Test – Persona 4 Dancing All Night

En 1987, Atlus sortait au Japon le premier opus de sa saga MegaTen basé sur des romans de science-fiction de Aya Nishitani. La saga est rapidement devenue populaire au Japon et a connu de nombreuses suites ainsi que des spin-offs tels que les Devil Summoner, les Devil Survivor et les Persona. Et c’est justement d’un jeu Persona qu’il sera question dans les prochaines lignes. Initialement développé par Dingo Inc. puis repris en interne par Atlus, Persona 4 Dancing All Night est un jeu de rythme arrivé dans nos vertes contrées cet automne. Va-t-il nous entraîner sur la piste de danse au son des compositions de Shoji Meguro ? Allons le découvrir.

I say hey hey hey…

L’histoire se déroule six mois après l’affaire des meurtres en série de Inaba. Selon une nouvelle rumeur à la mode, si quelqu’un voit une étrange vidéo sur un certain site à minuit, il se retrouvera transporté de l’autre côté et ne se réveillera plus jamais. Alors que cette rumeur se propage comme une traînée de poudre, les membres du groupe d’idols Kanamin Kitchen ont mystérieusement disparu. Suite à ces événements, Rise Kujikawa demande aux membres de l’Investigation Team de l’aider à retrouver Kanami Mashita, la leader du groupe Kanamin Kitchen qui fait partie de la même agence qu’elle. C’est dans ce contexte que débute l’aventure. Soyons clair, le scénario n’est clairement pas le centre d’intérêt du jeu car il a un petit goût de recyclage. En effet, la rumeur autour du site internet est similaire à la Midnight Channel de Persona 4. De plus, alors que les précédents jeux Persona 4 ajoutait de nouveaux personnages à l’univers tels que Labrys, Marie ou encore Sho Minazuki, Persona 4 Dancing All Night fait exception.

Persona 4: Dancing All Night

En effet, Kanami Mashita n’est pas une inconnue : il s’agit de l’idole qui a remplacé Rise Kujikawa lorsqu’elle a mis sa carrière en suspens pour venir à Inaba. Elle est également évoquée par des élèves du lycée Yasogami dans la première adaptation animée du jeu. Cela dit, ce ne sont que de petits détails car le véritable centre d’intérêt du jeu n’est pas son scénario, mais bel et bien sa playlist. Les différents morceaux qui la composent ont été remixés par des grands noms tels que Akira Yamaoka ou Lotus Juice. À noter que certains morceaux apparaissent plusieurs fois dans la playlist car ils ont été remixés par des artistes différents. Pour prolonger l’expérience, Atlus a proposé des DLC qui ajoutent de nouvelles musiques, de nouveaux personnages (Marie, Tohru Adacchi et Hatsune Miku), ainsi que des costumes. Certains de ces costumes sont tirés du moment le plus embarrassant du jeu originel : le concours de Miss Yasogami. Malheureusement ces DLC ne sont pas tous abordables au vu du contenu qu’ils intègrent.

What’s going on ?

Dans la famille des jeux de rythme, il existe 2 sortes de titres qui sont vraiment populaires au Japon. D’un côté, il y a les jeux essentiellement basés sur le rythme tels que Taiko Drum Master, Theatrythm ou encore les Project Diva. De l’autre, il y a les jeux mixtes intégrant un système de gestion musicale tels que The Idolm@ster. Bien qu’il aurait été intéressant de voir un jeu de gestion musicale dans l’univers du spin-off de Shin Megami Tensei, Persona 4 Dancing All Night est un jeu dont le gameplay est essentiellement basé sur le rythme et incluant un aspect visual novel pour la partie narration de son mode histoire comme ce fut le cas des 2 jeux de combats Persona 4 Arena. Alors que certains jeux de rythme utilise un scrolling horizontal ou vertical pour afficher les touches sur lesquels appuyer, Persona 4 Dancing propose un système que nous pourrions considérer comme étant un scrolling multidirectionnel. En effet, les touches apparaissent au centre de l’écran pour se diriger dans 6 coins correspondant à haut, gauche, bas, triangle, rond et croix. Ce choix est certes original, mais complique la lisibilité de l’action à l’écran car il faut constamment surveiller l’ensemble de celui-ci pour manquer un minimum de touches contrairement à un jeu qui propose un scrolling ou un jeu proposant un gameplay similaire aux Project Diva. Bref, le gameplay ne permet pas de profiter pleinement de l’expérience qu’offre le jeu.

Persona 4 : Dancing All Night
Date de sortie
06/11/2015
Genre
Musique / Rythme
Editeur
ATLUS USA
Développeur
Atlus
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Qualités
  • La bande son
  • La cohérence de l'univers
Défauts
  • Les doublages anglais imposés
  • Le manque de lisibilité
  • Beaucoup trop de dialogues dans le mode histoire
  • Les DLC un peu chers pour leur contenu
  • Un scénario déjà vu
VERDICT

A l'occasion

Pouvoir jouer à un jeu de rythme dans l'univers de Persona était une bonne idée sur le papier. Malheureusement, Persona 4 Dancing All Night déçoit à cause de son gameplay brouillon. Cela dit, ce sentiment de déception est probablement renforcé par la surabondance de produits dérivés aux couleurs de Persona.

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