Test – Metal Gear Solid V : The Phantom Pain et Metal Gear Online

Metal Gear Solid V : The Phantom Pain est le dernier jeu de la saga Metal Gear réalisé par le célèbre Hideo Kojima, ce dernier ayant quitté Konami qui reste détenteur des droits sur la licence. Cet épisode est donc celui qui conclut la vision de Kojima sur sa création. Cette conclusion est-elle à la hauteur ?

Prologue | Écrit et réalisé par Damien Charrier

Chapitre I – Serpent solitaire

Épisode 1 : Histoire d’un serpent

Après les événements qui se sont déroulés en 1975 dans MGS : Ground Zeroes, nous retrouvons Big Boss en 1984 alors qu’il sort à peine d’un coma long de neuf années. Les événements de MGSV Ground Zeroes et The Phantom Pain se situent eux entre ceux relatés dans MGS : Peace Walker (1974) et ceux du premier Metal Gear (1995) sorti sur NES en 1985.
Si l’histoire principale de Metal Gear Solid V : The Phantom Pain peut se suivre sans avoir joué aux autres épisodes, tout le « background » (évoqué dans les cassettes que l’on peut écouter sur l’iDroid) fait régulièrement référence à ces événements passés et même futurs. Il est donc parfois difficile de comprendre l’enjeu de certaines conversations si on ne connaît pas la saga. Cependant, cela n’est pas rédhibitoire et n’empêche en rien la compréhension de l’histoire. Ce sont d’autres facteurs qui délitent légèrement notre intérêt.

Metal Gear Solid V : The Phantom Pain - Immersion

Ainsi, si Hideo Kojima est connu pour ses jeux très cinématographiques, il s’est clairement inspiré du format des séries pour cet épisode. Chaque mission principale est présentée comme un épisode avec son générique de début (l’arrivée de Snake sur le lieu de la mission et la présentation des personnages présents dans l’épisode) et celui de fin.
Le jeu se déroulant en monde ouvert, ce choix de format épisodique se justifie pleinement mais cela « noie » notre intérêt pour l’histoire puisque le jeu nous incite à faire pas mal de quêtes secondaires entre deux missions principales. En effet, pour développer la Mother Base (notre QG) il faut collecter un grand nombre de ressources, de personnel et d’argent (PIM). Et, pour ce faire, rien de mieux que de remplir les objectifs des missions secondaires.
Ainsi, l’abandon d’un déroulement linéaire de l’histoire n’est pas forcément à l’avantage du scénario du jeu et surtout de sa fin. D’ailleurs, la construction de la narration de la fin peut donner le sentiment d’un remplissage, de quelque chose fini à la va-vite alors qu’il s’agit sûrement d’une volonté de Kojima. Nous n’en parlerons pas plus ici mais sachez que la manière de l’amener est particulière (à la Kojima) avec un peu de « What the Fuck ! » dedans et que certains l’adoreront tandis que d’autres la trouveront trop tirée par les cheveux. Bref, du Kojima, dans toute sa splendeur.

Épisode 1 : Histoire d’un serpent | Écrit et réalisé par Damien Charrier

Épisode 2 : Répétition d’une infiltration

Ce choix d’un monde ouvert met en exergue le plus gros défaut du jeu. La répétitivité. La plupart du temps, les missions (principales ou secondaires) consisteront à s’infiltrer et récupérer un objet ou quelqu’un. Il y a quelques missions où il faut éliminer une cible mais il est possible de l’extraire simplement par fulton (parachute ascensionnel) ou par hélico en sortant préalablement de la zone de danger. Le principe reste le même. D’autres missions vous permettront de faire du déminage par exemple, d’éliminer une unité de char ou de dézinguer des ennemis puissants mais elles sont au final assez rares dans l’ensemble.

Cependant malgré sa répétitivité, nous ne nous sommes pas vraiment lassés et nous voulions connaître le fin mot de l’histoire grâce à l’abondance de contenu. Il y a beaucoup de choses à faire dans MGS V : The Phantom Pain, le tout en lien avec le développement de votre Mother Base. Ainsi, pour agrandir notre quartier général, on se surprendra à extraire armes, soldats, ressources, animaux afin d’étendre encore et toujours la Mother Base et débloquer une tonne de contenu à faire fabriquer pour Snake, l’hélico ou nos compagnons. Bizarrement la répétitivité du jeu ne vient pas à bout de notre envie de compléter le jeu. On peut aussi reprocher des environnements peu variés (Afghanistan et Afrique du Sud). Malgré leur grande taille, on a… A suivre.

Épisode 2 : Répétition d’une infiltration | Écrit et réalisé par Damien Charrier

Épisode 3 : Adaptation, iDroid & Co

…l’impression d’en avoir fait le tour assez rapidement.

