Test – Killzone Mercenary

Dans Killzone Mercenary, la guerre, c’est votre business. Oubliez les soldats qui se battent pour leur nation avec honneur. Ici, il n’y a plus gentils ni méchants, il y a seulement des clients. Combattez pour chaque camp dans la guerre interplanétaire qui oppose les Helghasts à l’ISA.

Business is business

Vous incarnez Arran Danner, un mercenaire dont la loyauté ira à celui qui mettra le plus gros paquet de fric entre ses mains. Tandis qu’une guerre intergalactique fait rage entre Helghasts et ISA, vous combattrez dans les deux camps et découvrirez que le sort d’un jeune garçon peut changer l’issue du conflit…
Que vous jouiez en solo ou en multi, chaque action, mission remplie ou meurtre permet de récolter de l’argent à dépenser pour votre équipement. L’arsenal est riche et offre différentes possibilités durant la campagne. Que vous comptiez passer discrètement dans le dos de vos ennemis ou au contraire tout démolir sur votre passage, il vous faudra forcément faire vos emplettes avec vos petites économies. Vous avez de la chance, votre meilleur allié n’est autre qu’un marchand d’armes qui dispose de caches un peu partout dans le jeu et vous fera même quelques promotions de temps à autre. Dans tous les cas, il vous faudra multiplier les contrats si vous espérez débloquer l’arsenal complet que le soft propose.

Killzone Mercenary - Screenshot 1

D’habitude, le scénario des FPS est plutôt fade et sans intérêt, mais là c’est tout le contraire. On sent bien qu’il est travaillé et c’est une réussite pour un jeu du genre. L’histoire est prenante, les briefings high-tech et les intros hollywoodiennes mettent tout de suite dans l’ambiance. L’aventure nous tient en haleine avec une mise en scène spectaculaire alors qu’elle est pourtant scindée en 9 missions. Le tout n’est pas très long, mais il faut reconnaître que le titre propose aussi une très bonne rejouabilité.

Par devant ou par derrière ?

Contrairement à ses grands frères sur consoles de salon, Killzone Mercenary a parfaitement intégré les phases d’infiltration. Cet opus va même plus loin puisqu’il est quasiment possible de faire la majeure partie du jeu dans la discrétion la plus totale, en utilisant des armes avec silencieux ou en jouant les fantômes en dégommant les soldats ennemis par derrière à coups de couteau. On se rend vite compte que jouer la carte de la furtivité peut s’avérer payant, et transforme ce Killzone au demeurant bourrin en un jeu subtil. Des attaques variées sous forme de QTE tactiles (on glisse le doigt sur l’écran), encouragent à rester discret tant elles sont jouissives. C’est un véritable régal d’utiliser les fonctionnalités tactiles de la PS Vita. La jouabilité lourde et brutale caractéristique de la série s’avère ici parfaite : on change d’arme aisément, on lance facilement les grenades ou on déclenche rapidement des actions en tapotant sur l’écran en plein combat, ce qui ne casse jamais le rythme endiablé de l’action.
Chaque mission recèle 6 éléments de renseignement qui viennent approfondir le background du titre. Il s’agit généralement de hacker des terminaux ou d’interroger un peu brutalement des officiers ennemis. Dans les deux cas, il s’agit de bien fouiller l’environnement pour dénicher ces infos. Mais ce n’est pas tout, il est aussi possible de refaire les missions dans 3 niveaux de difficulté différents, et surtout en suivant une liste de conditions bien précises dans les versions « Précision », « Infiltration » et « Démolition » d’un même niveau.

Killzone Mercenary - Screenshot 2

Outre la possibilité d’aborder les missions de plusieurs manières, on notera aussi la subtilité des routines des ennemis. Il faut reconnaître qu’ils sont particulièrement malins en groupe. Ils n’hésitent pas à se séparer pour vous prendre à revers, de deux côtés à la fois, ou à sortir les grenades pour vous déloger d’un endroit plutôt que de venir s’exposer bêtement. Bien entendu, certains sont un peu moins finauds et restent planqués derrière le même mur en sortant la tête pour se faire dégommer le peu de matière grise qu’ils possèdent, mais dans l’ensemble leurs réactions sont crédibles.

A quatre c’est mieux

On aurait pu penser qu’avec un solo d’une telle qualité, les développeurs fassent l’impasse sur le multi. Et bien pas du tout ! On y retrouve les traditionnels modes (4 vs 4) match à mort en équipe (Guérilla), chacun pour soi (Mercenaire) et Warzone mais la véritable nouveauté de ce Killzone Mercenary tient à l’ajout du système Vanguard. Celui-ci permet de déployer des armes ou des équipements spéciaux. Par exemple, il est possible de contrôler un drone capable d’éliminer furtivement vos ennemis ou un autre qui vous suivra en renfort, de déployer un bombardement aérien ravageur, de s’équiper d’une combinaison d’invisibilité ou encore d’un bouclier magnétique et même de détecter vos ennemis… Tous ces petits gadgets coûtent la peau des fesses, mais l’investissement qu’ils représentent donne un avantage tactique non négligeable, en solo comme en multi.

Killzone Mercenary - Screenshot 3

Si le gameplay nous a démontré son efficacité en solo, il demeure toujours aussi plaisant en multijoueur. On retrouve le même système de progression dans l’ensemble du jeu : on gagne toujours de l’argent qui permet d’acheter du matériel. Le fait de jouer vous fera aussi débloquer des cartes correspondant à vos performances. Les collectionneurs pourront même voler les cartes de leurs adversaires en multi. Les 6 maps qui servent de décors sont particulièrement bien conçues, avec de nombreux recoins, des axes de tirs un peu partout et des passages discrets en grand nombre qui assurent une action intense. Histoire de dynamiser encore plus les affrontements, des modules Vanguard tombent régulièrement du ciel pour attiser le conflit entre les deux camps.
Terminons sur une note moins joyeuse en précisant que quelques déconnexions intempestives sont venues entacher notre expérience au demeurant excellente.

Verdict

Qualités
+ Les graphismes
+ Le scénario
+ Le gameplay
+ La rejouabilité

Défauts
– Pas grand chose si ce n’est les déconnexions en multijoueur

Avis
Killzone Mercenary est le FPS incontournable de la PS Vita, une référence de la console portable. Les graphismes sont époustouflants, la jouabilité lourde et brutale caractéristique de la série, s’avère ici parfaite. C’est un véritable régal d’utiliser les fonctionnalités tactiles de la PS Vita. La générosité de la campagne solo et le multijoueur prenant vous offriront de longues heures de jeu. En un mot : ça défonce !

Jeu de rêve

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