Test – Call of Juarez Gunslinger

Le Far West, vous connaissez ? Le grand Ouest américain de la moitié du XIXe siècle jusqu’au tout début du XXe très bien mis en valeur par Sergio Leone et le cultissime Clint Eastwood. Ce nouveau Call of Juarez abandonne l’Amérique latine de The Cartel pour revenir aux fondamentaux : le grand Ouest, les revolvers, la dynamite et les duels les yeux dans les yeux !

Pendez-les haut et court

Tout commence lorsque Silas Greaves arrive dans un saloon, se met à table et commence à boire tranquillement un verre. Un jeune gars vient vers lui en sortant de sa poche une revue avec sa tête en première page où il est raconté l’histoire de Silas. Oui, c’est un homme déjà connu de son vivant. Silas se rend compte que ce qui est dit sur son compte est plutôt faux et se propose de la raconter au jeune garçon et aux quelques personnes venues à sa table.
Nous apprenons donc que la vie de Silas est guidée par la vengeance. Ses deux frères ont été abattus par un groupe de hors-la-loi et il se décide à partir en quête de leurs assassins.
Les niveaux sont vastes et longs, sachant que Silas raconte son histoire tout le long et que certains lui posent des questions ou remettent en doute son histoire, il arrivera que des éléments de décors se matérialisent sous nos yeux ou qu’un retour en arrière se présente pour nous faire vivre une même scène d’un autre point de vue. Cet aspect est vraiment intéressant et ne nuit pas à la jouabilité.

Call of Juarez : Gunslinger - Screenshot 1

Il était une fois dans l’Ouest

Dans Call of Juarez Gunslinger, nous évoluons donc uniquement dans l’Ouest américain. A travers la quinzaine de niveaux, on découvre différents décors et ambiances. On se retrouve dans des villages typiques de l’époque, dans des marais où les moustiques font la loi, dans des convois ferroviaires et même à la montagne !
A notre disposition nous avons principalement des revolvers six coups, les fameux Colt. Il en existe différents types, le Quickshooter qui tire très vite mais inflige des dégats modérés, le six-shooter qui dispose d’une vitesse de tir et d’une puissance de feu moyennes et le Ranger qui tire loin avec pas mal de puissance, mais dont la rapidité est en deçà des autres modèles. Nous avons aussi des armes d’épaules comme des fusils ou des carabines. Les fusils peuvent tirer loin et de manière précise et les carabines sont plus faites pour le combat rapproché, chacun étant disponible en version canon scié ou non. Enfin à quelques reprises dans l’aventure on aura à notre disposition les fameuses mitrailleuses Gatling qui tirent rapidement et de manière automatique ! Très jouissifs comme moments !

Call of Juarez : Gunslinger - Screenshot 2Call of Juarez : Gunslinger - Screenshot 4

Le bon, la brute et le truand

Comme dit plus haut, des duels seront bel et bien présents. Souvent en fin de niveau de manière à ponctuer la traque de l’un des gringos que Silas recherche. Le déroulement d’un duel est relativement simple. Les deux hommes se font face, la main prête à dégainer et notre regard doit rester focalisé sur le regard de l’autre. Plus la focalisation est importante et plus un zoom apparaîtra. Il ne faut pas oublier de garder la main près du Colt avec le stick gauche afin de ne pas perdre en rapidité.
Au bout de quelques secondes on ressent nos battements de cœur, c’est le moment où on va pouvoir commencer à tirer. Un duel peut être remporté de deux manières, à la loyale ou non. Si on veut marquer plus de points, il faudra jouer à la loyale et attendre que l’adversaire dégaine en premier. A la déloyale, on tire avant que l’autre ne bouge le petit doigt mais on ne gagne pas toute l’expérience possible.
Il est même possible de faire des duels à trois, et là on se retrouve comme Clint Eastwood dans le cimetière à la fin du film « Le bon, la brute et le truand ».

Call of Juarez : Gunslinger - Screenshot 3

Et pour quelques dollars de plus

Côté réalisation technique, les environnements sont jolis, plus jolis même que dans les Dead Island du même studio aux commandes ici. On se surprend de temps en temps à regarder le paysage et le vent souffler à travers les arbres. La patte graphique est à mi-chemin entre le réalisme et le cel-shadding, ce qui colle bien à l’ambiance.
Niveau sonore c’est vraiment bien maîtrisé, les musiques nous replongent dans les westerns spaghettis des années 60 et 70, on entend les balles siffler autour de nous et les ricochets sur les parois !
On pourra regretter une IA digne des fêtes foraines où les ennemis se cachent, puis tirent toujours du même endroit avec les mêmes timings.
La durée de vie du jeu est moyenne, il faut compter une dizaine d’heures maximum pour en voir le bout. Sachant qu’il y a des secrets à trouver et un arbre de compétences à développer, la rejouabilité est grande. La présence d’une « nouvelle partie + » avec des ennemis plus coriaces nous permet donc de chercher ce qu’il nous manque. Il existe ainsi un mode Duels où on pourra tenter d’enchaîner 15 duels avec un nombre limité de vies. Les amateurs de scoring seront donc tentés d’y arriver sans perdre une vie et avec des temps records !

 
On aime
+ L’univers western spaghettis très fidèle
+ La bande-son qui colle très bien au genre
+ Les duels

On aime moins
– L’IA version fête foraine
– Les temps de chargement très longs

Verdict
Call of Juarez Gunslinger est une véritable bonne surprise. Les amateurs de westerns et de FPS seront conquis par l’ambiance, les musiques et les personnages cultes de cette époque : Jesse James, les Dalton, Billy The Kid ou encore Kid Curry pour ne citer qu’eux. L’arbre de compétences nous permet d’affiner les talents au tir de Silas. Enfin une rubrique « Pépites de vérité » permet de s’instruire un peu sur cette époque, ses hommes et femmes et les techniques de cette période. Un jeu à découvrir.

Captivant

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