Test – Starhawk

Développé par Incognito Entertainement et sorti en 2007, Warhawk fut l’un des premiers titres uniquement jouable en ligne sur PS3. Ayant reçu un très bon accueil de la part des joueurs malgré son côté exclusivement multijoueur, une suite « spirituelle » voit le jour avec Starhawk. Développé cette fois-ci par le tout récent studio Lightbow Interactive, le titre saura-t-il répondre aux attentes des joueurs ?

 
Le même en mieux ?
Dans un avenir proche, les humains colonisent d’autres planètes dans toute la galaxie afin d’extraire une source d’énergie nommée « Rift Energy ». Trop longtemps exposés à celle-ci, les rifters (mineurs) se transforment en mutants (outcasts) cherchant à protéger cette précieuse ressource. Grâce à un implant, le héros Emmet échappe de peu à cette transformation (sortez les mouchoirs…) et se voit engagé avec son ami Cutter pour protéger chaque planète des attaques de ces mutants.

Une fois passé le menu principal aussi dépouillé qu’un magasin le jour des soldes, il est alors possible de s’embarquer dans l’aventure au travers du mode solo. Les premiers niveaux font office de tutorial tout en permettant au joueur de progresser d’emblée dans le mode histoire. La prise en main est enfantine et même les joueurs ayant été bercés trop près du mur sauront s’y retrouver et prendre du plaisir à jouer grâce à la nervosité du gameplay.
Les niveaux s’enchaînent rapidement et les débutants devraient pouvoir finir cette partie en moins de 6h. Dès lors, il faudra vous tourner irrémédiablement vers l’expérience online ou en coopération (mais uniquement jouable via internet).

 
Deux gameplay pour le prix d’un !
Afin de se différencier des autres titres de shoot (solo comme multi-joueurs), Starhawk améliore son gameplay en proposant une partie stratégie. En effet, en collectant du Rift Energy (soit en tuant des ennemis, soit par extraction souterraine), vous aurez la possibilité de construire différents type de structures allant du simple mur jusqu’au dépôt de munitions en passant par les générateurs de véhicules. Votre manière de jouer s’en trouvera alors profondément modifiée (sauf pour les plus anciens qui se rappelleront de Command &Conquer Renegade) et jouer les kamikazes devient clairement « has been ».
Si cette partie est fortement mise à contribution sur terre, elle sera toutefois moins présente dans l’espace ou vous serez plus concentré sur le pilotage d’un mecha (robot) transformable en vaisseau. Piloter demandera alors une certaine délicatesse sous peine de faire office de cible facile voir de s’écraser lamentablement. Il vous faut aussi garder à l’esprit que certains niveaux ne nécessiteront qu’un seul type de gameplay (terrestre ou aérien), mais vous pourrez toujours jouer les pilotes à la surface du globe.

 
On dirait ma chambre tellement c’est le bor***…
La partie multijoueur reste classique avec des modes de jeux déjà vus (Team Deathmatch, Deathmatch, Capture the flag, Zone) mais permettant de jouer jusqu’à 32 participants par carte. Si cette perspective peut vous motiver, une petite douche froide vous attendra à l’arrivée : en effet, rares sont les joueurs équipés de casque micro et essayant de coordonner leurs attaques. De ce fait, on se retrouve comme dans Warhawk, à faire du solo, désespérément à la recherche d’un frag et parfois récupérant une balle tirée par un traitre de campeur (reconnaissable à sa tente ainsi qu’à ses marshmallows grillés).
Toutefois, lorsque le niveau des joueurs est au rendez-vous, ceux-ci se regroupent en équipe et l’expérience de jeu prend alors une toute autre dimension : une véritable bataille fait rage à pied comme en véhicule tout en coordonnant ses attaques ainsi que la construction de structures, bref c’est le pied !
Graphiquement, sans être au niveau des dernières productions actuelles, le jeu a au moins le mérite de proposer à la fois des graphismes acceptables, une grande profondeur de champ de vision et surtout une bonne fluidité, le tout agrémenté de couleurs (ça change du gris et du kaki…).

 
Je pars en vacances ou je reste jouer ?
Tout dépend s’il vous faut votre dose annuelle de bikini/bodybuilder bien huilé ou non… Starhawk est un jeu qui ne paie pas de mine étant donné le peu de communication qu’il y a eu sur son sujet. Pourtant, Lightbow Interactive a su aisément concentrer ses efforts non seulement pour combler les reproches faits à Warhawk mais aussi à remanier le gameplay pour lui permettre de se démarquer d’une concurrence pour le moins agressive sur ce créneau.
Vous pourrez toutefois aller vous reposer les yeux en bronzant sur la plage durant la journée avant d’entamer une bataille enragée une fois la nuit tombée…

 
On aime :
+ La prise en main simple
+ Le gameplay mêlant action et stratégie
+ La durée de vie infinie grâce au multi

On aime moins :
– Le solo trop court
– Le peu de modes de jeux
– Les graphismes passables

Verdict :
Un gameplay nerveux et varié, du solo pour faire ses armes, des graphismes corrects et une fluidité sans faille, que demander de plus pour pouvoir s’amuser pendant l’été ? Starhawk ne décevra pas les anciens joueurs de Warhawk et saura rendre très rapidement accro les nouveaux. Attention toutefois, ce jeu s’adresse avant tout à ceux privilégiant l’expérience online même si l’on peut s’amuser sans problème en mode offline.

Captivant

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