Test – Final Fantasy Type-0 HD

Plusieurs années après sa parution sur PSP au Japon, Final Fantasy Type-0 est enfin arrivé sur le territoire européen dans une version HD. Alors que cette nouvelle édition était attendue plutôt sur la PS Vita, Square Enix avait surpris son monde en officialisant ce portage sur PS4. Ce portage HD d’un jeu PSP a-t-il sa place sur PS4 ? Pas vraiment, on vous explique pourquoi.

Un peu d’histoire…

Final Fantasy Type-0 HD plonge le joueur au cœur du monde d’Orience qui se découpe en 4 pays : l’empire de Milites, l’alliance de Lorica, le royaume de Concordia et celui de Rubrum. Chacun d’eux possède un cristal qui permet de maintenir la prospérité et la paix. Cependant, en l’an 842, le Maréchal Cid Aulstyne prend le pouvoir et viole le Pax Codex, un traité assurant la paix entre les quatre nations. Après avoir donné l’assaut sur Lolica et Concordia, c’est au tour de Rubrum de faire face à l’ambition du Maréchal Cid. Toutefois, Rubrum possède une école spécialisée dans la magie (Akademeia) qui va tout faire pour défendre leur cristal et le pays. Parmi les étudiants, l’école dispose de la Classe Zero composée d’une élite de 14 élèves qui aspirent à devenir un Agito (un guerrier légendaire voué à empêcher la fin du monde) et à stopper le Maréchal Cid et son armée.

Le joueur incarne bien entendu ces quatorze étudiants, mais l’on débute le jeu dans la peau d’Ace mis plus en avant par le scénario. Machina Kunagiri et Rem Tokimiya jouent également un rôle plus important dans les intrigues de l’histoire.
Si le scénario du jeu est sympathique mêlant intrigue politique et quelques rebondissements, il est cependant desservi par une mise en scène décousue et un peu datée. Si cela était compréhensible sur PSP, cela se remarque et est plus dommageable sur PlayStation 4.

Réalisation Classe Zero

Concernant les mécaniques de jeu, le titre s’apparente à un Action-RPG où l’on dirige un personnage à la fois secondé à chaque combat par deux autres membres de l’équipe. Il est possible de switcher entre les personnages actifs et d’appeler des renforts si l’un des membres de l’équipe d’origine venait à mourir. Le système de combat est un peu déstabilisant au départ et requiert un peu de temps pour l’assimiler puisqu’il repose sur l’esquive et le timing des attaques, chaque personnage proposant une approche unique puisqu’ils utilisent tous une arme différente. Si le principe est simple et efficace, il est complété par d’autres ajouts qui approfondissent le gameplay. Ainsi, on peut remplir les défis envoyés par Mog, sacrifier un héros pour invoquer un Eidolon pendant une période limitée ou profiter du faux mode multijoueur qui envoie des personnages dirigés par l’ordinateur et de niveau plus élevé. Cependant, on peut noter une jouabilité un poil rigide dans son exécution.

Le jeu se découpe en missions à remplir : des  »classiques » avec un peu d’exploration et un enchaînement de combats se terminant généralement par un boss et d’autres plus stratégiques où il faut aider vos troupes à conquérir un territoire. Cette alternance permet de sauver in extremis le jeu d’une trop grande répétitivité. Entre deux missions, le titre vous octroie un temps donné (de quelques heures à quelques jours) pour vaquer à vos occupations. Pendant ces périodes, vous pouvez sortir sur la mappemonde afin de remplir des quêtes secondaires à découvrir en parlant aux habitants des villes d’Orience, faire monter votre niveau en accumulant de l’expérience lors de combats aléatoires, participer à des opérations (missions spéciales) ou écouter les étudiants d’Akamedeia possédant un point d’exclamation au-dessus de leur tête. Toutefois, chaque action vous coûte du temps : 2h pour écouter les autres élèves, 6h à chaque sortie d’Akamedeia, 12h pour les opérations. Seules les requêtes (missions secondaires) ne dépensent pas de votre temps. A noter que chaque journée n’est composée que d’une douzaine d’heures. Il faut donc parfois savoir faire l’impasse sur certaines choses, même si tout découvrir est gérable la plupart du temps. Et si vous voulez passer directement à la prochaine mission, rassurez-vous c’est possible.

Au niveau de la réalisation, le portage HD est franchement paresseux. En un mot, ce n’est pas très beau et le filtre HD fait tout juste son boulot pour embellir un minimum la version originale. La caméra est capricieuse, dans le sens où elle est très sensible et donne l’impression d’être brusque, ce qui n’est pas très agréable. Enfin, les doublages anglais sont souvent désynchronisés par rapport aux mouvements labiaux des personnages. Et on ne parle même pas de la voix de certains personnages complètement niaise et irritante au possible.

Verdict

Qualités
+ Scénario sympathique
+ Durée de vie
+ Mécaniques de jeu bien pensées
+ Dosage maîtrisée de la difficulté

Défauts
– Prix
– Caméra trop sensible et brusque
– Jouabilité un poil rigide
– Réalisation et mise en scène très moyenne par rapport aux standards actuels sur PS4

Avis
Final Fantasy Type-0 HD est un bon jeu dans le fond mais la forme laisse à désirer, la faute à un portage HD paresseux et qui ne vaut pas le prix de vente actuel.

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