Test – Final Fantasy X / X-2 HD Remaster

Les licences à succès de l’ère PlayStation 2 se font toutes lifter depuis quelques années. C’est aujourd’hui au tour de Tidus, Yuna, Wakka ou encore Paine de passer se faire une beauté. Ce genre de compilation est la bienvenue car cela fait déjà plus de dix ans – pour ne pas dire quinze – que ces volets de la saga Final Fantasy ont vu le jour. Il permet donc aux plus jeunes générations nées à partir de la fin des années 1990 de pouvoir accéder sur les consoles d’aujourd’hui à des jeux d’hier. Cela étant dit, que valent ces deux jeux aujourd’hui ? C’est ce que nous allons tenter d’analyser pour vous.

Un pour tous et tous pour Yuna

Commençons notre voyage sur Spira à travers Final Fantasy X. Spira est le continent dans lequel nous serons amenés à bourlinguer. Nous incarnons Tidus, un joueur émérite de Blitzball (sport qui s’apparente au handball mais sous l’eau) de l’équipe des Zanarkand Abes. Alors qu’il est en pleine partie, un monstre gigantesque arrive sur la ville et commence à tout détruire. Heureusement pour lui, Auron, un ami de son père, parvient à le sauver in extremis de la mort. A son réveil Tidus est seul et dans un endroit totalement inconnu. Et quand il rencontre enfin des gens, il se rend compte qu’il a fait un bon dans le temps de mille ans ! C’est dans ce futur que toute l’histoire prend place. Il va faire la connaissance de Yuna, une apprentie invocatrice qui doit partir en pèlerinage dans tout Spira pour devenir grand invoqueur afin de luter contre Sin. Mais qui est Sin ? C’est le monstre qui a détruit la ville de Zanarkand, qui sème la terreur depuis mille ans et que seuls les grands invoqueurs peuvent détruire. Pour accomplir son pèlerinage Yuna doit être accompagnée de gardiens qui veilleront sur elle à tout moment. C’est là que Tidus va faire la connaissance de Wakka, joueur de Blitzball, de Lulu, magicienne et amie, de Kimahri, bête bipède pas très bavarde mais très dévouée, de Rikku, jeune femme appartenant à une ethnie qui ne parle pas la même langue et d’Auron.
Durant son pèlerinage Yuna se rendra dans des temples où elle obtiendra des chimères. Ce sont des monstres mythiques présents dans les différents Final Fantasy qui sont dévoués à la personne qui les invoque. Nous retrouverons notamment Ifrit spécialisé dans les attaques de feu ou Ixion dans les attaques de foudre.

Un système de jeu inédit

Lorsque Final Fantasy X est sorti, tout le monde s’est demandé quelle idée les développeurs avaient eu de changer le système d’expérience des personnages. Alors que traditionnellement pour chaque monstre abattu on gagne de l’expérience, ici on gagne des Points de Compétences (PC) qui au bout d’un moment nous font gagner des niveaux d’expérience. Une fois qu’on a un PC, on se retrouve face au sphérier. C’est sur ce plateau que l’on pourra avancer de case en case et déposer des sphères de différentes catégories (physique, magie, vitalité etc.) afin de faire progresser nos personnages. C’est une avancée dynamique où le joueur a la totale maîtrise. Si par exemple on souhaite acquérir des compétences de soin, on devra aller de case en case jusqu’à la zone qui nous intéresse. Il faudra donc planifier relativement longtemps à l’avance la voie dans laquelle on veut que notre personnage se dirige.
Concernant le système de combat, le jeu utilise du tour par tour, c’est-à-dire que l’ordre d’attaque de chaque personnage et des monstres est établi à l’avance mais il peut éventuellement changer si on utilise le sort Booster sur un allier ou le sort Délai sur un ennemi. On peut donc arriver à enchaîner les coups plusieurs fois de suite. Cependant certains ennemis ont un système de garde qui leur permet d’être insensibles à tel ou tel sort. A nous donc de bien gérer les personnages en place sur le terrain en fonction des forces et faiblesses de chacun. Il est d’ailleurs tout à fait possible d’échanger un personnage avec un autre resté en retrait d’une simple pression sur une touche. Certains combats seront même épiques !

Après l’effort, le réconfort !

Final Fantasy X est un jeu riche. Il nous propose en effet à chaque point de sauvegarde de rejoindre notre équipe de Blitzball et de participer à des tournois. Chaque tournoi nous permet de gagner différents objets plus ou moins rares suivant notre classement. On sera surpris par l’addiction que ce sport entraîne. Sans trop rentrer dans les détails, il faut savoir qu’on peut aussi faire progresser les joueurs de notre équipe et leur apprendre des techniques pour être plus performants. A travers Spira nous croiserons des centaines de PNJ dont certains peuvent être recrutés pour rejoindre les rangs de notre équipe ou même celle de nos adversaires !
Précédemment nous vous parlions d’une ethnie dont fait partie Rikku. Ce sont des Al-Bhed. Ils parlent dans une langue différente (qui est en fait codée pour nous joueurs). Pour arriver à comprendre ce que ces gens disent il nous faut trouver 26 livres Al-Bhed disséminés dans Spira pour à chaque fois découvrir que telle lettre en Al-Bhed en signifie une autre dans la nôtre.

