Test – Resident Evil 6

Nostalgique des premiers opus, tester Resident Evil 6 n’a pas été une mince affaire. En effet, Capcom l’a annoncé comme l’épisode le plus ambitieux jamais conçu, censé mettre tout le monde d’accord, du fan de la première heure au joueur de Call of Duty. Qu’en est-il vraiment ? Eléments de réponse dans ce test.

Dès le début, on voit bien que Capcom n’a pas lésiné sur les moyens. Le joueur est directement plongé dans l’action digne d’un Uncharted laissant de côté le survival horror pour passer le relais au TPS/Action.
La grande nouveauté de ce sixième opus est sa campagne solo qui met en scène une multitude de personnages avec des intrigues entremêlées. Le joueur incarne Leon Kennedy, Chris Redfield, et Jake Muller dans 3 scénarios différents. Chaque protagoniste est accompagné d’un partenaire de jeu dans un seul but : combattre le Virus-C. Une quatrième personne jouable en solo, Ada Wong, se débloquera après avoir fini les 3 campagnes principales.

Resident Evil 6 - Ada

Sept à la maison

En premier lieu, Leon et Helena Harper, agents secrets accusés d’avoir tué le Président des Etats-Unis, plongeront le joueur dans un environnement à l’atmosphère pesante bien connue des aficionados de la série. Ville assiégée rappelant la petite ville de Raccoon City, Cathédrale bordant un cimetière infestés de zombies (Resident Evil 4)… cette première campagne est bourrée de clins d’oeil et de références en tout genre. A défaut de proposer une vraie originalité, l’immersion n’en est que plus renforcée pour un retour aux sources, au coeur de l’angoisse.

Le deuxième duo composé de Chris, agent du BSAA à la mémoire trouble depuis une triste mission en Europe de l’Est et accessoirement alcoolique, et du lieutenant Piers Nivans va tenter d’empêcher un attentat bio-terroriste au coeur d’une mégalopole chinoise. Le changement de direction est radical et laisse place à l’action pure et dure plongeant notre binôme au beau milieu d’une guerre contre les J’avo dans des situations plus musclées et extravagantes. On se croirait presque dans un Call of Duty avec ces balles qui pleuvent de partout, ces tirs de lance-roquettes et explosions à tout va ne laissant que très peu de place à l’exploration.

Resident Evil 6 - LeonResident Evil 6 - Chris

Le joueur incarnera dans le troisième duo, Jake Muller, un mercenaire à la tête froide et Sherry Birkin, la fillette de Resident Evil 2 qui a bien grandi depuis. Mais Jake possède un lourd secret : il n’a pas connu son père, ce dernier l’ayant abandonné à la naissance. Il ne connaît de lui que son nom : Albert Wesker ! Nos deux protagonistes sont poursuivis par l’Ustanak, rappelant un certain Nemesis. Section toujours orientée action, des passages réguliers de course poursuite en moto, hélico ou encore à pied vous obligeront à fuir pour éviter de vous faire massacrer par votre nouveau pot de colle.

Enfin, la campagne d’Ada plongera le joueur dans une atmosphère plus intimiste orientée infiltration et exploration associée à quelques énigmes. Nous ne dévoilerons rien sur le scénario de ce personnage mais sachez qu’Ada croisera régulièrement les autres héros tout au long de son périple et qu’il vous faudra conclure cette campagne pour connaître le fin mot de l’histoire.

Chaque campagne est décomposée en 5 chapitres que vous pouvez commencer et recommencer à tout moment. Le scénario, qui réunira les différents acteurs pour le moins attachants, propose plusieurs points de vue sur l’histoire et se révèle très bien ficelé. Il faudra compter au minimum trente heures de jeu pour venir à bout de la campagne solo de Resident Evil 6, alors oui, Capcom a fait les choses en grand pour ce sixième opus.
Quoiqu’il en soit, il ne faut pas se focaliser sur un seul personnage, une seule expérience, c’est le tout qu’il faut parcourir en long, en large et en travers. Attendez-vous à quelques bonnes surprises et révélations.

Resident Evil 6 - Jake

Game plaie

L’éditeur japonais ne s’est pas moqué de nous sur la durée de vie de son bébé et l’évolution du gameplay. Dans cet opus il est possible de tirer en bougeant, se mettre à couvert, piquer des sprints et partir en glissade, esquiver et finir le travail couché au sol. Le joueur profitera d’un inventaire revisité, bien plus rapide et fonctionnel sans oublier les raccourcis pour utiliser une herbe ou changer d’arme et une avalanche de QTE convenables et bien stressants. Enfin, le corps à corps – limité par une jauge d’endurance – permet d’économiser les munitions. Tant de choses dont la série avait besoin pour faire face aux hordes de zombies toujours plus nombreux, parfois équipées elles aussi d’armes à feu. Se mettre à couvert se révélera contraignant, peu intuitif et demandera de s’y reprendre à plusieurs reprises pour éliminer votre adversaire.

Visuellement, Resident Evil 6 tient parfaitement la route. De l’Europe de l’Est à la Chine en passant par l’Amérique du Nord, les décors se suivent et ne se ressemblent pas pour notre plus grand plaisir. Les effets de lumière, les explosions à gogo et la modélisation sont plutôt réussis. Notez que Capcom a effectué un incroyable travail sur le bestiaire qui s’avère l’un des plus fournis et des plus réussis. En revanche, on lui reprochera un rythme un peu haché dû aux écrans de chargements dont l’on peut se demander parfois l’utilité.

Resident Evil 6 - L'Ustanak

N’oublions pas l’Intelligence Artificielle : vos camarades de jeu sont bien plus « intelligents » que dans Resident Evil 5. Ils sont maintenant invincibles évitant ainsi les « votre partenaire est mort » répétitifs du précédant opus, et peuvent allègrement vous prêter main forte, vous soigner et même finir le travail. Le jeu propose aussi un mode coopération online ou en écran splitté qui apporte un énorme plus au titre. Jouer avec un ami en coopération se révélera être un réel plaisir. L’IA des ennemis quant a elle reste convenable mais peu dynamique.

Resident Evil 6 est généreux et varié. Sachant qu’ici, quantité rime le plus souvent avec qualité, le titre propose un mode Mercenaires et Chasse à l’homme, et des défis réguliers sur residentevil.net. Malgré ces quelques défauts, retrouver les personnages emblématiques de la série dans un même jeu, buter du zombie ou encore découvrir l’histoire sous plusieurs angles différents, nous avons sincèrement apprécié y jouer.

 
On aime
+ Sa générosité (durée de vie, modes, tout…)
+ Ses 4 campagnes variées
+ Sa coop en ligne et son bestiaire

On aime moins
– Ses écrans de chargements
– Sa maniabilité pour se mettre à couvert
– Ses QTE à foison

Verdict
Resident Evil 6 s’affiche incontestablement comme le plus généreux et le plus varié de la série tant sur la durée de vie, les modes de jeu proposés et le gameplay. De nombreux clins d’oeil raviront les fans tout en prenant ce virage de la coopération TPS/Action. Bref, ce fut un réel plaisir de jouer à ce sixième opus qu’il faut parcourir en long, en large et en travers !

Captivant

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