Test – DmC Devil May Cry

Sauveur de l’humanité

La fin du monde prédite par les Mayas n’a pas eu lieu. Mais qui nous a donc sauvés de la destruction ? Dante, évidemment ! Quel Dieu pourrait décemment nous priver de son retour sur consoles HD ? Après un 4ème opus où il n’était qu’à moitié présent, Capcom relance sa franchise phare du beat’em all, avec un reboot réalisé cette fois-ci par les anglais de Ninja Theory, studio qui n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, les Britanniques avaient déjà œuvré sur Heavenly Sword au lancement de la PS3 et plus récemment sur Enslaved : Odyssey to the West.

DmC Devil May Cry - Screenshot 1

Avec mon couteau suisse, je ne crains personne

Le scénario nous place quelques années avant le 1er opus de la série. Dante, arrogant et désinvolte, vit dans une caravane. C’est alors qu’une voix nous sort de notre torpeur matinale et l’aventure commence à tombeau ouvert dans les Limbes, où nos amis démons nous attendent pour un réveil de tous les diables !
Dès le début, le gameplay (toujours aussi nerveux et complet) permet de profiter du petit arsenal de base, qui sera enrichi tout au long de l’aventure par de nouvelles armes et compétences. Sans surprise l’upgrade de ces dernières se fera de manière classique, grâce à l’obtention de points d’améliorations déterminés par votre style au combat mais aussi selon le temps qu’il vous faudra pour finir les chapitres et les objets à récolter. En résultera alors une notation qui ne révolutionne pas le genre : vous serez toujours gratifié d’une note allant de D (essaie encore) à SSS (tu es démoniaque).
Tout cela est complété par un bestiaire diversifié même si certains ennemis se voient recyclés avec un bouclier ou un attribut supplémentaire. Mais ne vous y trompez pas, ces changements vous obligeront à jongler avec vos techniques et armes obtenues : après tout, on ne s’improvise pas chasseur de démons.
Nouveauté sensible, les missions secrètes. Celles-ci seront à débloquer via l’obtention de clés trouvées durant l’exploration des différents niveaux, tout comme d’autres items également présents afin de garantir votre progression.
Rien à dire côté graphismes, le travail accompli nous plonge dans les différents lieux avec ravissement, et l’ambiance visuelle de chaque niveau est bien marquée même si les environnements traversés restent somme toute classiques, étant donné que l’on évolue dans un milieu urbain. Un soin particulier a été apporté à certains d’entre eux et les rend bien identifiables. On regrettera toutefois que des textures aient du mal à s’afficher rapidement, ainsi que des temps de chargement – un peu longs – entre chaque chapitre, morcelant du coup la progression.

DmC Devil May Cry - Screenshot 2

Du bon son pour aller au charbon

L’ambiance sonore apporte un plus indéniable à l’expérience vidéoludique, grâce aux groupes Noisia et Combichrist. La musique et les bruitages donnent encore plus de dynamisme et d’immersion lors des combats, même si celle-ci peut devenir répétitive par moment. On remarquera aussi un décalage dans le doublage lors de certaines cinématiques, dû à l’absence de sélection de la langue, ainsi qu’un volume sonore trop présent, rendant difficile la compréhension des dialogues. Un petit réglage et hop le plaisir de jeu est de retour.

Un retour réussi

Dante est bel et bien de retour, mais pas pour nous jouer un mauvais tour. La synergie entre graphismes aboutis, musiques immersives et gameplay robuste donne à ce reboot tout ce qu’il faut pour convaincre les derniers sceptiques. En conservant ce qui a fait de Devil May Cry une grande franchise du genre, ce rajeunissement permettra de lever les zones d’ombres sur le passé de Dante, d’autant que le scénario rejoint parfaitement celui du 1er jeu de la série. Pour les plus chevronnés, les statistiques online permettront d’augmenter la durée de vie du soft.

 
On aime
+ Dante
+ Le gameplay complet
+ La musique

On aime moins
– Les 7 modes de difficulté
– L’absence de VO
– Temps de chargement longs

Verdict
En conservant l’identité de la série, ce DmC apporte un peu de fraîcheur et ravira les afficionados du chasseur de démons. Pour les plus jeunes, la sortie l’année dernière des trois premiers opus dans la
collection HD Classic permettra de continuer la chasse. Cerise sur le gâteau, quelques références à notre monde bien réel (film ou émission de TV) lui confèrent un aspect familier. Les démons seraient-ils parmi nous ?

Captivant

Test rédigé par R_W_A (Fun&Zen)

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