Test – Outland

Silhouettes noires sur fond de forêt mystérieuse qui, tantôt sombre et glauque, tantôt douce et paisible, abrite en mille couleurs chatoyantes ou inquiétantes le fragile équilibre entre la Pureté et l’Obscurité. Les pierres dégringolent et les feuillages s’affolent au passage d’un homme attiré par les légendes de jadis, apprenant à maîtriser ces forces antagonistes pourtant si proches et répéter ainsi l’indispensable intervention d’un Héros, pour défendre l’enjeu d’un univers.

Ce Héros, cet homme, c’est vous.

 
File comme le vent
Fluidité, fraîcheur et clarté seraient maigres pour décrire la charmante petite baffe qui attend les rétines habituées au réalisme omniprésent dans l’univers vidéoludique. En effet, sur un principe de fond richement coloré accompagnant les silhouettes (majoritairement) noires du premier plan, c’est un véritable rince-l’œil qu’Outland vous offre. Housemarque ne s’est pas contenté d’y glisser du charme au travers d’un savant mélange de tons, de contrastes et de dégradés ; la fluidité du mouvement, la simplicité visuelle et l’ambiance sonore ont pour effet une sensation relaxante, à en oublier presque la raison de votre présence dans ce jeu.

Le personnage, sans nom et sans visage – est-ce si important ? – évolue au bruit du foulement des feuilles, de la pierre, s’accroche aux murs et gravit les échelles dans une élégance et une facilité si agréables à l’œil que l’exploration en devient une évidence.

 
Pile ou face
Mais cet intriguant univers n’est pas habité de vous seul, bien au contraire. De nombreux adversaires – vous vous en doutez – vous attendent de pied ferme : un steack d’araignée géante ne se négociant pas de la même façon que celui d’un Gardien, il vous faudra ajouter à cela la dualité Pur/Obscur (respectivement : bleu/rouge) pour vaincre vos ennemis selon leur polarité.
Eh oui messieurs dames, Outland est, à l’instar d’Ikaruga (Gamecube) et de Lost Wind (Wii Rare), un jeu basé sur un système de forces opposées qu’il vous faudra gérer selon la nature de la faune et de la flore que vous rencontrerez. Ainsi vous ne pourrez combattre une créature Pure qu’en étant soi-même Obscur, et vice-versa. Par contre, notons qu’il n’est pas possible de causer des dégâts à un assaillant de même polarité que soi-même, alors que lui le peut.

Cela corse les choses, d’autant plus que l’environnement sus-cité dégage des énergies des deux pôles, vous obligeant à vous aligner selon celle que vous souhaitez traverser. Imaginez maintenant l’assemblage des deux ! Cependant ces mêmes forces servent aussi à actionner divers mécanismes, rajoutant de la sorte une couche à tout ce joyeux tableau : autant vous dire que vous allez devenir un expert en réflexes.

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Besoin d’un GPS ?
Outre le défi et la qualité visuelle qu’offre Outland, une carte du niveau en cours et une carte du monde vous seront d’un grand secours pour rallonger votre jauge de santé. Car oui, si vous voulez accroître vos chances de survie (et choper du trophée), il va falloir faire du tourisme ! Çà et là dans les niveaux, vous trouverez des statues vous offrant la possibilité d’acquérir des points de santé et de force supplémentaires – moyennant quelques trébuchants deniers acquis lors de vos combats – vous aidant ainsi à accomplir votre tâche. Certaines stèles serviront de recharge dans ces mêmes domaines. Un système de téléportation – dont il faudra acquérir l’aptitude d’utilisation – se révèlera salutaire pour vous éviter de retraverser tous les niveaux à pinces pour accéder à divers endroits jusqu’alors interdits.

Au fil de l’aventure, plusieurs compétences et pouvoirs viendront également s’ajouter à votre inventaire pour faire de vous l’homme à ne pas croiser. Vous pourrez également découvrir des « Signes des dieux », petite collection locale pour chasseur de trésor averti.

 
Main dans la main… ou non
Pour ceux qui souhaitent partager l’aventure d’Outland, un mode coopératif en ligne figure parmi les menus du jeu. Celui-ci ne permet pas d’exploiter une partie entamée en Solo, et donc oblige au recommencement de l’histoire sur un nouveau bloc de sauvegarde… Ceci dit, la fluidité reste acceptable, mais seuls les défis en coop présentent un intérêt, puisque les niveaux du solo ont été conçus pour… le solo. De ce fait, il est possible de tracer tout le niveau sans garder votre ami à l’œil. Seule la porte de fin de niveau (ou un interrupteur intermédiaire) vous obligera réellement à patienter l’arrivée de votre compagnon.

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La différenciation des deux protagonistes a été réalisée à l’aide d’un léger halo sphérique jaune autour du personnage dont on détient les commandes (en plus d’un vêtement différent), mais cela ne suffit souvent pas à distinguer qui est qui lors de la progression et surtout des combats, particulièrement lorsqu’on se trouve sur fond jaunâtre…

La possibilité de ressusciter un partenaire agonisant avant une mort commune peut stresser au premier essai, car il n’existe pas d’indication sur la façon de procéder. On vous le dit pour épargner vos nerfs : R2 ! Bon, vous aviez tout de même 30 secondes pour le découvrir, affolé et appuyant frénétiquement sur tout et n’importe quoi sous la pression de l’implacable compte à rebours.

 
Out ?
Somme toute, Outland saura rafraîchir les idées de par son visuel pour mieux nouer les nerfs grâce à son exigence en doigté : le jeu n’en reste pas moins une belle expérience, simple, fluide et divertissante. Si les stratégies à adopter pour vaincre certains boss ou traverser certaines zones semblent nébuleuses, c’est que du recul prendre il faut !

 
Les plus
+ Fluidité
+ Graphisme
+ Son

Les moins
– Différenciation des joueurs en multi
– Sauvegarde différente entre multi et solo

Appreciation générale
Outland saura rafraîchir les idées de par son visuel pour mieux nouer les nerfs grâce à son exigence en doigté : le jeu n’en reste pas moins une belle expérience, simple, fluide et divertissante.

Plaisir de jeu
16/20

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