Test – Resistance 3

Un nouveau héros, un humanisme plus marqué, des lueurs d’espoir, une militarisation moins marquée… Joe incarne les changements de direction de la licence Resistance ! Mais qu’en est-il vraiment ?

En 2007 la PS3 connaissait les prémices d’une invasion chimérique, la résistance se mettait en place en 2009 avec le héros du premier épisode, Nathan Hale…Grâce à un scénario subtil, Insomniac Games nous permet de prendre le contrôle de Joe Capelli dans Resistance 3, sentinelle du projet Abraham et ancien membre de l’équipe « echo » ayant accompagnée Nathan dans les péripéties du deuxième chapitre.
Un nouveau héros, un humanisme plus marqué, des lueurs d’espoir, une militarisation moins marquée… Joe incarne les changements de direction de la licence Resistance ! Mais qu’en est-il vraiment ?

Pour comprendre ce qui fait la richesse du scénario de Resistance 3, il faut faire un petit retour en arrière avec Resistance 2 et le « Projet Abraham ». Des soldats volontaires ont ainsi été vaccinés pour contrer le virus chimérique. Il ne resta que très peu de survivants et parmi eux, un certain Joe Capelli. Intégrant l’équipe de sentinelle « echo » insensible au virus chimérique, il sera l’un des seuls à survivre avec Nathan Hale.
Les événements de ce 3ème chapitre se déroulent 4 ans après la fin du dernier épisode en date, soit en 1957. Joe Capelli s’est marié et a eu un fils, Jack. Ils vivent reclus dans un bastion de résistants à Haven dans l’Oklahoma. L’être humain a définitivement perdu sa place dominante sur Terre et les chimères s’emploient à éradiquer les dernières poches de résistance.

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Le scénario reprend une ficelle quelque peu hollywoodienne d’un homme face à un adversaire insurmontable, qui se lance tout de même dans une quête homérique avec aussi peu de chance de la réussir que de survivre. Humanisant le personnage de Joe Capelli avec cette vie de famille en ces temps de fin du monde, le scénario tente de s’éloigner de son coté militarisé pour dépeindre le quotidien des derniers humains dans un monde plus sombre et tragique que jamais.

Digne d’un film apocalyptique comme « La route » ou encore « Le livre d’Eli » le scénario de Resistance 3 regorge de lueurs d’espoirs. Joe rencontrera bien des facettes de l’homme livré à lui-même, quelques fois peu glorieuse et qui, la plupart du temps, le réconfortera dans le choix de sa mission. Bref, le mot Resistance, prendra tout son sens.

S’éloignant donc de cette militarisation bien marquée des deux épisodes précédents, le jeu n’en demeure pas moins un FPS de grand spectacle ! Si les monstres de 50 mètres de haut ne nous surprennent plus, c’est une évolution des chimères qui vient perturber l’aspect général du jeu. Sans rien dévoiler de cette bifurcation du scénario, l’arrivée de la « monumentale » veuve noire et de tout ce que cela implique, offre un agréable renouveau.

Au rang des nouveautés, les armes ne seront pas en reste. La roue des armes de l’épisode Fall Of Man est de retour et apporte son lot de changements. Les armes, au nombre de 11, sont évolutives (3 stades) en fonction de leur fréquence d’utilisation. Et qui dit race extra-terrestre dit technologie futuriste !
Si on retrouve les armes classiques typiques de la licence comme le Nettoyeur, les nouvelles armes proposées seront à la hauteur de la tâche qui vous incombe. L’atomiseur porte très bien son nom avec un tir secondaire des plus efficaces et meurtriers ! L’une des plus amusantes est sans nul doute le mutateur, arme artisanale humaine, qui offre la possibilité d’envoyer un concentré de virus chimérique faisant muter la cible en une grosse protubérance qui exposera et contaminera alors tout ennemi dans la zone… un vrai régal !

Graphiquement, le jeu s’en tire de façon très honorable. Rien d’époustouflant par rapport à ce qui se fait actuellement, il propose un aspect général très soigné et dans l’air du temps. Ce qui le fait sortir du lot sera sans nul doute cette évolution des décors à mesure que l’on se rapproche du dénouement. Le froid s’installe, la désertification humaine se fait sentir et l’aspect apocalyptique se renforce à chaque pas, marqué par une indéniable présence de la technologie des Chimères. Petit bémol tout de même… autant les zones urbaines laissent un goût de liberté, autant les zones « vertes » sont particulièrement scriptées.

Joe Capelli ne saurait souffrir d’une prise en main hasardeuse. Après deux épisodes réussis, il ne pouvait en être autrement pour ce 3ème opus, puisque la jouabilité reste inchangée dans ce Resistance 3. Peut-être que certains joueurs trouveront que le retour de la roue des armes (qui fige le temps) casse le rythme de l’action mais cela relève plus de l’appréciation personnelle.

Le scénario de Resistance 3 offre ce qui manquait peut-être à la licence, un aspect plus « résistant » avec des personnages lambdas œuvrant pour survivre. L’humanisation et la détresse du personnage le rendent attachant sans lui ôter son coté combatif. Il réside tout de même une sensation de manque dans cet épisode, comme un combat plus épique pour porter un coup dur à l’envahisseur chimérique, ainsi qu’une explication plus poussée sur ce qui nous a tenus en haleine durant tout le jeu ! Il est certain que la licence Resistance a de beaux jours devant elle, la mobilisation contre les Chimères ne semble pas devoir s’arrêter là !

 
Points forts
+ L’ambiance « résistance »
+ Le personnage de Joe
+ L’arme mutateur !

Points faibles
– Certaines zones un peu trop scriptées
– Le manque d’impact sur l’histoire générale de cet épisode
– Trop peu de munitions pour le mutateur !

Plaisir de jeu
16/20

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