcar Barca, le père du célèbre général Hannibal considéré comme le géniteur de la stratégie et de Hasdrubal (le rôle du père et du fils ont été inversé dans le jeu). Le fait que Leaf soit spécialisé dans les visual novel se ressent dans la narration car celtte dernière est plutôt riche. Toutefois le titre présente parfois un déséquilibre entre les phases de narration et les phases de jeu car le déroulement de l’histoire apparaît marqué par d’importantes longueurs. Par exemple, le premier chapitre du jeu se boucle en 6-7h avec seulement 3 phases de jeu et jusqu’à 2 heures de dialogues d’affilée. Il est cependant possible de les zapper. Pour cela, il faut faire un petit tour dans les options du jeu, régler le skip sur tous les textes, puis rester appuyer sur la touche carré pendant les dialogues pour qu’ils défilent rapidement.

Ça ne changera jamais !

Comme tout Tactical RPG qui se respecte, Tears to Tiara 2 présente les éléments-clés qui font la force et l’intérêt du genre. Tout d’abord, les phases de combat se déroulent au tour par tour sur une sorte d’échiquier. Lorsque vous terminez un stage, un rang vous est attribué en fonction de plusieurs facteurs tels que le nombre de tours pour le terminer ou le nombre d’objets utilisés par exemple. Terminer un stage permet également d’empocher des crédits. Pour gagner plus de crédits, chaque stage propose des objectifs optionnels tel que tuer un certain nombre d’ennemis avec un personnage donné ou encore ne perdre aucun allié. Avant de procéder au combat, vous ne pouvez sélectionner qu’un nombre limité d’unités sachant que certaines sont imposées.

Chaque unité dispose d’une limite de déplacement et d’attaques propres à sa classe. Tears to Tiara 2 intègre également un cycle élémentaire (feu, vent, terre, eau, sacré, astral, sombre) qui apporte avantages et inconvénients à nos unités. Au niveau de la progression des unités, chaque fois que l’une d’entre elles attaque une unité ennemie ou lance un sort, l’expérience associée à cette action n’est acquise que par l’unité qui l’a effectuée. De fait, il n’est pas possible d’augmenter équitablement chaque unité présente dans un stage. Pour pallier à cela, il est possible de farmer les niveaux dans des zones libres. Outre le farming, Tears to Tiara 2 propose également une boutique pour acheter de l’équipement pour nos unités, ainsi qu’une boutique pour s’équiper en objets de soins. Bref vous l’aurez compris, le système de Tears to Tiara 2 reste classique, mais il n’y a aucune raison de vouloir changer une formule gagnante.

Verdict

Qualités
+ la présence des doublages originaux japonais
+ l’absence de doublages anglais
+ les nombreuses références
+ la solide durée de vie du titre

Défauts
– le déséquilibre entre les phases de dialogue et de jeu
– la réussite des objectifs secondaires qui peut faire baisser le ranking

Avis
Malgré un début plutôt long, Tears to Tiara II : Heir of the Overlord s’avère être un bon tactical RPG proposant un scénario riche et détaillé.

Vraiment Sympa

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