Test – Duke Nukem Forever

Le titre au développement le plus chaotique et aux nombreux prix de « vaporware » est ENFIN disponible. Finalement, après 12 interminables années d’attente, le jeu vaut-il le coup ?
Hail to the King, baby ?
Pour ceux qui ne connaîtraient pas Duke Nukem, cela se résume à : des femmes, des armes et du rock, le tout imbriqué dans une histoire qui tient sur un « ticket de métro » (les Aliens sont de retour afin d’enlever nos femmes).

Les anciens joueurs de Duke Nukem 3D (comme les nouveaux) sauront se faire aux commandes simples d’accès dès le début de l’aventure : les forces de l’EDF (Earth Defense Forces et non Electricité de France) appellent à la rescousse Duke afin d’éliminer la nouvelle menace alien. Le 1er « boss » fait office de tutoriel sur les commandes du jeu, le comportement à adopter (utiliser les déplacements latéraux, tirer…) ainsi que les interactions possibles (aller au toilettes, dessiner…), qui en disent long sur l’ambiance qui règne dans ce jeu. (humour gras, « ‘*uler un mouton », esprit canal, drôle quoi).
J’ai beau être matinal, ça fait mal…
Première grosse déception lorsque l’on joue au jeu : les graphismes et le level-design. Malgré 12 ans de développement, ceux-ci donnent l’impression d’en avoir 5 de retard, (basé sur le moteur Unreal Engine… ok, mais de quelle année ?). Le résultat est donc excrément extrêmement décevant et donne une succession de couloirs similaires à certains « gros » FPS sans la tonne de scripts (seulement quelques-uns afin qu’il y ait un semblant de vie).

Bref on s’y ennuie, d’autant que les textures affichées n’incitent pas à s’arrêter pour les admirer.

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Mais, c’est de la merde ? Non, c’est Kloug !
Malheureusement pour les fans de Duke, l’affligeant constat ne s’arrête pas là. Il faut aussi jouer avec une IA qui accuse ses années de retard, des phases de gameplay certes variées (phases en tourelles, en voiture, de saut…) mais frustrantes (allez faire de la plate-forme dans un FPS…).
Des effets sonores pas très glamours, un bestiaire très limité (8-10 monstres boss inclus), un mode multijoueur anecdotique (pas de réel challenge à faire avec) et pour finir le must du must : des temps de chargement de 40s.
Autant dire qu’il ne faut rien rater dans le jeu, sous peine de mourir d’ennui sur votre canapé.
Néanmoins, il convient de souligner la présence de « l’esprit Duke Nukem » dès le départ, à travers de mémorables répliques (avec Daniel Beretta pour la VF – doubleur de A. Schwarzenegger) comme « mes *ouilles sur ton nez, tu auras l’air d’un dindon ! », la musique Rock’n Roll, les Babes, le feeling de certaines armes (Shotgun et Devastator qui tâchent bien), une durée de vie dans la moyenne des jeux actuels (8h pour le solo), ainsi qu’une tonne d’interactions possibles (certes inutiles, mais ô combien amusantes) qui rendent la partie un peu plus intéressante malgré beaucoup de défauts.

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Pour conclure, Duke Nukem Forever est un titre décevant, mais qu’il convient de faire si vous êtes un fan de la première heure. Pour les autres, on vous suggère d’attendre une baisse de prix.
Les plus
+ La VF qui rend bien grâce à la présence de Daniel Beretta
+ Les multiples interactions possibles ainsi que certaines phases de gameplay

Les moins
– Les temps de chargement
– Graphismes et level-design d’outre-tombe
– IA dépassée et bestiaire trop limité

Appréciation générale
Duke Nukem Forever est un titre décevant, mais qu’il convient de faire si vous êtes un fan de la première heure. Pour les autres, on vous suggère d’attendre une baisse de prix. On notera un point par année d’attente, c’est symbolique.

Plaisir de jeu
12/20

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