Test – Pure Farming 2018

Les jeux de gestion de ferme sont de plus en plus populaires. Ici au Community Mag nous n’en avions encore jamais fait le test, ce sera donc chose réparée avec Pure Farming 2018.
Chaussez donc vos bottes et si possible prenez des jours de congés… vous allez comprendre pourquoi !

N’est pas fermier du XXIe siècle qui veut

Les développeurs de chez IceFlames nous mettent dans la peau d’un homme qui reprend l’exploitation de son grand-père décédé il a peu de temps. C’est avec une dette de 250 000 € et 50 000 € d’emprunt que nous commençons la partie. Le but du jeu étant de rembourser nos crédits et si possible avoir une exploitation viable.
Dans ce mode carrière, nous sommes pris par la main pour toutes les actions que nous devons accomplir : acheter telle ou telle machine, savoir quelle parcelle labourer, jusqu’à ce que toutes les mécaniques du jeu soient comprises. Ainsi, au bout du compte, nous serons assez tranquilles pour gérer notre ferme.

La première chose qui nous sera demandée de faire sera de moissonner un champs de blé. A nous donc d’aller trouver notre moissonneuse-batteuse, puis d’aller y attacher la tête de coupe ! Oui c’est assez réaliste pour le coup.
Une fois aux commandes de l’engin, nous pouvons voir à l’écran la réserve de carburant et l’espace libre pour notre moisson. Avec la touche L1 nous pouvons manœuvrer la tête de coupe (la monter, la descendre et la faire tourner) et aussi activer la moissonneuse. Une fois prêt (c’est très intuitif), direction le champ qui jouxte le corps de ferme. Il fait 1 hectare (ha). Avec de l’entraînement, comptez 15 à 20 minutes pour le moissonner.
Comme la moissonneuse-batteuse a une capacité de stockage limitée, il va falloir aller chercher notre tracteur et une remorque afin de pouvoir y déverser notre grain. Cette opération se répète assez souvent. Quand la remorque est pleine, direction l’entrepôt afin de la vider, puis on peut continuer notre labeur.

Pour vous donner un autre exemple de travail à accomplir, on peut évoquer la culture des pommes de terre. C’est un travail titanesque ! Tout d’abord, il faut labourer le champ, ensuite le travailler une seconde fois pour le préparer à recevoir des graines, puis il faut semer les graines et enfin, l’arroser ! Pour un champ de 1 ha, comptez environ 4 à 5 heures de jeu !! Sans compter le temps d’attente pour la pousse de la plante qui prend trois jours (environ 2 à 3 heures en réalité).

Vous comprendrez donc que la durée de vie du jeu est tout simplement très longue. Trop longue même. Le jeu se veut réaliste, c’est-à-dire, que les gains vont être très longs à arriver.
Ces débuts difficiles et ennuyeux (en terme de temps de jeu) sont un peu adoucis une fois que les machines à notre disposition pourront couvrir de plus grandes étendues et donc aller un peu plus vite dans notre besogne.
La culture des champs est la principale chose à faire, mais il est néanmoins possible de faire encore plein d’autres choses : l’élevage de poulets, de canards, de vaches, la culture sous serres, le transport de marchandises.

Une technique dans les choux…

Le gros point noir du jeu est donc sa lenteur d’escargot. Mais le jeu souffre aussi de plusieurs soucis techniques. Des plus bénins, comme le pop-up d’éléments du décor, au plus handicapants comme le plantage du jeu avec retour sur le menu principal de la PS4. Ce qui est d’autant plus énervant qu’il n’y a pas de sauvegarde automatique ! La culture du champ de pommes de terre évoquée plus haut a dû être faite deux fois… heureusement, votre testeur possède des nerfs d’acier.

Le jeu souffre également de textures assez moches et de décors vraiment vides. Certaines cultures, comme les vignes ou les petits oliviers, pourront vous donner du fil à retordre, étant donné qu’il faut être au pixel près en face de la ranger à ramasser sinon, notre engin restera simplement bloqué, comme s’il était face à un mur en béton.
La physique de notre pick-up (Mitsubishi L200) est digne d’un patineur artistique sur la glace. Si vous vous plantez dans la rivière qui passe pas trop loin des champs, vous perdez votre véhicule (les assurances n’ont pas l’air d’exister dans le jeu) et obligation de payer à nouveau. Si c’est impossible, il va falloir contracter un autre emprunt !

L’ambiance musicale est tout simplement absente. Vous n’entendrez que le ronronnement répétitif du moteur du tracteur. Les effets sonores sont pour certains assez corrects, mais rien de bien extraordinaire.

Qualités
  • Aucun
Défauts
  • Ennuyeux
  • techniquement indigne de la PS4
VERDICT

Prendra la poussière

Pure Farming 2018 s’adresse uniquement aux fans du genre, à ceux qui ont des centaines d’heures devant eux et qui disposent de nerfs solides. Si vous désirez incarner une fermière, ce n’est pas possible. Le mode bac à sable s’avèrera plus intéressant, dans le sens où on pourra commencer une partie avec plus d’argent et dans plusieurs autres zones (Colombie et ses cultures de chanvre (!), l’Italie avec ses vignes et oliviers ou encore le Japon et sa culture du riz) que le Montana vu en mode carrière. Il est urgent qu’une mise à jour vienne corriger le problème du plantage. Il est apparemment possible d’embaucher des ouvriers pour faire le travail à notre place, mais votre testeur à perdu patience avant d’en arriver là...

A propos des notes du Community Mag
Test réalisé à partir d'une version editeur. Les images de ce test sont fournies par l'éditeur.

Aucun commentaire

Vous devez vous connecter pour laisser un commentaire.