Test – Medal Of Honor Warfighter

Aigle 1. Ici Aigle 1. J’appelle « le nid »… J’ai la cible en visuel, demande de t… Vite ! J’ai besoin d’une autorisation de tir ! La fenêtre va se refermer… STOP ! Une nouvelle cible. Je répète une nouvelle cible vient d’entrer dans mon champ de vision… Je confirme la cible est bien Battlefield 3, ce qui nous fait deux tango avec Call of Duty : Black Ops II. Quoi ?! Je n’ai pas l’autorisation ??? Mais qu’est-ce que vous faîtes au Nid ? Comme… je ne… Compris ! Bon les gars, on remballe, le QG dit que c’est du trop gros poisson pour nous !

L’art de la guerre… ou comment faire voler un pigeon plombé

Il est incroyable de nos jours de voir que le loisir culturel le plus vendu est un jeu de guerre sur consoles. Surtout que depuis la nuit des temps si un genre souffre de la concurrence c’est bien celui des FPS ! Alors comment faire pour s’attaquer aux grands noms du first person shooter sans se casser la tronche et sortir du lot ? La solution pour Electronic Arts est de ressortir une vieille licence tombée dans l’oubli et qui pourtant a lancé le genre : Medal Of Honor !
Cela dit, se confronter à Activision et son rouleau compresseur Call of, c’est comme se déguiser en lapin le jour de l’ouverture de la chasse… c’est risqué !

Medal of Honor : Warfighter - Screenshot 1

Scénario explosif et polémique à deux balles

Pour bien se démarquer il faut en théorie, soit coller à l’actualité soit être provocateur… ou les deux !
Le scénario prend place à notre époque et vous incarnez un soldat d’élite faisant partie des meilleurs au monde regroupés sous le nom de TIER 1. Leur but ? Oeuvrer à l’éradication de toute forme de terrorisme à travers le monde !
Un nouveau type d’explosif est apparu sur la scène du terrorisme international et les hommes du TIER 1 vont devoir démêler les fils de l’intrigue pour retrouver le commanditaire de ces explosions dévastatrices !
Autant vous le dire tout de suite, le terrorisme religieux est directement mis en cause. On colle donc à l’actualité : one point !
Pour la suite de la théorie de démarcation il faut faire le buzz avec une polémique née dans l’actualité récente ou provocatrice. Pour gagner ce point, MOH a été subtil. Le tutoriel se passe en plein désert afghan où l’on incarne un soldat oeuvrant pour la Guerre sainte, le Djihad, et abreuvé de paroles réconfortantes d’un imam bercé trop près du mur. On a notre début de polémique : two points !
Voilà une « bonne base » mais cela ne suffit pas. Certes on parle du jeu mais après il faut assurer !

Graphismes troublants de réalisme !

Graphiquement parlant c’est là que tout se joue pour gagner un troisième point ! Je dois bien vous l’avouer, j’ai vraiment pris une claque dans les cinématiques. Je n’avais jamais vu un tel degré de qualité dans les visages des personnages, dans l’expression des yeux et dans les détails de la peau ! Je n’en suis pas encore revenu.
Mais ce n’est pas l’important, ce qui compte c’est le niveau graphique « in game » non ? Si je vous dis Frostbite 2, vous me répondez Battlefield 3 à coup sûr ! EA a donc utilisé le moteur graphique le plus performant qui soit pour son nouveau jeu et ça c’est juste excellent ! Pouvoir détruire un mur à force de tirer dessus c’est l’éclate ! Ça pousse l’immersion un degré plus loin et donc le plaisir de jouer ! Qualité graphique : three points !

Medal of Honor : Warfighter - Screenshot 2

Le gameplay dans tout ça

Ce dernier est d’une grande banalité mais c’est aussi une obligation de ne rien changer ou de ne pas innover ! Ce que le joueur recherche ce ne sont pas les touches pour fraguer mais bien un automatisme et une dextérité hérités des centaines d’heures de jeu derrière lui !
MOH est d’une très grande facilité de prise en main pour qui le FPS n’a plus de secrets. Tout est à sa place. Cependant une très bonne surprise réside dans l’utilisation de la touche L2. Un truc tout simple et pourtant jamais testé dans aucun FPS. Grâce à la touche L2, vous bloquez la vue rapprochée de votre arme, de vos déplacements, et avec l’aide du joystick gauche, vous pouvez déplacer votre corps derrière un obstacle ! Une idée lumineuse pour tirer à couvert de n’importe quel endroit : four points !

Plus on tombe de haut, plus la chute est longue… heu… non ce n’est pas ça !

Et c’est le drame. Quatre points abordés et quatre points gagnés. Mais à trop se focaliser sur un objectif de multijoueur, la campagne solo morfle grave ! Un jeu réaliste, une polémique, des graphismes au top, une maniabilité agrémentée de subtilités et… un solo de 3 heures montre en main ! Zéro pointé !!!
C’est le mal des jeux du moment qui ne misent que sur leur multi mais qui ne veulent surtout pas le dire et se vendent dans les fourchettes de prix les plus hautes. Si vos intentions dans un FPS sont de jouer au multi, les deux blockbusters sortis avant MOH ont suffisamment de joueurs présents sur leur réseau et d’atouts liés à l’énorme expérience accumulée par le passé, pour ne pas vous inciter à aller chercher du plaisir multijoueur ailleurs !

Medal of Honor : Warfighter - Screenshot 3

En conclusion, tout est là pour proposer un vrai bon jeu FPS ; un moteur graphique énorme, un scénario ultra réaliste, une prise en main très pro, mais une durée de vie complètement catastrophique ! Le multi est proche, pour ne pas dire une copie conforme, de ce qui se fait de mieux sur les deux autres jeux déjà bien rodés. Alors si vous cherchez du solo en FPS, il y a bien des titres qui vous contenteront autres que MOH. Si seul le multi vous tente, alors vous savez vers qui vous diriger pour être rassasié !

 
On aime
+ Les graphismes énormes des cinématiques
+ Frostbite 2 est le meilleur moteur de jeu à l’heure actuelle
+ L’utilisation inédite de la touche L2

On aime moins
– Les 3 heures de jeu solo… une honte !
– Un multi plus que classique

Verdict

Enervant

Franchement quoi… on a tout juste le temps de s’immerger dans le jeu que c’est fini !

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