Test – inFAMOUS Second Son

Depuis l’annonce de ce troisième volet de la série inFamous, Sucker Punch nous a fait rêver de par la beauté et la richesse de son titre, du moins sur le papier. Alors, inFamous: Second Son a-t-il les arguments nécessaires pour être un véritable blockbuster ? inFamous, fameux ou fumeux ?

Delsin-moi une histoire

Cet épisode nous entraîne sept ans après les événements du deuxième volet, sept années après l’apparition des « porteurs », ces individus dotés de pouvoirs surnaturels. Forcément vus d’un mauvais œil par la société, le gouvernement crée le Département des Unités de Protection (DUP) redoutant de perdre le contrôle de la situation face à cette « menace » bio-terroriste. Dirigé d’une main de fer par une certaine Augustine Brooke, porteur particulièrement puissant capable de plier le béton à sa volonté, l’organisme a depuis emprisonné tous les bio-terroristes.
Vous incarnez Delsin Rowe, un jeune garçon à l’attitude cool, qui n’a rien d’un super héros. Un indien qui vit à Salmon Bay, non loin de la grande ville de Seattle. Artiste tagueur, ce délinquant juvénile est le cadet de Reggie, un bon flic qui a un peu honte de devoir régulièrement remettre son frère dans le droit chemin.
Tout dérape lors d’un transfert de détenus passant par la réserve de Delsin. C’est là que l’incident se produit : trois d’entre eux tentent de s’échapper, occasionnant un accident qui attire l’attention de notre héros. La suite, vous la connaissez peut-être : Delsin va aider un porteur accidenté et drainer son pouvoir (la Fumée), découvrant alors lui-même son don, celui de s’approprier les pouvoirs des autres porteurs qu’il touche.

inFamous Second Son - Screenshot 3

A partir de ce moment-là, notre héros peut littéralement partir en fumée, se dématérialiser pour filer comme le vent, planer quelques secondes et même balancer des boules de feu. Cool, non ? Mais pas pour longtemps. La nouvelle proie qu’est Delsin va vite se transformer en chasseur, filer vers Seattle et affronter les forces spéciales du DUP.
Sans rentrer plus dans les détails (on vous en a déjà assez dit), le scénario est plaisant, avec des scènes spectaculaires et parfois drôles. Le doublage français est réussi et les personnages secondaires intéressants, bien que quelque peu effacés. L’ensemble est vraiment très agréable et se laisse savourer à petit feu.

Un indien dans la ville

Arrivé à Seattle, on découvre un environnement beau, très beau, extrêmement riche en détails et en couleurs. Sur le plan visuel, rien à dire, le titre est magnifique. Les rues de Seattle sont raisonnablement fréquentées, avec un nombre de voitures et de passants tout à fait correct (ni trop, ni pas assez), qui fuient ou s’approchent de vous en fonction de vos actions (selon que vous choisissez d’être violent ou d’aider la population). Ce sera d’ailleurs à vous de choisir quel Karma vous souhaitez posséder, quelle voie vous souhaitez emprunter : celle du bien ou du mal, mais nous y reviendrons un peu plus tard.
Certains détails étonneront, comme l’impossibilité d’interagir avec certains éléments du décors : impossible de détruire des réverbères, de brûler des arbres, de nager. Décidément la « next-gen » n’aime pas l’eau.

inFamous Second Son - Screenshot 2

La ville est un immense terrain de jeu permettant de profiter de la verticalité dans les combats. Delsin pourra accomplir un bon nombre de quêtes annexes pour gagner des fragments de noyaux et faire grandir ses pouvoirs. On y traquera des trafiquants de drogue, des agressions, des enregistrements audio ; on y aidera des citoyens blessés (ou pas) et on traitera avec des activistes anti-bio-terroristes. En parallèle, notre héros devra détruire les antennes DUP qui occupent les quartiers de la ville en taguant les murs, en détruisant les caméras de surveillance, les drones, les postes de contrôle d’identité, les patrouilles, les agents infiltrés parmi les civils et enfin les bases ou unités mobiles du DUP. Pas mal de choses à faire donc, même si on a toujours un peu l’impression de faire la même chose dans chaque quartier de Seattle.

inFamous Second Son - Screenshot 1

Grands pouvoirs, grandes responsabilités

Avec ses pouvoirs, Delsin virevolte dans Seattle tel un poisson dans l’eau (barrer tel un poisson dans l’eau – ref fin paragraphe du dessus). Le jeu réussit son pari de nous donner le sentiment d’être un homme puissant dans une ville gigantesque. Ainsi, notre héros passe du pouvoir de la Fumée à celui du Néon ou de… Non, non, non, nous ne vous en dirons pas plus même s’il faut admettre que nous avons plus apprécié le pouvoir du Néon parmi ceux proposés. Possédant chacun des spécificités communes comme les boules de feu / de lumière, déplacements particuliers, super-missiles, frappe orbitale ; les super-pouvoirs ont des spécificités qui se débloqueront en utilisant des relais de noyaux disséminés en ville. Bien sûr, le Karma progresse, en bien ou en mal, tout au long de l’aventure en fonction de vos actions et des choix à certains moments-clés de l’histoire. Finalement peu significatifs, ces choix permettent de participer à une version légèrement différente de certaines missions et de la fin du jeu.
Petit bémol, qui nous vient du fait que les pouvoirs sont séparés les uns des autres, il est impossible de lancer des boules de feu et des rayons néon dans la foulée par exemple. Il faut repasser régulièrement par les sources de pouvoirs éparpillées dans toute la ville (cheminées ou moteurs de voiture pour la fumée, enseignes lumineuses pour le Néon) afin de recharger la jauge du pouvoir correspondant, ou carrément en changer. Un choix contestable pouvant engendrer une certaine frustration.

Verdict

Qualités
+ Les pouvoirs vraiment top
+ Le scénario bien ficelé
+ Un terrain de jeu magnifique

Défauts
– Les missions annexes répétitives
– La séparation des pouvoirs
– Destruction des décors limitée

Avis
Bien qu’il soit très bon, inFamous : Second Son est parfois un peu répétitif, la faute à des pouvoirs cloisonnés. Véritable plaisir pour les yeux, son gameplay est intuitif et confère au joueur une réelle impression de puissance. Sans révolutionner le genre, il n’en est pas moins indispensable pour tout possesseur d’une PS4.

Captivant

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