Test – God of War

Réinventer une série à succès, sans froisser les fans, n’est pas chose aisée. Pourtant Santa Monica Studios a dépoussiéré un bon coup la formule tout en conservant ce qui fait la force de la saga : du Beat them all à grand spectacle. Alors est-ce que ces cinq années de développement, de réflexions et de remise en question ont payé ? Réponse dans notre test.

Au-delà des aspects technique et artistique faisant de cet épisode l’un des plus beaux jeux de la PlayStation 4, le titre ne renie pas ses origines ni même ce qui s’est déroulé dans les précédents opus. Il aurait pourtant été plus simple de faire table rase du passé et de rebooter la saga mais Santa Monica Studios a mixé la mythologie nordique avec celle de la série originale afin de placer Kratos au centre de l’histoire.
Après avoir zigouillé la quasi-totalité des Dieux de l’Olympe, papy Kratos a pris sa retraite dans une petite cabane au fond des bois au sein des terres enneigées de Midgard. Le temps de se laisser pousser une belle barbe de hipster et de faire un gamin avide de questions sans réponses, God of War nous plonge dans une quête de rédemption et le voyage initiatique d’un père et son fils.

God of War PS4 - Screenshot 15

Tout au long de l’aventure, d’une vingtaine d’heures, la relation entre Atreus et Kratos sera la clé de voute de cet épisode. Cette synergie rappelle fortement le duo Ellie / Joel de The Last of Us avec des situations et des dialogues très similaires. Le scénario se laisse suivre naturellement même entrecoupé d’affrontements épiques et sanglants contre ogres, trolls et autres créatures légendaires. Oscillant entre émotion, brutalité et humour, les échanges entre les deux personnages sont très bien ficelés et permettent de dévoiler une nouvelle facette de Kratos. Même s’il n’a pas totalement abandonné sa rage, le fantôme de Sparte brise sa carapace et laisse apercevoir une certaine fragilité. Une première pour le personnage, mais c’est loin d’être la seule nouveauté !

Fini la caméra sur rails des épisodes précédents. Bonjour caméra à l’épaule. Si ce choix a de quoi surprendre pour un God of War, le tout fonctionne parfaitement d’autant plus que toute l’aventure se déroule en un seul plan séquence. Du début à la fin, l’action n’est jamais coupée par un écran de chargement ou un fondu. L’expérience gagne en immersion et les indications d’Atreus nous renseignent vocalement sur la présence d’ennemis dans le dos. Le retournement rapide, l’esquive et le contre avec l’aide du bouclier sont autant de possibilités pour faire volte-face. On saluera aussi le système d’indicateur de menace visuel (flèches de couleurs jaune, rouge et violet pour indiquer la présence ennemie, une attaque imminente et des projectiles) toujours très pratique.

God of War PS4 - Screenshot 04
God of War PS4 - Screenshot 10

L’impact brutal des coups, les animations, les ralentis, les sons, tout est fait pour ressentir la toute-puissance divine du personnage. Toutefois, pour profiter pleinement du gameplay, il faudra savoir analyser le bestiaire et surtout mettre à profit le combat à mains nues et aux armes en switchant constamment entre les deux pour utiliser les attaques associées ou pouvoir toucher certains ennemis insensibles à votre arme. Dès lors qu’on a compris ceci, les affrontements deviennent plus faciles à appréhender et plus jouissifs. C’est un véritable plaisir de casser la gueule à ses ennemis avec une mise à mort du plus bel effet : explosion de cervelles, cassage de mâchoires, découpage en deux…
Après quelques heures de jeu lorsqu’on commence à débloquer les arbres de compétences et améliorer son équipement (torse, bras et jambes), le gameplay s’étoffe et devient de plus en plus technique. On peut alors s’amuser à jongler avec les ennemis qu’on envoie voler via les attaques de Kratos et les flèches d’Atreus qu’on peut déclencher manuellement.

God of War PS4 - Screenshot 09

La dimension RPG pourra plaire ou déplaire à certains avec l’apparition de quêtes, d’XP, de loots, d’argent et même de ressources nécessaires pour crafter et améliorer les équipements de Kratos et d’Atreus. Le code couleur habituel des RPG est là pour aider les joueurs ne désirant pas trop se casser la tête avec la conception de leur build. Mais pour ceux qui veulent rentrer dans le détail, il y a de quoi faire avec les runes, les enchantements, les talismans, les pommeaux de hache, etc. En ce qui nous concerne, cet aspect n’est pas pour nous déplaire. A noter également que ce God of War est un monde semi-ouvert offrant une certaine liberté dans la progression. L’exploration est d’ailleurs vivement conseillée, puisqu’il faudra souvent s’aventurer au-delà de la quête principale pour dénicher les équipements les plus rares (épique). Pour s’y retrouver, une carte, un livre de quête et une boussole avec un système de marqueurs ont été ajoutés.

Visuellement, le titre envoie du pâté comme souvent avec Santa Monica Studios, nous avons l’habitude de nous décoller la rétine. En revanche, même si la PS4 standard tient parfaitement la route face à une PS4 Pro, ses ressources sont mises à rude épreuve (souffle du ventilateur assez fort).

God of War
Date de sortie
20/04/2018
Genre
Action / Aventure
Editeur
SCEE
Développeur
SCE Santa Monica Studio
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Qualités
  • Graphismes
  • Scénario et mise en scène
  • L’aspect RPG
  • Combats épiques
  • Monde semi-ouvert
  • Durée de vie
  • Plan séquence sans chargement
Défauts
  • Aucun
VERDICT

Jeu de rêve

Ce nouveau God of War épate par sa beauté et la profondeur de son contenu. Plongée dans la mythologie nordique dans une quête de rédemption et le voyage initiatique d’un père et son fils avide de questions sans réponses, ce God of War multiplie les superlatifs pour nous offrir, sans l’ombre d’un doute, l’un des meilleurs jeux de la PS4.

A propos des notes du Community Mag
Test réalisé à partir d'une version editeur. Les images de ce test sont fournies par l'éditeur.

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