Test – Dying Light

Les jeux de zombies sont légion depuis plusieurs années maintenant. Après des Left 4 Dead, Dead Island ou encore Burn Zombie Burn ! dans un autre style, on se demande comment les développeurs vont tenter de renouveler le genre. Après tant de jeux parus, le sujet ne va-t-il pas sentir le réchauffer au bout d’un moment ? Alors que dans les mois à venir H1Z1, jeu en monde ouvert de survie post-apocalyptique à la sauce zombie va débarquer, qu’en est-il des jeux où la trame scénaristique est plus aboutie ?
C’est ce que nous allons tenter de voir avec Dying Light, nouvelle licence de zombies du studio polonais Techland, déjà aux manettes de Dead Island, paru en 2011.

Bonne nuit et bonne chance

La ville fictive d’Harran dans une zone ressemblant au Proche-Orient est mise en quarantaine par le ministère de la Défense car un virus transforme la population en zombies depuis deux mois. Quiconque se fera mordre deviendra donc une menace. Le G.R.E (Global Relief Effort) vous envoie dans la ville en tant qu’agent infiltré afin de récupérer des fichiers importants concernant l’origine du virus.
Malheureusement, à peine atterri après votre parachutage, vous vous faites mordre par des infectés. Par chance, vous faites la connaissance de civils qui viennent vous sauver. On vous explique que dans la ville il y a encore beaucoup de survivants et que deux camps se font la guerre, celui de la Tour et celui de Raïs, un sociopathe qui n’a pas peur de tuer ses propres hommes de main si le travail n’est pas correctement exécuté !

Harran est divisé en deux parties, la première est un bidonville, avec ses toits en tôle et son petit port de pêche. La deuxième est la vielle ville, bien plus agréable à l’œil, mais où la concentration de zombie est hyper dense. Même si votre but originel est de récupérer des documents, vous serez amené à aider différentes personnes et factions afin de réussir tant bien que mal votre objectif premier.
Le jeu a la particularité d’offrir un cycle jour/nuit. La nuit se déroule de 21 heures à 6 heures. Pendant cette période, des zombies plus coriaces sortent de leurs cachettes et déambulent dans les rues. Dès qu’ils entendent un bruit suspect ou vous aperçoivent, une alternative s’offre à vous : une course poursuite jusqu’au point de sécurité le plus proche ou le combat. Si vous prévoyez la seconde option, espérons que vos armes sont bien aiguisées !

Dead island + Mirror’s Edge = Dying Light

Dying Light, c’est Mirror’s Edge, un jeu culte pour son gameplay en mode parkour combiné avec Dead Island et son infestation de zombies et de création d’armes. Cette combinaison donne un jeu vraiment bourré de qualités.
Prenons d’abord le côté parkour. Sous ce terme qui peut paraître flou, se cache la manière de se mouvoir avec rapidité dans une ville, tout en sautant de toit en toit, en se suspendant et en courant sur des poutres, le tout le plus vite possible sans s’arrêter. Le parkour sera indispensable pour rester en vie, faute de quoi vous ne pourrez pas échapper aux différents types de zombies, notamment les virulents ou les rapaces (qui sont bel et bien des humanoïdes et non des volatiles !) qui ne vous lâcheront pas d’une semelle.

Pour le côté armement, nous avons de quoi fracasser, découper, brûler et même geler nos ennemis (les hommes de Raïs et les zombies). Votre première arme sera sans doute une planche de bois ou un simple tuyau, mais ne vous inquiétez pas, vous arriverez à dégoter des armes bien plus efficaces comme un beau katana par exemple ! Tout comme dans Dead Island, vous pourrez utiliser des plans pour modifier votre couteau de cuisine en un véritable décapsuleur de zombies ! Chaque plan est propre à un type d’arme, et aura des effets différents : ajouter de l’électricité, un chalumeau ou entre autres provoquer un saignement. Vous aurez le luxe de voir directement les modifications sur l’arme. Mais attention, vos armes ne sont pas éternelles. L’usure sera fatale au bout de trois réparations.

Curriculum Vitae

Kyle Craine, le personnage du G.R.E que vous incarnez, acquiert des compétences dès qu’il effectue certaines actions. Franchir un mur, utiliser une tyrolienne ou sauter de très haut (dans l’eau, car si c’est sur le sol vous ne serez plus bien en forme !) vous permettra d’augmenter votre agilité.
Frapper un ennemi, lancer une hache de jet ou tuer sa victime augmentera la jauge de combat. Et enfin remplir des missions, aider des survivants qui sont en train de se battre ou livrer des caisses d’aide humanitaire vous fera progresser dans la catégorie ‘ »survivant ».
Chaque nouvelle compétence sera plus ou moins utile, tout dépendra de votre manière de jouer. Si vous voulez vous la jouer furtif, préférez la compétence camouflage qui permet de badigeonner notre corps avec les tripes des zombies afin de pouvoir marcher librement parmi eux et leur tordre le cou sans crainte.

Qu’est-ce qu’il y a sous ce capot ?

Côté technique, le jeu est propre. Il n’est pas hyper beau, mais il est très loin d’être moche ! On est sur nouvelle génération et ça se voit (un peu), The Order place la barre bien trop haut pour le moment. La distance d’affichage est bonne, on note ici ou là des ombres qui apparaissent progressivement en fonction de notre approche. Il n’y a pas de ralentissement à constater.
Les personnages principaux et ceux qui sont les plus mis en valeur sont bien mieux modélisés que les secondaires. C’est bien dommage qu’il n’y ait pas d’égalité à ce niveau-là.
Les effets de lumière : ombre de la lune, éblouissement du soleil et autres effets de particules sont très jolis. Mention spéciale quand le soleil rase l’horizon.
Côté son, les musiques sont assez discrètes. Le doublage français est très décevant, on sent un manque de conviction des doubleurs (sauf peut-être celui de Kyle). Mais ce qui est encore plus rageant c’est la synchronisation labiale qui est tout simplement dans les choux.
Pour ce qui est de l’I.A, les zombies sont fidèles à eux-mêmes, ils n’auront pas peur de tomber des toits pour s’écraser comme une crêpe quelques mètres plus bas. Ils ne cherchent qu’à venir vers vous le plus directement possible, quitte à en mourir (ah non, ils sont déjà morts…). Côté humains, les hommes de Raïs sont à peine plus évolués même s’ils cherchent parfois à se mettre à couvert ou à parer vos attaques au corps à corps.

Verdict

Qualités
+ Le gameplay est génial
+ Les armes
+ Le coop
+ La variété des zombies

Défauts
– Doublage et synchronisation labiale à revoir
– Le scénario… mais quoi faire de mieux pour un jeu de zombies ?

Avis
Dying Light est malgré certains défauts un jeu vraiment addictif. Il y a toujours quelque chose à faire, les missions secondaires sont variées et nous font découvrir des endroits où nous ne serions pas allés par nous-mêmes. Cela en fait un jeu qui a une longue durée de vie. Comptez au moins 25 à 30 heures pour faire la trame principale et quelques missions secondaires. Finir le jeu complètement vous demandera une centaine d’heures. De plus, le mode coop vous permettra de jouer jusqu’à quatre ! Si vous aimez les jeux de zombies à la sauce Mirror’s Edge avec un système de crafting : foncez.

Captivant

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