Test – Resistance : Burning Skies

Resistance est une franchise qui a participé au lancement de la PS3. Maintenant que la PS Vita est née, nous retrouvons donc à travers Resistance Burning Skies le tout premier jeu de tir à la première personne qui utilise les deux sticks analogiques pour un plaisir de jeu se rapprochant de l’univers des consoles de salon.

 
Vous avez appelé le 18 ?
Nous sommes en août 1951, sur la côte Est des Etats-Unis et nous incarnons Tom Riley, un sapeur pompier qui est parti éteindre un feu. Vous avez bien lu, nous ne retrouvons pas Nathan Hale qui officiait dans les deux premiers épisodes. Le jeu prend place aux prémices de la propagation du virus chimérien aux Etats-Unis, il y a donc encore beaucoup de civils sains et donc proportionnellement moins de chimères. Dans l’histoire, la femme et la fille de Tom Riley se sont faites capturer par les chimères et de ce fait il part à leur secours. L’histoire ne va pas plus loin et nous en trouverons l’issue à travers les six niveaux proposés.

 
« Préparez armes ! »
Evidemment Tom Riley ne partira pas à la chasse aux chimères avec une lance à incendie, mais il commencera par utiliser une hache. Cette arme de corps-à-corps est très pratique pour détruire des caisses et autres obstacles, mais aussi pour tuer la majorités des chimères en un seul et unique coup. Les animations ne sont pas toujours les mêmes, ce qui n’est pas un mal. A côté de ça, nous retrouvons d’un côté des armes humaines : fusil mitrailleur automatique, lance-roquettes ou encore des grenades à fragmentation. De l’autre côté nous pouvons user et abuser des armes de nos envahisseurs qui sont très efficaces. Le foreur par exemple permet en visant, de voir les ennemis à travers les murs et de leur tirer dessus sans être vu. Notons que les huit armes proposées se voient dotées d’un tir secondaire utilisable en touchant directement l’écran.
La particularité de cet épisode PS Vita est que toutes les armes peuvent être améliorées à l’aide de cubes de Techno Grise. Ce sont des artéfacts « magiques » qui pourront par exemple augmenter la taille du chargeur, les dégats infligés ou la précision. Seules deux améliorations peuvent être faites pour chaque arme.

 
Il manque quelque chose…
Pour le moment, nous avons tout pour faire un bon FPS : des armes, une histoire qui tient la route et des chimères. Mais ça ne fait pas tout. Une chimère sans cerveau c’est moins intéressant. C’est malheureusement le cas. Deux situations peuvent se présenter. Pour la première, les chimères attaquent de loin et se cachent de temps en temps derrière un muret. Seconde option, elles foncent tête baissée vers nous. On aura vu mieux.
Concernant les décors on a parfois l’impression qu’un vaste cambriolage a eu lieu car ils sont bien vides. Certaines pièces ne contiennent rien du tout et on se demande pourquoi. Graphiquement le tout est plutôt soigné, mais on est loin de la claque visuelle d’Uncharted : Golden Abyss. On a l’impression que les murs sont faits de carton. Là encore on peut être déçu.
Enfin, il est surprenant de ne pas entendre de musique. Certes, il y en a ponctuellement, mais 90 % du temps on n’entendra que le bruit de nos pas. La qualité sonore est moyenne, on dirait que le bruit des armes est tout droit sorti d’un synthétiseur.

 
Du multi pour la forme
Un FPS de ce genre sans multijoueur n’est pas un FPS ! Nous avons donc le droit de pouvoir nous retrouver jusqu’à huit joueurs afin de participer à du match à mort seul ou en équipe ou encore à un mode survie, dans lequel une chimère doit tuer tous les humains. Chaque humain tué devient une chimère et le vainqueur sera le dernier homme sur pieds à la fin du chrono.
La qualité sonore et graphique est la même que pour le mode solo. La technique est bonne, pas de lag à signaler.
On pourra regretter que sur certaines cartes on se sente un peu seul, car à 4 minimum sur un carte relativement spacieuse, on cherche longtemps nos ennemis.

 
On aime
+ Les armes améliorables
+ Pour les chasseurs de trophées, le platine est accessible

On aime moins
– L’IA réduite des ennemis
– Le manque de musiques
– Le manque de trophées
– Les décors vides

Verdict
Resistance Burning Skies vous plongera en 1951 pendant six heures et puis vous en aurez terminé. Le mode multijoueur présent sera utile pour prolonger la durée de vie, mais une fois le jeu terminé vous en resterez le plus souvent là. Il est toujours possible de refaire le jeu en « nouvelle partie + » avec une difficulté encore plus importante, mais est-ce vraiment nécessaire ?

Prendra la poussière

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