En ce qui concerne le gameplay, le jeu s’apprivoise petit à petit. Un grand nombre d’actions peut être exécuté. Il faut donc un certain temps d’adaptation pour maîtriser complètement tout ce qu’il est possible de faire à la manette et quelques erreurs pourront arriver. Sur le terrain, pendant les missions, vous pourrez choisir d’être accompagné par D-Horse, D-Dog, Quiet… Chacun aura des compétences propres utiles lors de vos missions. D-Horse vous permettra de vous déplacer rapidement sur le terrain et de vous cacher derrière l’un de ses flancs pour rester discret. D-Dog repérera l’emplacement des ennemis et cibles à récupérer, tandis que Quiet pourra vous prêter main forte en repérant une partie des ennemis et en se postant en sniper vous protégeant ou en tirant selon vos ordres. Les compagnons sont vraiment utiles et d’un grand secours et plus vous vous lierez d’amitié avec eux (en faisant des missions ensemble), plus vous débloquerez de compétences.

Enfin, pour gérer la Mother Base et le personnel, écouter les cassettes récoltées, personnaliser vos armes, développer armes, armures, tenues de camouflages, améliorations diverses et variées, il faut utiliser l’iDroid qui sera votre interface principale pour tout faire dans le jeu.
La durée de vie du jeu est longue, très longue. Il y a plein de missions à remplir, de choses à faire, vous en aurez pour votre argent. La bande originale et les doublages sont vraiment réussis. Rien à redire. Tout comme pour les graphismes, surtout pour un jeu en mode ouvert c’est franchement beau. Enfin la traduction française (en sous-titres) est correcte malgré quelques erreurs d’orthographe de temps à autres.

Épisode 3 : Adaptation, iDroid & Co | Écrit et réalisé par Damien Charrier

Verdict

Qualités
+ Graphismes
+ Très riche en contenu
+ Bande originale
+ Durée de vie
+ Les personnages charismatiques

Défauts
– Répétitif
– Décors vastes mais assez redondants
– Une narration qui peut être un peu perturbante et noyée par le format épisodique.

Avis
Metal Gear Solid V : The Phantom Pain est un bon jeu réussi sur bien des aspects. Son seul gros défaut est sa répétitivité qui, même si ce ne fut pas notre cas, pourra lasser les joueurs. Tout dépendra de votre manière de jouer et si vous vous faites embarquer par la richesse de contenu et le scénario proposé par le jeu.

Vraiment sympa

Test – Metal Gear Solid V : The Phantom Pain | Écrit et réalisé par Damien Charrier

Édité par Community Mag

Chapitre 2 – L’armée des 12 Serpents

Épisode 4 : Mother Base en danger

A partir d’un certain moment de l’aventure (mission 21, il vous sera possible de construire d’autres Mother Base, appelées Base d’Opérations Avancées (FOB pour Forward Operating Base en anglais), réparties en différents endroits du globe. Cela vous permet de récolter plus de ressources pour votre Mother Base principale. Mais cette option vous permet également d’accéder à une fonctionnalité en ligne de MGS V : l’infiltration des Bases d’Opérations Avancées d’autres joueurs. Depuis votre iDroid, en sélectionnant les Missions BA, vous serez en mesure d’infiltrer les bases d’opérations avancées d’autres joueurs afin de leur voler leurs ressources, leur personnel ou véhicules. Cependant, l’inverse est vrai également. Ainsi, afin de protéger votre propre base d’opérations avancées, il vous faudra piocher dans votre personnel afin de les inclure dans la section « sécurité » qui se sera débloquée.

Le principe est vraiment sympa et c’est avec plaisir que l’on va tenter de chaparder chez les autres joueurs. Si vous êtes victime d’un larcin, il est possible de se venger en tentant de voler le voleur à votre tour. C’est le serpent qui se mord la queue. Poum poum Chick ! Bref, il s’agit d’une fonctionnalité que l’on utilisera surtout après avoir fini l’histoire principale afin de continuer à développer son empire maritime.

Épisode 4 : Mother Base en danger | Écrit et réalisé par Damien Charrier

Épisode 5 : Tous en ligne, rompez !

