Test – SoulCalibur V

Seconde licence phare des jeux de combat de l’éditeur (après la série Tekken), Soul Calibur V, le bien-nommé, est le cinquième opus de la franchise, sorti début février.
Le titre pointe le bout de sa lame 4 ans après Soul Calibur IV. Toujours développé par la division interne « Project Soul », entièrement dédié à la réalisation des titres de la saga, le soft garde-t-il l’héritage des précédents volets de la saga, en proposant de nouveaux personnages qui s’affron-tent lors de combats spectaculaires à l’arme blanche ? Ou va-t-il s‘ouvrir à un public plus large en proposant un gameplay plus simplifié et plus accessible ?

 
Maison Astrale
L’écran titre passé, le menu d’accueil propose une multitude d’informations. Sur le côté droit est affichée notre carte perso (qui renseigne sur notre pays, mais également notre niveau en ligne et enfin notre image de joueur) ainsi que 3 autres espaces de profil vierges. Ces espaces vides permet-tent de désigner 3 rivaux, rencontrés lors de parties en ligne. Cela a son intérêt si l’on souhaite débloquer les trophées liés. Sous les 3 rivaux se trouvent notre niveau de joueur. Ce niveau augmente en fonction des combats remportés hors et en ligne.
Quant au côté gauche, celui-ci présente les différents modes de jeu du titre, du classique mode histoire en passant par les modes hors et en ligne, et enfin l’incontournable mode de création, plus complet que jamais. Déroutante au départ, cette Maison Astrale se révèle au final agréable, l’essentiel y étant clairement mentionné.

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L’Histoire se répète
Présenté lors de la superbe introduction du jeu, le dernier combat en date entre les épées « Soul Calibur » (le bien, de couleur bleue) et « Soul Edge » (le mal, de couleur rouge) voit la victoire inespérée de Siegfried sur Nightmare. L’entité maléfique disparait alors de la surface de la terre… pour finalement revenir plus forte que jamais.
Dix sept ans plus tard, dans un pays de l’Europe de l’Est, un jeune soldat du nom de Patroklos Alexandra voit sa destinée liée aux épées. Le mode « Histoire » débute à cet instant précis. Présentée sous la forme d’épisodes (20 au total), chacun correspond à un ou plusieurs combats.
Ce n’est clairement pas le mode de jeu que l’on retiendra pour ce nouveau volet : chaque épisode est présenté sous la forme de basique « story-board » (à quelques rares excep-tions vidéo près), l’histoire se termine en à peine une poignée d’heures, seul le dernier boss (Nightmare pour ne pas le citer) vous donnera alors vraiment du fil à retordre.

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On reprend les mêmes… et on recommence ?
On retrouve quelques personnages des opus précédents, toujours superbement modélisés, tels que Mitsurugi le Samurai, Cervantès le pirate, Voldo, Yoshimitsu, Ivy avec sa fameuse épée/fouet (et sa tenue « olé-olé »), mais égale-ment Raphael le duelliste Français.
Au niveau des petits nouveaux, Leixia, Natsu, Xiba et Phyrra sont tout simplement l’héritage/la copie conforme de Xianghua, Taki, Kilik et Sophitia (personnages des opus pré-cédents), avec les mêmes armes et un gameplay similaire.
Z.W.E.I, Viola et Patroklos sont les véritables nouveaux pro-tagonistes de Soul Calibur V, qui proposent des techniques et aptitudes nouvelles. A noter, une entrée remarquée pour le célèbre personnage Ezio Auditore, figure emblématique de la franchise Assassin’s Creed, « guest-star » multi-plate-forme de cet opus.
Il est cependant dommage que les personnages bonus que l’on gagne au fil de l’aventure soient, à peu de chose près, toujours les mêmes (la plupart reprennent carrément les capacités et techniques des autres combattants du jeu).

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Artiste passionné
Le mode « Création » est l’étape incontournable pour créer ou modifier un personnage classique ou original. Simple à utiliser, on peut alors absolument tout paramétrer, de la taille du personnage, en passant par la voix, la coupe de cheveux, la corpulence… mais également sélectionner l’équipement, les armes et le style de combat. Une couleur ne vous convient pas ? Vous verriez bien un motif ou un accessoire à un endroit précis de votre personnage ? Absolument TOUT est possible.
A noter que certaines actions dans le mode histoire mais également l’évolution du niveau de notre joueur vous font gagner de nouveaux accessoires et autres équipements de personnalisation.

 
Une âme prend forme

Dès les premiers combats, on réapprend que… la garde n’est pas automatique ! Un appui sur la touche X est nécessaire pour se protéger. Une fois cela réassimilé, on découvre les coups et autres techniques de combat, et il faut l’avouer, les enchaînements et autres puissantes attaques « Edge » se réalisent sans trop de problème. Il suffit d’ailleurs de quelques parties en ligne pour observer le formidable potentiel du titre : certains joueurs font preuve d’une incroyable et surprenante maîtrise. Certains combats peu-vent paraître chorégraphiés tant les combattants font preuve de virtuosité et d’ingéniosité. Le mode « Redif-fusion » permet d’ailleurs de garder une trace des combats précédemment réalisés.

 
Alors, est-ce que ça me Soul… Calibur ?
Soul Calibur V est le fier héritier de la saga. L’ambiance du titre en est sa clé, l’univers et les personnages forment un tout cohérent et agréable. Le potentiel du jeu est palpable dès les premières minutes, la facilité de prise en main renforce l’immersion et le regain d’intérêt pour le soft.
Oubliez le mode « Histoire », créez votre personnage de la tête aux pieds et déchaînez-vous dans le mode en ligne !

 
On aime
+ L’accessibilité des commandes
+ Le mode Création
+ L’ambiance générale du soft
+ Le mode en ligne

On aime moins
– Le mode Histoire anecdotique
– La répétition des personnages

Verdict
Soul Calibur V est le fier héritier de la saga. L’ambiance du titre en est sa clé, l’univers et les personnages forment un tout cohérent et agréable.

Vraiment sympa !

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