Test – DRIVECLUB

Annoncé comme l’un des jeux phares du lancement de la PS4, DRIVECLUB a finalement été repoussé à plusieurs reprises pour finalement sortir un an après la date prévue. Si le report d’un jeu envoie un signal négatif aux joueurs, l’histoire nous a appris que ce genre de pratiques pouvait avoir un impact positif sur la qualité finale d’un titre. Mais pas toujours… Qu’en est-il de DRIVECLUB ?

Pilotez ensemble, gagnez ensemble

A l’heure où les jeux de courses se suivent et se ressemblent, le tout-connecté est en train de devenir la norme. DRIVECLUB épouse cette tendance en la plaçant au coeur de son jeu, ce qui ne constitue pas en soi une nouveauté puisque d’autres séries ont emprunté le même chemin il y a quelques années déjà comme Need for Speed avec son Autolog. Le titre d’Evolution Studios (MotorStorm) mise donc tout sur l’hyper-connectivité et propose une plate-forme sociale permettant aux joueurs de partager constamment leur expérience, d’envoyer et de recevoir des défis, et de rester informés des résultats de leur équipe et de leurs amis. Le tout dans une interface aussi claire que riche en contenu, parfaitement lisible et compréhensible de tous.
Le but de DRIVECLUB n’est pas uniquement de se confronter à ses amis, c’est aussi de créer son club pouvant accueillir jusqu’à 6 joueurs. La création de club offre un large choix de personnalisations allant du logo de l’équipe aux carrosseries de vos bolides. Au-delà de créer un lien entre les pilotes, les clubs permettent de disputer des compétitions en équipe, de cumuler des points pour le club et de remporter de nouveaux contenus uniquement déblocables via ce mode de jeu.

Solo, pilotage et progression

Très largement orienté coopération, DRIVECLUB ne délaisse pas pour autant ceux qui souhaitent s’amuser seul. Il existe de nombreux challenges (600 au total) que le joueur pourra relever et de courses pouvant être disputées seul contre l’IA. Même si vous décidez de jouer seul à DRIVECLUB, il sera toujours possible de lancer un défi à un ami en particulier ou à un club. Les récompenses s’adaptent en fonction de la nature du challenge, du nombre de participants et du mode de jeu choisi.
Côté pilotage, le titre se trouve à mi-chemin entre simulation et arcade. Sachant que nous ne sommes pas très orienté jeu de course à la base, il nous a été très facile de prendre en main le titre, d’appréhender les trajectoires et d’optimiser nos freinages afin d’éviter de se prendre les rambardes longeant le circuit. D’ailleurs, DRIVECLUB se montre ultra permissif sur les collisions. Que ce soit avec un autre véhicule ou bien avec le décor, on revient généralement très rapidement dans le droit chemin. De même, le titre ne prend pas en compte les différents types de surfaces. Rouler en Norvège ou au Canada sur des routes verglacées ou en Ecosse sur un revêtement détrempé ne procure pas une expérience différente. Il en va de même pour les dégâts. Les voitures peuvent être éraflées, voire complètement abîmées, cela n’aura jamais d’impact sur votre pilotage. Et c’est bien dommage.
Au fur et à mesure, de l’expérience sera distribuée aux clubs et aux joueurs individuellement. Au cours d’une course en équipe, chaque participant accumulera un nombre de points différents en fonction de sa performance. Au-delà de ce qu’il vous est demandé de faire (gagner la course, faire un meilleur temps qu’un autre club, etc), il existe des petits défis venant pimenter chaque course. Ainsi, il sera demandé au joueur d’atteindre une vitesse de pointe très élevée, de conserver une vitesse moyenne plus ou moins importante sur une portion de circuit, d’accumuler des points de drift, de finir un tour en un temps record, de terminer la course dans le top, ou bien de suivre une ligne dessinée sur le circuit dans des challenges de virage. Si tous ces mini-défis permettent de remporter de précieux points, d’autres actions vous en feront perdre comme les collisions ou les sorties de route par exemple.

Technique, circuits et véhicules

Digne de cette génération de console, DRIVEBLUB tient sa promesse visuelle et technique. Avec la modélisation des véhicules, les environnements, le son, l’éclairage lors des courses de nuit, les changements météorologiques – qui n’ont aucun impact sur la conduite rappelons-le – Evolution Studios a vraiment fait du très bon travail. Le jeu est rempli de détails qui font la différence et que la concurrence ne propose pas. Malgré tous les détails apportés au jeu, les temps de chargement sont insignifiants. Vous n’attendrez pas plus de 15 secondes pour commencer à jouer.
Un patch devrait arriver prochainement afin de proposer le mode photo et la météo. Le joueur aura la possibilité de choisir le moment de la journée où se déroule la course ainsi que la météo. En ce qui concerne le niveau de précipitation atmosphérique, on pourra utiliser une jauge qui va de 0 à 100 %. En termes de réalisme, on pourra apprécier le fait qu’il soit impossible d’avoir de la neige en Inde, ou bien d’avoir du soleil en Ecosse. Non, on plaisante pour le soleil en Ecosse.
Pour être tout à fait complet, DRIVECLUB propose 55 tracés sur des routes authentiques du Canada, de la Norvège, de l’Inde, du Chili et de l’Écosse. Le garage est composé de plus 50 véhicules des plus grandes marques automobiles. D’autres circuits et véhicules viendront s’ajouter via différents DLC gratuits et payants que les développeurs n’ont pas encore conçu. En effet, le titre proposé aujourd’hui par Evolution Studios n’est qu’ « une base » qui sera enrichi grâce à l’expérience des joueurs. Les développeurs auront de manière permanente une visibilité sur la manière dont les joueurs utiliseront le titre et feront évoluer le jeu dans ce sens.

Verdict

Qualités
+ Technique et graphismes
+ Les défis pendant la course
+ Le challenge permanent
+ Accessibilité et durée de vie

Défauts
– Permissif sur les collisions
– Les changements météorologiques et les dégâts sur le véhicule n’ont aucun impact sur la conduite

Avis
Visuellement et techniquement, on peut dire que DRIVECLUB est une réussite. On appréciera le challenge permanent et les défis proposés pendant les courses. Le titre est accessible à tous et propose une durée de vie presque illimité. On regrettera le manque d’impact sur la conduite des dégâts et de la météo, mais c’est peut-être parce que le titre ne se veut pas tout à fait simulation ni tout à fait arcade…

Vraiment Sympa

Aucun commentaire

Vous devez vous connecter pour laisser un commentaire.