Enfin, depuis le 6 octobre, Metal Gear Online a été ajouté. Il s’agit d’un mode multijoueur compétitif en équipe. Ainsi deux équipes de six joueurs s’affrontent sur 3 modes de jeu :
– Bounty Hunter où il faut réduire les tickets de l’équipe adverse à zéro en tuant ou en récupérant les ennemis avec le fulton. Tuer des ennemis augmente votre prime tandis que les extraire réduit la prime de vos ennemis. Enfin, il faut savoir qu’extraire un ennemi ajoute sa prime à celle de votre équipe, ce qui peut être propice au revirement de situation. Il s’agit en gros d’un « deathmatch » classique qui possède une petite originalité grâce aux possibilités d’extraction.
– Cloak and dagger : une équipe vêtue uniquement de tenues camouflées et d’armes non létales doit dérober un disque de données pour l’amener au point d’évacuation en un temps imparti. Les défenseurs disposent d’armes létales et doivent empêcher les attaquants de dérober le disque de données. Ici, le mode s’apparente à un « capture the flag » mais toujours avec un pointe d’originalité grâce aux tenues camouflées (transparentes). Il apparaît cependant qu’il est difficile de récupérer un disque sans se faire repérer.
– Dans Comm control, un attaquant doit capturer les liaisons radio des défenseurs pour télécharger les données de l’ennemi. Si le téléchargment est effectif, l’attaquant gagne. Plus les points de liaison capturés sont nombreux, plus le téléchargement s’accélère. Les liaisons radio capturées brouillent les cartes ennemies à proximité et peuvent être utilisées comme point de réapparition. Là encore du classique avec un mode où il faut prendre possession de trois endroits de la carte en se positionnant dessus pendant un certain temps.

Metal Gear Online - Découverte

Le joueur dispose en partie libre d’une carte remplie de cibles pour tester son équipement. La partie libre est le QG du joueur qui peut consulter son iDroid et sélectionner l’Automatch pour trouver une partie selon le mode de jeu choisi. Il est possible de rejoindre une partie en cours grâce à la commande « Sélectionner un match » ou de « Créer un match » – où l’on peut créer un mot de passe pour n’accueillir que des amis. En débutant, vous choisirez entre 3 classes : exécuteur, éclaireur et infiltrateur qui correspondent aux joueurs débutants, intermédiaires et confirmés. Le jeu dispose de 5 cartes différentes. Un mode ruée existe pour limiter la zone de jeu et multiplier les rencontres ennemies lorsque vous créez un match. Malgré quelques coupures de connexion, le online semble stable dans l’ensemble. On peut reprocher des déplacements un peu lents et une faible capacité de sprint de notre avatar qui peut s’avérer frustrante mais tout le monde est logé à la même enseigne. Les commandes et actions de votre avatar sont les mêmes que dans le jeu solo.
Plus vous évoluerez et gagnerez de niveaux plus vous disposerez d’équipements mais ils resteront limités en nombre lors des matchs. Ainsi, il faudra les choisir selon différentes catégories qu’il est possible de personnaliser.
Pour conclure, Metal Gear Online dispose de modes en ligne classiques mais bien intégrés dans l’univers du jeu. Ce mode multijoueur constitue un bonus agréable qui vient se greffer à un jeu solo déjà bien riche en contenu.

Épisode 5 : Tous en ligne, rompez ! | Écrit et réalisé par Damien Charrier

Verdict

Qualités
+ Graphismes
+ Très riche en contenu
+ Bande originale
+ Durée de vie
+ Les personnages charismatiques

Défauts
– Répétitif
– Décors vastes mais assez redondants
– Une narration qui peut être un peu perturbante et noyée par le format épisodique.

Avis
Metal Gear Solid V : The Phantom Pain est un bon jeu réussi sur bien des aspects. Son seul gros défaut est sa répétitivité qui, même si ce ne fut pas notre cas, pourra lasser les joueurs. Tout dépendra de votre manière de jouer et si vous vous faites embarquer par la richesse de contenu et le scénario proposé par le jeu.

Vraiment sympa

Test – MGS V : The Phantom Pain & Metal Gear Online | Écrit et réalisé par Damien Charrier

Édité par Community Mag

Chapitre III : Unnamed

Données… manquantes… Elles… pas… dispo… Fin de transmission.

Metal Gear Solid V : The Phantom Pain
Date de sortie
01/09/2015
Genre
Action
Editeur
Konami
Développeur
Kojima Productions
Boutique

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Qualités
  • Graphismes
  • Très riche en contenu
  • Bande originale
  • Durée de vie
  • Les personnages charismatiques
Défauts
  • Répétitif
  • Décors vastes mais assez redondants
  • Une narration qui peut être un peu perturbante et noyée par le format épisodique
VERDICT

Vraiment sympa

Metal Gear Solid V : The Phantom Pain est un bon jeu réussi sur bien des aspects. Son seul gros défaut est sa répétitivité qui, même si ce ne fut pas notre cas, pourra lasser les joueurs. Tout dépendra de votre manière de jouer et si vous vous faites embarquer par la richesse de contenu et le scénario proposé par le jeu.

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