Test – Don’t Starve : Console Edition

Sony l’avait annoncé, la PS4 fera la part belle aux jeux indés. Et c’est bien parti avec l’arrivée de Don’t Starve sur le PSN. Un titre surprenant et atypique qui a rencontré un fort succès sur PC l’année dernière.

L’autre monde

Lors de votre première partie, vous incarnez Wilson, une sorte d’apprenti sorcier qui, à la suite d’une expérience ayant mal tourné, se retrouve propulsé dans un monde étrange. Ce monde à la patte-graphique particulière qui évoque immédiatement l’univers burtonien se compose de différents environnements possédant chacun leurs propres écosystèmes et ressources. Comme le titre le laisse entendre, le but du jeu sera alors de réussir à dompter ces différents environnements pour ne pas mourir de faim. Ou devrait-on dire pour ne pas mourir tout court.

Man Vs. Wild

Car les possibilités de mourir sont nombreuses dans Don’t Starve et une fois votre ventre rempli, vous devrez surmonter des dangers variés comme la nuit, le froid ou les animaux sauvages… Pour cela, il vous faudra récolter les matières premières nécessaires pour crafter des objets de plus en plus évolués allant du feu de camp à la ferme en passant par le piège à lapin ou le chapeau. Si les mécaniques de base rappellent immanquablement Minecraft, le titre de Klei Entertainment s’en différencie radicalement dans le fond laissant de côté l’aspect Lego pour se concentrer à 100% sur la survie.
Pour ce faire, vous devrez constamment surveiller trois jauges indiquant l’état de votre personnage. La satiété que vous pourrez remplir en mangeant, la santé qui indique votre état physique et la jauge de folie qui reflète quant à elle votre état psychologique. Plus cette dernière se vide, plus votre perception de l’environnement se modifie laissant apparaître de nouveaux monstres mais aussi de nouveaux matériaux à collecter. Attention cependant à ne pas la laisser se vider complètement ce qui pourrait entraîner votre mort.
Un autre facteur important à prendre en compte est le temps qui passe. En effet celui-ci s’écoule relativement vite et vous laisse peu de temps pour flâner. Il vous faudra constamment surveiller l’horloge indiquant les cycles jour/nuit ou vos jauges d’état pour vous assurer de remplir les objectifs que vous vous êtes fixés avant l’arrivée d’un événement mortel. On pestera au passage contre un inventaire un peu fouillis et peu lisible qui, à certains moments, nous fait perdre de précieuses secondes lors de la recherche d’un élément particulier.

Seul au monde

Vous l’aurez compris la mort est un élément omniprésent dans le jeu et que vous le vouliez ou non, vous n’y échapperez pas. Car Don’t Starve est une sorte de Die and Retry puissance mille qui vous impose de reprendre la partie à zéro après chaque échec. En fait dès le début du jeu vous serez lâché dans la nature avec une seule indication : « Ne mourrez pas de faim ». Si certains pesteront contre ce procédé, force est de constater qu’il contribue grandement à l’immersion et à l’identification au personnage. En effet, le joueur découvre le monde et ses mécaniques en même temps que Wilson. A vous de trouver lors de la prochaine partie comment surmonter l’épreuve qui vous a été fatale lors de votre essai précédent.
Pour corser un peu les choses, le monde dans lequel vous évoluez est généré aléatoirement au début de chaque partie et n’est jamais deux fois le même. On notera à ce niveau le caractère assez injuste de certaines maps qui vous « imposeront » une mort idiote due par exemple à l’absence inexpliquée d’un élément indispensable à votre progression. Il vous sera tout de même possible de modifier certains facteurs de création comme la présence plus ou moins importante de monstres mais cela influera aussi sur les ressources associées … Pour faire passer la pilule, chaque partie vous octroie à votre mort un certain nombre de points d’expérience vous permettant de débloquer de nouveaux personnages jouables disposant chacun de caractéristiques spécifiques comme la résistance au feu ou une force décuplée. On notera enfin que le jeu inclus également des quêtes cachées qui offrent au titre un semblant de scénario. Mais comme tout le reste dans Don’t Starve, il vous faudra les découvrir par vous-mêmes.

Verdict

Qualités
+L’ambiance burtonienne
+ Chaque partie est une nouvelle expérience

Défauts
– L’absence de traduction française
– L’aspect aléatoire parfois frustrant
– L’inventaire trop fouillis

Avis
Don’t Starve fait partie de ces ovnis vidéoludiques qui cumulent les qualités de leurs défauts. Difficilement abordable de prime abord il captive et émerveille ceux qui acceptent d’essayer de le dompter. Au final on adore ou on déteste. Nous on adore !

Captivant

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