Test – Deus Ex : Human Revolution

Nous sommes en 2027, vingt-cinq ans avant le premier Deus Ex. Vous êtes Adam Jensen, le chef de la sécurité de Sarif Industries, l’une des plus grandes sociétés de biotechnologie.

A l’aube du transhumanisme où les multinationales se livrent une guerre concurrentielle des augmentations cybernétiques sans merci, un groupe de puristes, les « Purity First » comme on les appelle, considère ces évolutions technologiques contre nature.
Suite à la violente attaque de votre entreprise – oui, car votre employeur, c’est le méchant, vilain, pas beau, qui se prend pour Dieu – vous êtes laissé pour mort par les terroristes venus enlever votre ex petite amie et abattre tous les chercheurs. David Sarif, votre employeur, n’a pas d’autre choix que de vous augmenter physiquement avec des prothèses cybernétiques pour vous sauver la vie.
Vous voilà entre deux camps à enquêter sur l’identité des coupables et les raisons de cette attaque. Au cœur du complot, vous devrez faire des choix qui vont décider du destin de l’humanité.

 
Bienvenue à Detroit
Vous démarrez votre périple à Détroit, lieu du siège social de Sarif Industries. Adam mènera à bien les missions principales assignées par son employeur, mais se livrera aussi à sa propre enquête via diverses missions secondaires facultatives dans un monde ouvert. De quoi occuper une trentaine d’heure de jeu les plus fouineurs et une vingtaine d’heures les moins curieux. Cette affaire vous mènera aux quatre coins du monde, du siège social d’une multinationale aux dédales des égouts de Hengsha (en Chine), en passant par Montréal… mais je ne vous en dis pas plus pour préserver le scénario captivant et riche en rebondissements.

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Un FPS pas comme les autres
Dans Deus Ex : Human Revolution, vous pouvez aborder chaque situation de plusieurs façons différentes. De la manière furtive tel un Metal Gear Solid, à la manière d’un FPS tel un bourrin en tirant sur tout ce qui bouge ou encore en soudoyant ou convainquant votre interlocuteur de plusieurs manières différentes. A mon sens, la première méthode reste la plus prudente et la plus efficace. Associez à cela une bonne force de persuasion et vous parviendrez sans difficulté à vos fins.
En outre, vous pouvez emprunter différents chemins pour atteindre votre destination, en vous faufilant par des conduits d’aération, en piratant des terminaux, en passant par les égouts et les toits ou encore en vous débarrassant d’un individu gênant. Les déplacements se font en vue à la première personne, mais Adam se montre à la troisième personne lorsque vous utilisez le système de couverture. Une fois à couvert derrière tout type d’abri : mur, caisse, véhicule, carton, … attention au type d’ennemi rencontré : à vous de bien choisir votre arme ou augmentation à utiliser pour ne pas voir la cavalerie arriver.

 
Augmenter ou ne pas augmenter…
Vous avez le choix – si, si – de dynamiser les prothèses cybernétiques d’Adam ou de ne pas le faire, à la manière d’un puriste ou d’un adepte des augmentations. Si vous êtes partisan, utilisez les points de dynamisation que vous trouverez, achèterez dans les cliniques Amplib ou que obtiendrez après avoir acquis un certain nombre de points d’expérience. Si vous êtes anti-augmentation, vous devrez alors user des armes qui sont disséminées sur le terrain ou les acheter sur les marchés parallèles.
Les augmentations vous permettront néanmoins de passer certaines situations plus aisément grâce au camouflage optique (rendant invisible), à la vision infrarouge (permet-tant de voir à travers les murs), au piratage furtif (évitant d’être repéré) ou encore à la résistance au gaz et aux grenades aveuglantes. Vous avez à votre disposition un grand nombre d’augmentations en tous genres pour chaque partie du corps : cerveau, yeux, bras, torse, dos, jambes.
L’IA est assez efficace alors il vaut mieux se servir de ces prothèses : les ennemis savent vous prendre à revers, faire venir du renfort, vous repérer et vous tirer dessus dans un conduit d’aération… bref, ne les sous-estimez pas !

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Il y a des points négatifs ?
Côté graphique, Deus Ex : Human Revolution est assez réussi. Cependant on notera une mauvaise gestion des ombres. La synchronisation labiale n’est pas du tout adaptée au doublage français mais heureusement, la bande son est excellente avec des musiques futuristes envoûtantes collant parfaitement à l’ambiance du jeu. Les temps de chargement peuvent atteindre une bonne dizaine de secondes, hachant le rythme de l’aventure lors de déplacements entre plusieurs zones.

 
Le bilan
Au final, même si Deus Ex compte un certain nombre d’imperfections – quel jeu n’en a pas ? On vous le demande – la liberté offerte par le jeu est originale. Le fait de pouvoir approcher les missions sous différents angles est passionnant. La durée de vie est plus que convaincante. Les musiques futuristes nous plongent parfaitement dans l’ambiance. Vous ne risquez pas de vous ennuyer avec Deus Ex : Human Revolution. L’histoire est accrocheuse et la liberté offerte dans l’approche des missions renouvelle sans cesse l’intérêt. Cependant, il est à noter que l’univers du jeu est particulier et est destiné à un public bien ciblé.

 
Points forts
+ Histoire accrocheuse
+ Liberté d’action dans un monde ouvert
+ Bande son futuriste collant parfaitement à l’ambiance

Points faibles
– Le doublage français
– Les temps de chargement
– Gestion des ombres

Appreciation générale
Vous ne risquez pas de vous ennuyer avec Deus Ex : Human Revolution. L’histoire est accrocheuse et la liberté offerte dans l’approche des missions renouvelle sans cesse l’intérêt. Cependant, il est à noter que l’univers du jeu est particulier et est destiné à un public bien ciblé.

Plaisir de jeu
19/20

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