Test – GRID Autosport

Un peu plus d’un an après la sortie de GRID 2, Codemasters revient avec un nouveau titre : GRID Autosport ! Le jeu nous emmène dans les pas d’un pilote professionnel à la découverte de différentes disciplines. L’éditeur promet avoir écouté le retour des joueurs pour la conception et le développement. Voici notre avis sur ce nouvel opus.

Dans les stands

Pour commencer, il faut signaler que GRID Autosport n’est sorti que sur PlayStation 3, 360 et PC. Le studio britannique a donc fait l’impasse sur les consoles de nouvelle génération.
Et graphiquement, on note la différence. On ne peut pas dire que les images du jeu ne sont pas belles mais on voit que sur la version PS3 l’écart avec les références du genre s’agrandit. Pour les amateurs de la série GRID, vous ne serez pas dépaysés, les graphismes sont assez proches des opus précédents. Les circuits sont bien modélisés et gardent en mémoire durant la course nos dérapages et autres dégradations faites à la piste. Ils sont, pour la plupart, disponibles de jour comme de nuit. En revanche, la météo n’évoluera pas et n’est d’ailleurs même pas configurable avant le départ. L’environnement est complet et vivant et les voitures fidèles aux différents modèles, même quand on les déforme. L’écran se brouillera d’ailleurs si les chocs sont trop violents. Le studio nous avait promis de réintégrer la vue cockpit au jeu, ce qu’il a fait, mais le résultat n’est pas exceptionnel surtout quand on regarde avec attention l’intérieur des véhicules.
Côté sonore, les bruitages sont dans l’ensemble bien retranscrits. On fait facilement la différence entre le son du moteur d’une petite ou d’une grosse cylindrée. On entend également très bien quand les pneus crissent et les accrochages avec notre voiture ou entre pilotes adverses. On entend même les freins siffler après un freinage trop appuyé. Il faut noter en revanche que, parfois, pour une raison indéterminée, pendant 1 à 2 secondes il se peut que vous n’entendiez aucun bruitage lors d’un choc.

Concernant le gameplay, on reste dans l’esprit de la série des GRID, c’est-à-dire pas vraiment pure simulation mais pas non plus pure arcade, bref accessible à tous les passionnés de course automobile qu’ils soient novices ou confirmés. Surtout qu’avec les différents niveaux de difficulté réglables à tout moment et les différentes aides au pilotage, vous trouverez certainement l’expérience qui vous convient. Il faudra néanmoins se jouer de l’intelligence artificielle qui s’écarte par moment de la trajectoire idéale pour se montrer (trop) agressive. Les flashbacks, toujours de la partie, vous seront bien utiles quand l’un de vos adversaires vous aura fait sortir de la piste. Ne vous attendez pas non plus à couper les virages puisqu’une pénalité vous empêchant d’accélérer vous sera infligée si vous osez, ce qui pourra se montrer parfois frustrant quand on se trouve dans le peloton et qu’on n’a pas trop le choix. Quant à la gestion des dégâts, elle est dans l’ensemble correcte et influe sur le comportement du véhicule. On notera tout de même que parfois un léger choc causera un dégât alors qu’un gros non.
Comme dans les précédents opus, l’ingénieur de course vous accompagnera à la radio durant les courses, même si ces interventions peuvent se montrer tardives. Ce qui est nouveau, c’est qu’il vous sera possible de demander à votre coéquipier de se montrer plus agressif ou plus défensif selon sa position dans la course directement à l’aide d’une touche. Pas sûr néanmoins que ça change énormément son résultat.
Pour les joueurs à la manette, pas de surprise pour ce genre de jeu, on accélère et on freine avec les gâchettes. Et de toute façon si l’attribution d’une touche ne vous plaît pas, vous pourrez toujours la changer. Comme toujours avec le studio britannique, le volant est aussi pris en compte mais il faudra passer par la case réglages pour avoir une expérience optimale.
Pour naviguer dans le jeu, Codemasters a simplifié au maximum les choses. Alors qu’on avait le droit à des animations dans GRID 2, il faudra se contenter ici d’une image fixe avec les différents items dans un bandeau en bas de la page. On aimera ou on n’aimera pas, mais du moment que on accède facilement à ce qu’on veut, on y porte que très peu d’intérêt

Place à la course

Maintenant que les présentations sont faites, on peut donc sélectionner le premier menu qui n’est autre que le mode carrière. Le scénario tient probablement sur un post-it mais on attend avant tout de piloter dans ce type de jeu, peu importe la raison. Ici, vous incarnez un jeune pilote qui reçoit des offres de sponsors avec des objectifs, plus ou moins élevés selon ces dernières et l’avancement dans la carrière, qu’il faudra relever au cours des quelques courses que composent une saison. Pour avancer, vous devrez donc faire vos preuves dans des courses de plus en plus difficiles au cours de saisons de plus en plus longues. Et grosse nouveauté par rapport à l’épisode précédent, vous pourrez choisir parmi 5 disciplines : les courses de rue, les voitures modifiées, les voitures de tourisme, l’endurance et les monoplaces.
Les courses de rue, largement reprises de GRID 2, vous feront parcourir des circuits en ville entourés de rails avec un parcours unique et une organisation tout ce qui a de plus légale (on aurait pu s’attendre à autre chose si on ne connaît pas bien la licence) à bord de voitures de série allant de la sportive à l’hypercar.

