Test – Drakengard 3

Le retour de certaines licences est attendu depuis fort longtemps par les joueurs. D’autres franchises en revanche ont plus ou moins été oubliées malgré des opus qui ont pu marquer une partie du public. C’est le cas de Drakengard qui a notamment connu son heure de gloire grâce à son spin-off Nier sorti en 2010. Cette année marque son retour via un troisième opus servant de préquelle à la saga. Mais est-ce un retour gagnant ? Nous allons le découvrir dans les prochaines lignes.

Dusk Maiden of Amnesia

Jadis les 5 invocatrices sauvèrent le monde grâce au pouvoir de leur chant. Toutefois la paix qui règne depuis est menacée le jour où l’aînée des 5 sœurs, Zéro, décide de les tuer. Mais le conflit à venir ne cacherait-il pas de sombres secrets ? Vous l’aurez sans doute compris, nous incarnerons ici Zéro dans sa quête pour décimer ses sœurs. À cette fin, elle pourra compter sur l’aide de Mikhail un puissant dragon blanc. Il faut compter une quinzaine d’heures pour terminer la route principale de l’aventure. Toutefois, l’histoire sera loin d’être achevée. En effet avant d’affronter le « true last boss » du jeu, il faudra compléter les 3 routes supplémentaires qui se débloqueront une fois celle en cours terminée, ce qui rajoute une dizaine d’heures supplémentaires au titre. Au niveau du gameplay, les habitués de la série ne seront pas dépaysés car le titre reprend les mêmes mécaniques de jeu que ses prédécesseurs, à savoir un mélange de beat’em all, de jeu de rôle, de shoot’em up et de jeu d’action.

Drakengard 3 - Screenshot 2

Seiyū, say me

La bande-son de Drakengard 3 a été composée par Keiichi Okabe qui avait déjà opéré sur Nier. Les différents morceaux collent plutôt bien à l’univers et renforcent l’immersion. Du côté des doublages et du sous-titrage, le titre est entièrement doublé en anglais, mais rassurez-vous les sous-titres français sont présents. Les doublages anglais ne sont pas mauvais, bien au contraire, mais les amateurs des doublages originaux en japonais regretteront cependant que ceux-ci ne soient proposés qu’en DLC. Petit détail amusant sur les doubleuses qui ont opéré sur le jeu, Kirijō Mitsuru issue de la saga Persona a été doublée par Tara Platt, la doubleuse américaine de Zéro, et par Rie Tanaka, la doubleuse japonaise de One.

Drakengard 3 - Screenshot 3

It’s Not My Fault That I’m Not Popular !

Malheureusement Drakengard 3 n’est pas exempt de défauts. Le jeu pêche d’abord par son aspect graphique daté. De plus, le titre souffre de baisses de framerate qui cassent la fluidité de l’action. Celles-ci interviennent notamment lorsqu’il y a beaucoup d’ennemis à l’écran. La gestion de la caméra peut également être une prise de tête. En effet, il arrive qu’elle s’affole lorsque nous affrontons un adversaire préalablement ciblé avec R1. Ce problème de caméra apparaît plus fréquemment lors des phases où nous contrôlons Mikhail. Pour finir, l’IA alliée pose également quelques soucis. Il ne faudra donc pas vraiment compter sur les disciples qui accompagnent Zéro car ils ont notamment la fâcheuse tendance de courir contre les murs. L’ensemble de ces défauts confère au titre un petit côté jeu rétro, mais cela ne plaira sans doute pas à tout le monde.

Verdict

Qualités
+ la bande-son
+ le thème principal interprété par Aoi Eir
+ le scénario

Défauts
– les doublages originaux en DLC
– les soucis techniques
– le true last boss

Avis
Drakengard 3 déçoit d’un point de vue technique. Pourtant si nous arrivons à faire abstraction des défauts du titre, nous nous rendons compte qu’il offre malgré tout une aventure intéressante à parcourir.

Sans Plus

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