Test – Far Cry Primal

Depuis que la série Far Cry a instauré des vilains charismatiques et emblématiques, elle semble avoir trouvé ce qui plait… tant du point de vue de sa direction artistique que de sa narration. La seule raison pour laquelle vous vous souvenez de la définition de la folie ou d’un méchant en costume rose recouvert de sang, c’est uniquement parce que ces antagonistes étaient incroyablement intéressants. Dans ce test, nous allons voir si les deux méchants de Far Cry Primal le sont tout autant et si réaliser un jeu sans « arme à feu » était une bonne idée.

Far Cry Primal nous place en Europe Centrale en l’an 10 000 av. JC, dans un monde ouvert, sauvage et hostile. Vous incarnez Takkar, un chasseur solitaire et sans armes à la recherche de sa tribu perdue, les Wenga. Notre héros sera confronté à la nature et aux animaux dangereux du pays d’Oros, mais également à d’autres humains. Les Udam sont forts, anthropophages et quelque peu écervelés tandis que les Izila sont plus intelligents, pratiquent l’agriculture et sont pyromanes. Vous devrez retrouver les Wenga éparpillés à travers le monde et reconstruire votre village, en tuant à peu près tout ce que vous voyez, dans une vallée que vous appellerez « maison ».

Far Cry Primal - Les 30 premières minutes du jeu

Dans ce contexte, pas d’arme à feu à proprement parler. Plutôt qu’un arsenal d’armes et de munitions comme ses homologues contemporains, Takkar possède un arc, un gourdin, une lance et quelques outils préhistoriques (os, bois, argile…) permettant de créer des pièges et bombes primitives. Cette prise de risque est un point fort du jeu, vous obligeant à jouer entre furtivité et attaque surprise pratiquement tout le temps. Bien que cette sélection limitée d’armes renforce l’immersion, elle rend aussi le jeu bien plus agressif que ses prédécesseurs dans son approche des attaques au corps-à-corps. Ajoutez à cela la capacité quasi-surnaturelle de Takkar d’apprivoiser n’importe quel animal pour en tirer un avantage tactique dans vos combats ou lors de vos approches de camps ennemis et vous obtenez un jeu avec lequel vous prenez plaisir à jouer dans une époque de notre histoire que nous n’aurions pas cru forcément intéressante (dans un jeu vidéo).

La furtivité prend une part importante dans Far Cry Primal

Dans ce jeu où la survie tient une part importante, on notera de bonnes idées pour accentuer cet aspect et renforcer l’immersion : armes dégradables (la lance peut se casser à l’impact, tout comme les flèches qui ne peuvent pas toujours être récupérées sur vos victimes), gestion de stock de matériaux (pour fabriquer flèches, lances, pièges, etc) et jauge de froid, présente dans des régions enneigées, qui doit être restaurée au coin d’un feu de camp ou en fabriquant une tenue de peaux de bêtes plus épaisse.

Il est pas content

Bien que la carte d’Oros soit spectaculaire, grande et luxuriante, la quête principale est très rapide à terminer avec des combats de boss dont nous avons pour ainsi dire l’habitude. Le problème de Far Cry Primal, c’est qu’il est presque identique aux deux précédents volets – un monde ouvert énorme, truffé de quêtes, créatures, loot et opportunités pour se taper des tripes aux psychotropes – cependant il procure du plaisir quasi-instantané en parcourant la carte. Il y a tellement de choses à faire, de choses à construire dans son village, à mettre à niveau et à découvrir que les quêtes secondaires prennent le dessus sur l’histoire principale et éclipsent presque les deux méchants totalement loupés que son Ull et Batari. Ces deux-là réunis ont autant de charisme qu’un silex.

Far Cry Primal
Date de sortie
23/02/2016
Genre
Action / Aventure
Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft
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Qualités
  • Le monde d’Oros plaisant à parcourir
  • Prise de risque de créer un jeu à la Préhistoire
  • Les animaux à apprivoiser et chevaucher
  • Les phases d’infiltration
  • Des combats dynamiques
Défauts
  • Manque de liant entre la trame principale et les quêtes annexes
  • Charisme des grands méchants inexistants
VERDICT

Vraiment sympa

Far Cry Primal n’est pas exempt de défauts mais propose une bonne expérience de jeu dans son ensemble. On saluera cette prise de risque de faire vivre aux joueurs la Préhistoire d'une manière ludique et soignée, tout en reprenant les bases de la série Far Cry.

A propos des notes du Community Mag
Test réalisé à partir d'une version editeur. Les images de ce test sont fournies par l'éditeur.

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