Test – Assassin’s Creed III Liberation

Exclusif à la PS Vita, Assassin’s Creed III Liberation est le premier titre de la franchise où l’on incarne une femme, et où on ne contrôle pas son hôte (comme Desmond dans les précédents volets). En effet, le jeu se présente comme une acquisition de la nouvelle version portable de l’Animus, qui permet de revivre l’histoire d’un Assassin, en la personne d’Aveline de Grandpré.
Nous sommes donc, en quelque sorte son hôte, grâce à notre système PS Vita par lequel nous revivons son passé à la Nouvelle Orléans, au beau milieu du 18ème siècle.
Le titre est le premier volet portable de la franchise à avoir été développé par un studio interne d’Ubisoft, Ubisoft Sofia (Bulgarie), au contraire des précédents volets. Cela est-il un gage de qualité et de fidélité à la franchise ?

Assassin's Creed III : Liberation - Combats contre plusieurs ennemis

L’Histoire est notre terrain de jeu

Le titre propose un mode « scénario », ainsi qu’un mode « multijoueur », une interface « Near » mais également un onglet « bonus ». Comme dans les précédents volets de la saga, le scénario se présente sous la forme de séquences ADN. Il se développe sur 9 séquences, avec en plus des séquences additionnelles comme la libération d’esclaves ou la recherche du citoyen E (l’élimination de l’ensemble des citoyens E permet d’ailleurs de découvrir la vraie fin).
Le mode « multijoueur » propose une expérience de « géosimulation » déroutante, qui se révèle peu ou pas passionnante. En effet, après avoir sélectionné les assassins ou les agents Abstergo, on doit étendre notre empire sur le monde en envoyant nos soldats au combat. Il n’y a malheureusement pas de rythme, et surtout, les actions sont seulement textuelles. Seuls les aficionados des trophées prendront la peine de s’attarder sur ce mode, les autres passeront leur chemin après un essai.
L’interface « Near » permet de visualiser certains objets (pièces, broches et autres livres) obtenus au cours de l’aventure, ou de les échanger avec nos amis. Cependant, il est malheureusement impossible d’observer plus en détails les objets. Enfin, l’onglet bonus permet de réaliser une connexion avec un système PlayStation 3 (si l’on possède également le jeu « Assassin’s Creed III »). On débloque ainsi pour Aveline le tomahawk de Connor ainsi qu’une séquence supplémentaire permettant de contrôler Connor sur cet opus PS Vita.

Assassin's Creed III : Liberation - Screenshot 3

Reine des marais

Aveline est clairement une digne et fière représentante des Assassins. Elle use de ses qualités athlétiques pour se déplacer dans les 3 lieux traversés (la Nouvelle-Orléans, le bayou et enfin les ruines de Chichen Itza au Mexique). Le maniement d’Aveline est simple et rapide, on retrouve vite les marques et repères acquis lors des parties sur consoles de salon. Comme ses illustres compères, elle peut user de ses lames secrètes pour éliminer ses ennemis ou se dissimuler dans les bottes de foin après avoir réalisé un superbe saut de la foi. A noter que les fonctionnalités tactiles de la console permettent de cibler un personnage, de dérober de l’argent ou même de naviguer sur la carte du niveau traversé. Là où la belle innove, c’est sur la possibilité de changer son apparence en fonction des situations. Il est ainsi possible de revêtir trois types tenues (dont une apparence de dame, d’Assassin ou d’esclave), chacune d’elle ayant bien évidemment des avantages comme des inconvénients. Enfin, ajoutez à cela un (discret) mode exclusif à cet opus où l’on doit gérer une flotte de navires, et vous obtenez un ensemble avec des formules qui ont fait leurs preuves par le passé et qui sont toujours efficaces.

Assassin's Creed III : Liberation - Screenshot 1

Que les Iwas vous guident…

Ce qui frappe dès la première minute de jeu, c’est que l’on joue vraiment à un volet de la saga Assassin’s Creed sur une console portable. Les graphismes respectent la charte et la qualité de la série, avec la présence de lieux mais aussi de personnages historiques, d’un affichage à perte de vue des lieux à traverser ainsi qu’une foule dense et variée en ville. Les feuilles tombant des arbres ou les papillons virevoltants dans le bayou sont autant d’éléments qui flattent nos rétines au cours de l’aventure. Le titre offre un bel habillage aux joueurs ainsi qu’une agréable ambiance musicale, totalement dans le ton et la lignée de la série.

Le péril est dans le foin

Abstergo n’a vraisemblablement pas eu le temps de pousser les tests dans les derniers retranchements, car le titre n’est pas exempt de bugs et autres soucis au cours de l’aventure. On rencontre ainsi des Personnages Non Joueurs qui traversent les murs, des fonctionnalités tactiles douteuses, des corruptions de sauvegarde, des musiques ou bruitages qui tournent en boucle… l’Animus va vraiment vous en faire voir de toutes les couleurs. Cela préjudicie malheureusement à l’expérience de jeu, mais Ubisoft est conscient de ces problèmes et a déjà proposé un patch. Un second devrait normalement arriver bientôt.

Assassin's Creed III : Liberation - Screenshot 2

Terminatrice

Assassin’s Creed III Liberation est le digne héritier de la saga. Malgré un nombre non négligeable de bugs, le titre n’en reste pas moins agréable voire indispensable pour les fans de la franchise.
On tombe rapidement sous le charme de la redoutable Aveline De Grandpré, aussi belle que dangereuse, que l’on dirige avec aisance grâce au double stick analogique de la console. On peut reprocher au titre une certaine linéarité, cette dernière étant propre à la franchise d’ailleurs (avec en tête d’affiche les soldats qui attendent leur tour lors des phases de combat).
Néanmoins, le plaisir de jeu est immédiat, les 9 séquences ADN se bouclent rapidement autour d’une histoire peu surprenante mais agréable à découvrir.

On aime
+ Un véritable Assassin’s Creed sur console portable
+ Un personnage et une histoire exclusive

On aime moins
– Les (trop) nombreux bugs rencontrés.
– Le faible nombre d’environnements traversés.
– Un mode multijoueur peu avenant

Verdict
Assassin’s Creed III Liberation est le digne héritier de la saga. Malgré un nombre non négligeable de bugs, le titre n’en reste pas moins agréable voire indispensable pour les fans de la franchise.

Vraiment sympa

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