Egalement très inspirées de GRID 2, les courses de voitures modifiées sont un mélange de drift, de course et de contre-la-montre sur des circuits connus ou moins connus à bord, vous l’aurez deviné, de voitures modifiées.
La disicpline des voitures de tourisme est semblable à ce que l’on peut retrouver dans divers championnats de grand tourisme comme le WTCC, le DTM, le V8 supercars… Vous serez donc amené à vous frotter, au propre comme au figuré, aux autres sur les circuits du monde au volant de voitures de plus en plus puissantes.
L’endurance vous fera piloter des GT et des prototypes pendant un temps défini, parfois de nuit, sur les circuits du monde en faisant attention à l’usure de vos pneus.
Et la catégorie “Open wheel” réunit différentes monoplaces, sorte de formule 1 moins puissante, et des prototypes où il faudra éviter les contacts pour franchir la ligne d’arrivée des différents circuits.
Mais attention, il vous faudra progresser dans chacune des disciplines pour accéder aux championnats ultimes (et finir la carrière, tant pis si vous comptiez faire l’impasse sur une discipline que vous n’aimez pas). Dans ces championnats, vous participerez à un ensemble de courses réunissant l’ensemble des disciplines au cours d’une même saison.
A noter que vous pourrez sauvegarder une unique saison pour la reprendre plus tard, ce qui peut se montrer pratique quand les saisons s’allongent. De longues heures vous attendent donc pour terminer ce mode carrière.

Franchir la ligne

Si le mode carrière vous lasse un peu, que vous l’ayez fini ou tout simplement si vous voulez faire autre chose c’est possible. Tout d’abord avec le mode en ligne qui vous propose plusieurs types de compétition. Les défis Racenet vous proposeront de relever des challenges sur les différentes disciplines proposées par le titre. Ces défis seront renouvelés chaque semaine et vous permettront de gagner de l’argent ainsi que de l’expérience. Le multijoueur vous permettra d’affronter vos amis ou des inconnus en recherchant des courses ou listes de courses existantes. Vous pourrez également créer vos propres courses ou listes de courses, fermées ou ouvertes aux autres, en configurant pratiquement tout ce qu’il est possible de configurer (type de voitures, voiture unique, circuit, jour/nuit, vue intérieure obligatoire, aides au pilotage…). Pour participer à ces modes, au départ vous n’aurez d’autre choix que d’emprunter des véhicules usagés. Mais dès que vous aurez gagné assez d’argent, vous pourrez acheter vos propres voitures que vous pourrez personnaliser et améliorer dans votre garage, qui comporte 6 emplacements seulement.

Le mode coupe personnalisée, comme son nom l’indique, vous permettra de créer et de configurer en solo vos propres courses. Rien de très original ici, on choisit sa discipline, son type de voiture, on configure le circuit, le niveau des adversaires… et c’est parti ! Les circuits sont déjà nombreux mais on regrettera peut-être que la multiplication des différents tracés sur chaque circuit fera augmenter pour l’éditeur le nombre total de circuits de son jeu. On remarquera tout de même la présence de l’excellent mode derby, inspiré des anciens Destruction Derby ou plus récemment Dirt Showdown, où l’on pourra affronter l’IA sur un unique circuit en 8 (avec 2 tracés) et avec une unique voiture dans une course qui ressemble fortement à du stock-car.
Pour profiter des possibilités du mode précédent mais avec un ami chez soi, il faudra passer par le mode écran partagé. Encore une fois, ce mode parle de lui-même mais le studio a pris pour habitude de le garder pendant que la majorité le supprimait, ce qui n’est pas pour nous déplaire.
Le dernier menu (outre l’accès aux réglages et aux crédits) n’est autre qu’un accès simplifié au PlayStation Store qui permettra à ceux qui le souhaitent d’acheter plus rapidement le contenu additionnel au jeu. C’est pratique pour ceux qui achètent, beaucoup moins pour les autres qui ne pourront par exemple pas entrer le code fourni avec l’édition limitée “Black Edition”, sans même aborder la politique de DLC.

Verdict

Qualités
+ Les différentes disciplines de course et le mode derby
+ Les défis Racenet
+ La durée de vie du titre

Défauts
– Les petits bugs techniques (dégats, sons)
– L’IA un peu trop agressive par moment
– La météo non évolutive, ni même configurable

Avis
Avec la déception de certains fans de la série après la sortie de GRID 2, Codemasters a revu sa copie sur GRID Autosport. Même si le studio a repris un bon nombre d’éléments déjà présents dans le précédent opus, on ne peut pas nier qu’il a fait des efforts pour écouter son public. Les différentes disciplines de course, l’excellent mode derby pour le côté fun, les défis Racenet et surtout la longue durée de vie du titre en font un incontournable pour les passionnés de sport automobile. Malheureusement, quelques petits bugs techniques, une intelligence artificielle par moment trop agressive et surtout une météo non évolutive ni même configurable n’arrivent pas à hausser cette actualisation. Il n’a pas le titre de GRID 3, au niveau des références du genre et quand on voit les gros morceaux qui arrivent, il va falloir encore travailler.

Vraiment Sympa

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