Un changement radical

Après vous avoir expliqué le premier opus, passons à sa suite directe. Nous nous attarderons sur les aspects techniques des deux jeux en fin de test. Pour éviter de vous gâcher toute surprise, nous n’en dirons pas beaucoup sur le scénario. Ce qu’il faut savoir, c’est que nous retrouvons Yuna et Rikku accompagnées d’une nouvelle venue, Paine, deux ans après la fin de Final Fantasy X. Elles se sont regroupées pour devenir le groupe des Albatros afin de récupérer des vidéosphères dans Spira. Ces vidéosphères sont des sortes de lecteurs vidéo. Et Yuna se doit d’en récupérer un maximum pour une raison que je ne vous dévoile pas.
Ce qui saute aux yeux dès les premières minutes de jeu est le changement radical du rythme des combats. Alors que jusqu’à présent nous étions sur une sorte de tour par tour, ici les combats sont dynamiques (Active Time Battle) comme dans le dernier Final Fantasy XIII : Lighting Returns où une jauge se remplit et il est impossible d’attaquer tant qu’elle n’est pas pleine. Là où dans FF X on pouvait prendre son temps, ce n’est plus du tout le cas ici. Les combats sont donc plus nerveux.
Autre nouveauté : le système de palettes et de jobs. Ici lors des combats ou plus tranquillement dans les menus on peut assigner à tel ou tel personnage le job qu’il aura. Un job est une spécialisation dans un domaine. Par exemple le job de base de Rikku est le vol, celui de Yuna est le tir au pistolets (oui, oui) et celui de Paine est le combat à l’épée. Cela change totalement par rapport au premier opus où on avait des compétences en fonction du chemin parcouru sur le sphérier. Ici les compétences dépendent du job que l’on assigne. Plus on avance dans le jeu, plus on trouvera de nouveaux jobs à utiliser.
Les palettes sont des cartes où l’on dispose les jobs sur des emplacement prédéfinis. Les palettes sont toutes différentes et suivant les cas il y aura des bonus qui pourront être attribués aux jobs.
Concernant le système d’expérience on se retrouve ici dans un système plus classique.
Autre nouveauté : l’aventure est divisée en missions où on doit accomplir une tâche (retrouver quelqu’un ou finir une zone dans un temps limité), ça tranche aussi avec FF X où on était totalement libre dans l’avancée de la trame principale. Car dans FF X-2 il ne sera pas rare de devoir choisir la priorité des missions et donc l’ordre de l’histoire.

Attrapez-les tous !

Nous avons dans Final Fantasy X-2 la possibilité de partir à la chasse aux créatures. Vous devez vous demander pourquoi ? Tout simplement parce qu’elles peuvent être incluses dans nos combats pour remplacer un personnage ! Il existe trois types de créature : S (small : petit), M (medium : moyen) et L (large : gros). Une créature S peut remplacer un personnage humain, une autre M en remplace deux et enfin une grosse créature sera seule à se battre pour nous.
Une fois la bestiole en combat, il faut appuyer sur L3 ou R3 en fonction de ce que l’on veut qu’elle fasse. Plus on appuie sur L3 et plus les attaques seront faibles mais la créature sera plus résistante, tandis qu’à l’inverse plus on appuie sur R3 et plus les attaques seront dévastatrices mais les coups reçus seront durs à encaisser. Plus on utilisera une créature, plus elle apprendra et plus elle sera autonome lors des combats.

Bain de jouvence

Concluons le test par les aspects techniques des deux jeux. Ils utilisent tous deux le même moteur, le jugement sera donc identique pour les deux titres.
Tout d’abord, si vous avez eu l’opportunité de jouer aux versions PS2 vous remarquerez que c’est sublime ! Pas un brin d’aliasing, tout est propre et beau à voir. Nous n’avons plus l’impression de marcher sur la Lune grâce au fait que nous soyons enfin en 60 Hz alors qu’initialement les version PAL sur PS2 étaient en 50 Hz et donc tout était plus lent à l’écran. C’était surtout frappant lors des phases à pieds. Côté son, les musiques ont été remasterisées et ça sonne toujours aussi bien.
Ce que l’on peut regretter c’est que les problèmes de synchronisation labiale avec les voix anglaises ne soient pas corrigés.
Enfin, nous avons deux éléments inédits lors du choix des jeux. On retrouve donc FF X et FFX-2, mais aussi Eternal Calm et Last Mission. Le premier nous permet de faire la transition entre les deux jeux, ça aide à comprendre l’histoire quand on commence directement par FF X-2. Pour Last Mission, je vous en laisse la libre découverte.

Verdict

Points positifs
+ Qualité de la remasterisation
+ Des heures de jeu à prévoir
+ Des combats épiques
+ Histoires prenantes
+ Les moments d’humour
+ Le Blitzball !

Points négatifs
– Pas de cross-buy avec la version PS Vita (mais on peut transférer les sauvegardes)
– Les dialogues un peu lents

Avis
Si vous n’avez jamais touché à ces jeux, on ne peut que vous conseiller d’y poser vos mains. Pour ceux qui ont eu la version PS2 vous ne regretterez pas votre achat et vous constaterez que le travail pour cette version PS3 est admirablement bien fait.
Concernant les deux jeux, les avis seront partagés suivant les gens. Voir Yuna passer d’une jeune femme calme et sensible dans FF X à une femme qui fait des chorégraphies de chant ne laisse pas indifférent ! On sera content de voir l’attachante Rikku dans les deux jeux. Elle met toujours une très bonne ambiance partout où elle passe !

Captivant

2 commentaires

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Jayzmaki il y a 3 ans

Final Fantasy X est mon jeu préféré ! Autrement dit, j’ai adoré cette version PS3, que je recommande vivement à tous amateurs de RPG.

Malgré les années, l’histoire de Tidus et Yuna est toujours aussi captivante et touchante, sans oublier les nuances d’humour. Les combats sont géniaux, la remasterisation donne un coup de jeunesse aux personnages …

Ce jeu est à consommer sans modération !

Adrien Sultra il y a 3 ans

Est-ce que tu attends Final Fantasy XV ? Tu n’as pas peur qu’il ait un manque de romance ? Car jusqu’à présent, seuls des personnages masculins font partie de l’équipe.