Test – God of War : Ascension

Dans la franchise God of War, nous incarnons un Sparte appelé Kratos qui, équipé de ses Lames du Chaos, va exprimer sa colère jusqu’au plus haut sommet de l’Olympe. Mais dans cet épisode, Santa Monica Studio a voulu nous conter la genèse de Kratos, le pourquoi il en est venu à tuer Arès dans God of War III.

Une dette de sang envers Arès

Tout commence quand nous retrouvons Kratos enchaîné. Face à lui une Erinye (sorte de déesse infernale liée à la justice dans la Grèce Antique) qui le tourmente afin de lui faire payer le fait d’avoir rompu un pacte avec Arès, dieu de la guerre. Seulement, Kratos n’est pas n’importe lequel des Spartes et arrive à se défaire de son entrave en arrachant les chaînes et de ce fait récupèrer les armes : les Lames du Chaos.
Son unique but maintenant est d’obtenir le pardon des Dieux. Pour cela, il va devoir affronter Egéon l’Hécatonchire (une sorte de titan gigantesque) et reconstruire une immense statue d’Apollon.

God of War : Ascension - Screenshot 1

Une fresque immense

Durant toute la durée de notre épopée, qui soit dit en passant se termine entre huit et neuf heures, on n’aura de cesse de constater que notre champ de vision est vaste, on se sent tellement petit quand on se hisse sur la statue d’Apollon que le travail fait sur ce jeu incite au respect ! Le level design est superbe et les décors très travaillés. Ce qui nous permet d’apercevoir à de rares moments des textures un peu baveuses. On sent que la PS3 est poussée dans ses limites. Tout est tellement détaillé que fatalement les développeurs ont dû faire des concessions sur certains points. Mais attention ! Les éléments principaux disposent de textures en haute résolution.
On retrouvera tout au long de l’aventure des coffres rouges, blancs, bleus et verts. Les rouges nous donnent des orbes qui nous permettent d’améliorer nos Lames du Chaos et de débloquer ainsi de nouveaux mouvements. Les blancs, bien cachés en général, nous permettront d’améliorer nos jauges de santé et de magie. Les verts et les bleus redonnent de la santé et de la magie.
Autre point positif : l’action est toujours présente, il y a beaucoup de combats grandioses et c’est rare d’avoir un instant de répit. Et de temps en temps quelques petites énigmes nous permettront de souffler un peu.
Pour peu que vous disposiez d’un système sonore performant, vous allez pouvoir constater que l’on ne peut pas faire de reproches à la bande son. Les musiques sont toujours bien orchestrées, les bruitages sont fins. Même la version française est d’un bon niveau.

God of War : Ascension - Screenshot 2

La perfection n’existe pas

En effet, nous pouvons faire quelques reproches à ce jeu. Tout d’abord, le scénario est, il faut bien le reconnaître assez difficile à intégrer. On ne sait plus vraiment pourquoi on nous fait aller à tel endroit, pourquoi on fait telle ou telle chose. Du coup, on se retrouve à avancer machinalement à travers les 30 niveaux jusqu’à atteindre la fin du jeu.
Ensuite, il est possible de reprocher à la caméra de se trouver par moments un peu trop éloignée de l’action ; de ce fait, on n’arrive quasiment plus à distinguer Kratos des ennemis qui l’entourent. Il n’est pas rare non plus de tomber dans le vide à cause d’une mauvaise interprétation de notre part de la profondeur de champ.
Enfin, vers la fin du jeu, il nous est proposé une série de combats, qui aurait nécessité d’intégrer quelques sauvegardes intermédiaires. En effet, on pestera plus d’une fois en se disant que « c’est trop dur ! » ou que l’IA ne nous laisse aucune chance en nous empêchant de nous relever ! Mais d’un côté ça ajoute un petit challenge.

God of War : Ascension - Screenshot 3

Si t’as pas 18 ans, tu ne peux pas rentrer

Un God of War sans scènes gores n’est pas un God of War. Et c’est pourquoi nous allons assister à des mises à mort des plus barbares ! Ouvrir le ventre d’un centaure et voir ses tripes en sortir, couper en deux la tête d’un monstre ou mettre à nu le cerveau d’un autre ! Le sang est omniprésent et il est vraiment déconseillé aux plus jeunes de voir ça. On aura aussi tout le loisir de voir des poitrines féminines. Fatalement, le PEGI 18 est largement justifié.

Plus on est de fous et plus on meurt

Nouveauté de la franchise, le mode multijoueur. On aura l’occasion de mettre nos talents de combattant dans un petit nombre d’arènes afin d’obtenir la faveur des dieux. Dans chaque mode de jeu, on pourra choisir une allégeance et ainsi obtenir des capacités propres à chacune d’elles. L’expérience acquise pour un dieu ne le sera pas pour les autres, à chacun donc de déterminer quelle divinité lui donnera satisfaction.

 
On aime
Le sentiment de puissance lors des combats, le level design, la bande son, la grandeur colossale de certains monstres et lieux.

On aime moins
Le scénario compliqué, quelques combats fouillis, une profondeur de champ parfois trompeuse

Verdict
Si l’on a déjà joué aux précédents jeux, on sentira que God of War III était quand même meilleur. La qualité du titre est bonne, mais les petits défauts évoqués plus haut ne lui permettront pas de dépasser le niveau de son prédécesseur. Mention spéciale toutefois à la bande son et au level design !

Vraiment sympa

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