Test – Child of Light

L’annonce il y a quelques mois d’un RPG en 2D à scrolling horizontal par les créateurs de Far Cry 3 pouvait prêter à sourire. Mais rapidement les screens et vidéos de gameplay partagés par les équipes de développement ont laissé entrevoir un titre intriguant au potentiel indiscutable ! Disponible dès à présent contre une quinzaine d’euros via le PSN, que vaut au final ce fameux Child of Light ?

Une idée lumineuse

Vous incarnez Aurora, une jeune autrichienne qui vient de décéder et se réveille dans le monde étrange de Lemuria qu’une sombre Reine Noire a plongé dans les ténèbres en dérobant les étoiles, la Lune et le Soleil. Hormis son père noyé dans le désespoir, Aurora devra retrouver les astres disparus et rendre à Lemuria son éclat d’antan ! Pour cela elle sera accompagnée dans son périple par une luciole du nom d’Igniculus. L’occasion pour ceux qui le désirent de demander à un(e) ami(e) de les épauler dans l’aventure, un joueur pouvant prendre le contrôle d’Aurora et l’autre celui de la luciole ! Une vraie bonne idée qui permet par exemple de partager cette aventure poétique avec votre moitié. A défaut, Aurora pourra être contrôlée via le stick gauche de votre DualShock 4 et Igniculus via le stick droit. Cela apporte un véritable aspect stratégique puisqu’outre éclairer les zones sombres Igniculus permet également d’aveugler les ennemis pour mieux les prendre par surprise, de désactiver temporairement les pièges ou de soigner Aurora et ses compagnons lorsqu’ils sont blessés. Il pourra également récupérer des éléments d’apparence inaccessibles ! Bien entendu, les capacités d’Igniculus ne sont pas illimitées et il vous faudra régulièrement récolter des vœux pour recharger sa barre de lumière, source de ses pouvoirs ! A noter qu’à l’instar de Rayman avec les Lums, récolter les vœux dans un ordre défini pourra permettre de débloquer des bonus non négligeables !

Child of Light - Screenshot 1Child of Light - Screenshot 2

Un gameplay soigné

La progression générale du jeu s’effectue par des phases d’exploration dans des décors 2D qu’Aurora parcourra à tire d’aile. Ce mode de déplacement qui donne au joueur le sentiment de contrôler une fée contribue grandement à l’aspect poétique du soft. Fortement inspiré par les RPG japonais, Child of Light est également rythmé par de nombreux combats au tour par tour. Ces derniers, assez classiques dans le fond, possèdent une part importante de stratégie qui vous permettra, si vous gérez bien votre temps, d’interrompre les attaques ennemies. Ici encore Igniculus sera mis à contribution puisqu’il possède la capacité de ralentir la progression d’un ennemi et pourra vous aider, avec un peu de pratique, à placer votre attaque au moment le plus judicieux ! Le titre propose deux modes de difficulté pour les combats, cette dernière pouvant être modifiée à tout moment de l’aventure. Le jeu ne représentant pas un défi insurmontable, nous vous conseillons d’opter de base pour le mode difficile surtout si vous êtes un habitué de RPG. En plus des classiques arbres d’évolutions vous permettant d’améliorer vos personnages en dépensant les précieux points de compétence glanés au passage de chaque niveau, on notera la possibilité de booster les compétences d’Aurora et de ses compagnons en les équipant d’Oculis, pierres aux propriétés magiques. Si les Oculis de base pourront être récupérés facilement aux détours des chemins de Lemuria, il vous faudra les fusionner entre eux pour fabriquer les plus puissants ! Et si une pierre venait à vous manquer pour la confection de celui de vos rêves, il vous est toujours possible de procéder à des échanges avec vos amis, sympa ! Malheureusement ces Oculis représenteront les seuls équipements disponibles pour vos personnages qui utiliseront les mêmes armes et armures du début à la fin de l’aventure.

Child of Light - Screenshot 3Child of Light - Screenshot 4

Une véritable œuvre d’art

Plus qu’un classique RPG, dans Child of Light ce sont ses graphismes magnifiques qui donnent l’illusion d’une aquarelle en mouvement ! On avait déjà vu l’UbiArt Engine à l’oeuvre avec Rayman mais le moteur d’Ubisoft permettant d’animer des dessins va ici encore plus loin et offre au titre un cachet poétique indéniable ! Cet aspect est fortement renforcé par les sublimes musiques composées par l’artiste québécoise Coeur de Pirate qui vous accompagneront tout au long de l’aventure ! Si certains doutaient encore que le jeu vidéo puisse être considéré comme une œuvre d’art ils en auront probablement ici la preuve indiscutable. Les scénaristes ont également réussi l’exploit de caresser notre âme d’enfant en écrivant en rimes tous les textes du jeu. Le joueur aura ainsi pendant 15h environ le sentiment d’évoluer dans un véritable conte.

Verdict

Qualités
+ Les graphismes somptueux
+ Les musiques envoûtantes
+ Les textes teintés de magie
+ L’aspect stratégique des combats

Défauts
– L’absence d’équipement
– Quand ça s’arrête

Avis
Réaliser un RPG de type japonais en 2D et scrolling horizontal en utilisant l’UbiArt Engine était un pari osé que les équipe d’Ubisoft relèvent haut la main en frôlant le sans faute ! Child of Light est l’une de ces perles poétiques à la réalisation impeccable que l’on aimerait voir plus souvent. La preuve s’il en faut que le jeu video est bel et bien le 10ème art.

Jeu de rêve

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