Test – Outlast

Les fans de titres horrifiques n’ont plus grand chose à se mettre sous la dent depuis quelques temps et il est vrai que le genre semble lorgner de plus en plus vers l’action grand public. Avec Outlast, Red Barrel nous propose un vrai jeu qui fait peur et qui pourrait bien provoquer quelques insomnies !

Vol au-dessus d’un nid de coucou

Tout commence par une lettre anonyme dénonçant les choses terribles qui se dérouleraient dans l’asile de Mount Massive. En bon journaliste, Miles Upshur saute aussitôt dans sa voiture et se rend dans l’établissement afin de constater ce qui s’y passe par lui-même. Il se rendra très vite compte que c’était loin d’être la meilleure idée de sa vie !
Dès les premières minutes, le ton est posé : manoir gothique, musique stressante, sons étranges… Rien de bien original mais la recette fonctionne et un climat malsain se met en place peu à peu. Les fans de survival seront d’ailleurs heureux de retrouver pas mal de clins d’œil aux classiques du genre. A commencer par l’introduction qui n’est pas sans rappeler le premier Alone in the Dark ou les personnages rencontrés qui semblent tout droit issus d’un épisode de Silent Hill.

Rec

Là où le titre se démarque le plus, c’est par son gameplay directement inspiré des films d’horreur en caméra subjective. Le jeu apparaît en effet très vite comme un véritable hommage à ce genre cinématographique et notre journaliste intrépide ne disposera au cours de son aventure d’aucune arme et ne pourra compter que sur sa caméra pour percer les mystères de Mount Massive. En pratique, celle-ci sera utilisée pour filmer les événements qui se déroulent au sein de l’asile et le cas échéant débloquer des notes dans le carnet de Miles. Mais son principal atout réside dans son filtre infrarouge qui vous permettra de vous repérer dans l’obscurité ! Car outre son esthétique ultra glauque Outlast joue la carte de la peur provoquée par ce que l’on ne voit pas. Vous serez par conséquent régulièrement amené à traverser des zones plongées dans l’obscurité la plus totale. Le seul moyen de vous repérer consistera alors à activer ce fameux filtre mais cela aura également pour conséquence de vider les piles de votre caméra à vitesse grand V. Autant vous dire tout de suite que s’il vous sera évidemment possible de trouver de nouvelles piles sur votre chemin, celles-ci deviendront vite vos meilleures amies et il vous faudra faire attention à les préserver au maximum.

Mais alors ça fait peur ou pas ?

Au final la sauce prend plutôt bien et l’on se surprend à se cacher sous un lit ou dans une armoire sans plus oser en sortir ! Car au final c’est un peu ça Outlast : une immense partie de cache-cache ! Et c’est là que le bât blesse … Bien qu’original le principe de base même du titre lui empêche de se diversifier et l’on se retrouve rapidement à répéter les mêmes schéma ! Le stress très présent au début de l’aventure s’estompe peu à peu et bien que très prenante l’aventure n’offre qu’une rejouabilité limitée une fois terminées les 5h nécessaires pour boucler le jeu.

Qualités
+ L’ambiance glauque à souhait
+ Un vrai survival-horror

Défauts
– Principe un peu redondant
– Pas de rejouabilité

Avis
Âmes sensibles s’abstenir ! Outlast a pour objectif de vous foutre les jetons et il le fait bien ! Et même si ce sentiment tend à disparaître sur les dernières heures de jeu on appréciera de renouer avec les bases du survival-horror.

Vraiment sympa

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