Test – Lollipop Chainsaw

“Lollipop Lollipop
Oh Lolli Lolli Lolli
Lollipop Lollipop !
Plop !”
The Chordettes – Lollipop (1958)

Rock mmeeeee Baby ! Yeha ! Alors comme ça t’aimes le rock ? Les sucettes, les strass et les petits coeurs rose bonbon ? Phouuaaa ! Laisse-moi te dire une chose girl, ici ça pue la mort, je sème des morceaux de mon corps putréfié un peu partout et j’me fais bouffer le fondement par les asticots… mais si t’aimes vraiment le rock darling, alors j’vais te faire remuer le popotin comme jamais ! Oooh yhééé !

 
Et un, deux, un deux trois !
Prenez une pom-pom girl, ajoutez une dose de sexe, deux grosses poignées de… d’atouts majeurs, une bonne giclée de blondeur, une cuillère à soupe de rockabilly, secouez vigoureusement et servez sur un lit de zombies bien bouffés du cerveau et vous obtiendrez ? Un vaste n’importe quoi !

La ravissante cheerleader, Juliet, fête ses 18 printemps ce 6 juillet ! En route pour son lycée, le San Romero, elle tombe nez à nez avec une bande de zombies directement importés du Monde Putride, sorte d’enfer… infernal et… putride… mouais… ça c’est pour bien marquer la chose hein !
Bref, donc la ravissante et si mignonne, si attendrissante, si ravissante, si touch… ça aussi c’est pour bien… ok… ne se démonte pas et révèle aux yeux du monde son terrible secret… haaaa… Elle tue des zombies de père en fille ! Elle est la tueuse de vampi… pardon… de zombies qui sauve le monde à coups de tronçonneuse ! Et ça c’est trop cool !

Voilà, voilà voilà… le scénario démontre une chose certaine, c’est qu’avec une histoire aussi improbable et minimaliste que ça, on peut bâtir un jeu vidéo, et le faire plutôt bien !

Vous incarnez donc Juliet, qui devra faire face aux hordes de zombies lâchées sur le monde avec comme armes, ses pompons et sa tronçonneuse multifonctions. Loin des stéréotypes des sauveurs en général (“testostéronisés” et “anabolisés” à outrance) vous incarnez un autre stéréotype, celui de la blonde écervelée à forte poitrine et ne supportant pas plus de 10cm² de tissus sur elle. Ici, ça respire le sexe à plein poumons et c’est complètement assumé !

 
Dis Juliet, je peux jouer avec toi ?
Prendre en main Juliet est assez déstabilisant au premier abord. La tueuse aux couettes est plutôt agile et se déplace avec rapidité, tandis que l’utilisation de ses attaques demande un petit laps de temps pour être assimilé. Vous pouvez donc attaquer de 3 façons possibles, une attaque lente, lourde et haute, puis une attaque un peu plus rapide et basse pour la tronçonneuse, et enfin une attaque rapide avec les pompons qui mettra K.O vos ennemis pour mieux les décapiter.
La difficulté réside dans l’enchaînement des attaques, pas forcément fluide et le résultat des combos est toujours plus dévastateur que les attaques de base. Ajoutez à cela la possibilité de jouer à saute-mouton avec les cadavres ambulants et vous aurez une belle palette de coups !
Pour corser le tout, les combos sont à débloquer avec l’argent que vous trouverez en tuant, mutilant, démembrant, décapitant… ggrrrrrrr… les zombies !
L’autre subtilité du gameplay réside dans les “attaques spéciales” que vous pourrez déclencher… genre la super charge de la mort qui tue et qui pour le coup déboise tout autour de vous dans une orgie de sang et de têtes volantes, limite “too much”, mais salvatrice et indispensable pour réaliser des enchaînements de morts qui vous rempliront les poches… ou encore la tête de votre petit ami qui vous offrira son aide après un mini-jeu, pour décimer un troupeau d’ennemis un peu trop collant ! Bref, il y a de quoi faire pour ne pas trouver cela répétitif.
Le soft est parcouru de mini-jeux sous forme de QTE et autres gameplay inclassables rythmant certains passages et démontrant une fois de plus que nous sommes dans un jeu bien barré… Jugez plutôt, se servir de sa tronçonneuse comme d’une moto ou encore comme d’un lance patates, sont juste des idées bien fêlées !

 
Dis Juliet, tu m’en montres un peu plus ?
Si du côté gameplay le jeu est vraiment agréable, il existe quand même quelques points noirs, rien de bien grave rassure-toi ma Juliet ! Graphiquement, il y a comme un grain, une sensation de brillance qui persiste et qui rend le tout pas vraiment joli. On sent que tout le travail a été fait sur le personnage et son gameplay ! Certains passages se passent vite et du coup ne souffrent pas de cette insuffisance graphique qui se remarque tout de même quelques fois.

Côté caméra, ça fait un peu plus mal ! Dans un passage étroit où un groupe de zombies se jette toutes dents dehors, la caméra se retrouve bringueballée dans tous les sens jusqu’à nous perdre et ne plus nous montrer le coeur de l’action ! La faute à qui ? A cette étrange caméra semi-automatique qui se remet dans l’axe toute seule tout en pouvant être bougée par le joueur… moyen ça !

L’animation des menus mérite tout de même un petit encart pour la qualité proposée qui rajoute du cachet au soft. Ces menus font la part belle au style Pop art des années 60 et propose un côté décalé avec l’époque du jeu, un petit plaisir de plus pour l’oeil quoi !

 
Dis Juliet, tu rock ton body ?
La musique prédomine dans tout le jeu. Elle est même au centre de tout cet univers décalé et “zombiesque” grâce à Akira Yamaoka compositeur et ingénieur du son sur le jeu et de Jimmy Urine artiste compositeur. Ils ont véritablement imprimé un style musical propre à chaque boss en passant par le style Barbershop, Punk Rock, le Heavy Metal, le Hard Rock des années 80 ! Un vrai régal pour les oreilles !

La musique s’immisce jusqu’aux boss avec des styles bien définis et usant des stéréotypes vestimentaires pour chacun, d’un style de combat et d’une bande son en accord !

 
Dis Juliet, tu reviendras me voir ?
Au final, mon appréhension première portait sur un risque de répétitivité et de monotonie qui ont été balayés très vite ! Le jeu gagne en qualité au fur et à mesure que l’on débloque des combos avec un gameplay agréable malgré une lacune indéniable dans la gestion de la caméra. La qualité graphique n’est pas le fort du jeu mais se rattrape tout de même grâce à son originalité, son décalage permanent et sa loufoquerie. Six heures de jeu avec un rythme soutenu sont à prévoir, pour certains ce sera trop court, mais avec la tonne de choses à débloquer, le jeu apporte une petite rejouabilité. La bande son est énorme, très axée sur le Rock, ses dérivés bien prenants et dans le ton du jeu dont la petite perle “Lollipop” du groupe The Chordettes !

 
On aime
+ Le personnage de Juliet Starling, blonde écervelée et tueuse de zombies
+ La bande son très Rock
+ L’univers complètement barré du jeu

On aime moins
– La caméra mal gérée
– Le petit ami de Juliet… Grrrrr
– La qualité graphique du jeu

Verdict
Vraiment sympa

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