Test – Gran Turismo 6

Kazunori Yamauchi, l’homme à la tête de Polyphony Digital, est un passionné de sports auto. Il est perfectionniste à un point que Gran Turismo 5 aura mis plusieurs années à voir le jour. Dans le cas de GT6, l’attente fut moins longue car le jeu reprend les bases du cinquième volet lui aussi sorti sur PS3.

Une Encyclopédie jouable

GT6, c’est 1 211 bolides de 109 constructeurs (et préparateurs), des années 1950 à nos jours, répartis sur 37 circuits, plus tout un tas de variantes comme des circuits inversés à la météo changeante ou les cycles jour/nuit. C’est tout simplement du jamais vu. Alors que la plupart des jeux nous proposent une centaine de voitures, ici c’est dix fois plus. Sur ces presque 1 200 véhicules une grande partie dispose d’une vue intérieure détaillée et réalisée avec soin. Sachez que, lors de l’achat d’une voiture, une fiche d’information est disponible où l’on apprend beaucoup sur le modèle en question.

Au début il n’y a rien

Lorsqu’on commence à jouer dans le mode Carrière, nous n’avons pas grand chose à part quelques dizaines de milliers de crédits. Nous sommes donc contraints d’acheter une petite voiture chez le concessionnaire. D’ailleurs au grand dam des fans, le marché de l’occasion n’existe plus. C’est vraiment regrettable.
Une fois installé dans sa voiture neuve, il est temps d’aller faire quelques courses dans la catégorie « Novice ». A la fin de chaque course, on gagne un certain nombre d’étoiles, trois au maximum ainsi que des crédits. Pour chaque type de course, il y a des conditions à respecter : une limite de puissance, une voiture imposée ou encore la disposition du moteur dans la voiture.
Le terme « Carrière » est un peu galvaudé car il n’y a pas de mise en scène. En effet on enchaîne des courses pour accumuler des étoiles. Une fois un certain nombre obtenu, on est en mesure de passer le permis pour monter de catégorie. On commence par Novice pour continuer par National B et A, puis International B et A pour terminer par S. Le schéma se répète mais avec des véhicules plus puissants et des courses plus longues. Cette absence de trame scénaristique est, à notre avis, regrettable, mais cela peut convenir à d’autres joueurs.
Dans le mode Carrière il est possible de modifier nos voitures : on peut ajouter un turbo, changer les suspensions ou alléger la caisse, le tout pour transformer une voiture normale en un bolide qui nous rapportera des victoires. Cela étant dit, la nécessité de modifier ses voitures n’est pas vraiment utile au début, surtout que si vous réussissez à obtenir des permis avec les meilleurs résultats (coupes d’or) ou à terminer certains championnats, vous obtiendrez des voitures parfois bien plus puissantes.

The Unreal Driving Simulator

Techniquement parlant, GT6 est beau à voir. Les voitures sont criantes de réalisme. Si vous disposez personnellement d’une voiture et qu’elle est disponible dans le jeu vous constaterez que l’intérieur est reproduit avec une grande fidélité. Les circuits sont vastes et assez bien détaillés. Pour la plupart d’entre eux on s’y croirait vraiment, nous sommes proches du photo réalisme.
Cependant, certaines casseroles datant des premiers Gran Turismo sont toujours présentes. Comme notamment les sons des voitures qui sont complètement à revoir tout comme le bruit des collisions. Les dégâts sont absents, on note juste un effet cosmétique mais aucune déformation.
La position en début de course est aussi vraiment énervante. On démarre toujours dernier et en départ lancé. Nous devrons donc toujours remonter le flot des adversaires. Le jeu pèche par un manque de système de qualifications. Seul le mode en ligne en est doté. L’IA est aussi d’un niveau assez bas. Admettons que vous faites une erreur et que vous vous retrouvez en travers du circuit, les autres voitures vont vous rentrer dedans sans vraiment chercher à vous éviter. Il existe aussi un problème lors de certaines épreuves où on doit parcourir une section en un temps donné sans aller dans l’herbe ni percuter les autres voitures : même si vous êtes devant vos poursuivants, si vous avez le malheur d’en avoir un trop près de vous et que vous freinez, vous serez en faute car la voiture de derrière vous aura percuté…

En vrac

Côté ambiance musicale les choix sont bons, mais nous ne retrouvons pas autant de morceaux pêchus que par le passé. Par bonheur nous pouvons utiliser nos propres musiques.
Le mode photo est ultra complet, nous pouvons y réaliser des clichés sous tous les angles en utilisant des filtres.
Les modes « pause café » sont vraiment sympa à jouer, comme par exemple parcourir la plus grande distance avec seulement un litre de carburant. Par contre les épreuves où il faut renverser des cônes sont assez frustrantes et pas vraiment fun.
On pourra regretter l’absence des modes endurance et B-spec. Pour ceux qui ne le savent pas, ces derniers nous proposaient de superviser un pilote en lui disant comment conduire ou encore quand aller aux stands. Cependant ces deux modes devraient arriver ultérieurement par le biais d’une mise à jour.

Verdict

Qualités
Le nombre de véhicules et de circuits. Le mode en ligne. Les réglages. Les mises en situation. Les graphismes.

Points négatifs : Absence de dégâts et de qualifications, les départs lancés. Les bruitages. L’IA. Les épreuves de cônes.

Avis
Gran Turismo 6 est un bon jeu qui devrait convenir aux amateurs du genre et à ceux qui veulent essayer un jeu moins arcade qu’un Need for Speed ou un Burnout. On sera comblé par la multitude de circuits, de voitures et des mises en situation lors du mode carrière où notre conduite sera vraiment mise à rude épreuve. La série arrive à se renouveler, mais vivement le jour où elle arrivera à corriger ses défauts récurrents.

Captivant

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