Test – Aliens Colonial Marines

Il est jouissif se dire qu’on va pouvoir s’inviter dans l’univers de la saga Alien tellement elle est riche, terrifiante et haletante surtout quand on sait que c’est le studio en charge du développement des deux Borderlands qui est aux manettes. On trépigne d’impatience de tâter ce que ce jeu a dans le ventre !

Dans l’espace, personne ne vous entend crier

Tout d’abord, pour ceux qui sont trop jeunes, voici brièvement l’histoire des films Alien en lien avec le titre de Gearbox. La saga débute en 1979 quand Ridley Scott réalise « Alien, le huitième passager ». Dans un futur assez lointain, une expédition à bord d’un vaisseau spatial reprend le chemin de la Terre lorsqu’elle est confrontée à un extraterrestre des plus bestial qui aura raison de tout l’équipage à l’exception d’Ellen Ripley. Dans le second épisode, « Aliens, le retour » réalisé par James Cameron en 1986, Ellen Ripley embarque à bord du Sulaco avec des Marines coloniaux et retourne sur LV-426, la planète d’où viennent les aliens afin de sauver des scientifiques présents sur place pour étudier les extraterrestres. Malheureusement, une nouvelle fois, ça se passe mal et un xénomorphe (le nom donné aux aliens) s’introduit à bord du vaisseau spatial Sulaco.

Aliens : Colonial Marines - Screenshot 1

Le Sulaco ne répond plus

Le jeu prend place juste après les événements du deuxième film. Une équipe de Marines coloniaux est chargée de monter à bord du Sulaco afin de savoir pourquoi tout contact a été perdu avec le vaisseau. Nous incarnons donc l’un de ces Marines coloniaux. Comme il faut s’en douter, plus personne n’est vivant sur le Sulaco. Les Marines décident alors de quitter le vaisseau en orbite autour de LV-426 pour se poser sur cette planète. On se rend vite compte que des humains, employés par la Weyland-Yutani (société en charge de l’exploration de LV-426), ont décidé d’empêcher les Marines de progresser.

Ca va saigner

Alien Colonial Marines est donc un FPS. Notre Marine nommé Winter est armé de fusils à impulsions, fusils à pompe et autres pétoires. On est souvent accompagné par un ou deux autres Marines jusqu’à la fin du jeu. Cependant, ils ne sont pas bien futés et fonceront dans le tas face à une poignée de xénomorphes ! Le fait que nos amis soient invincibles doit en être la raison… Mais en fait non, car les aliens foncent également tête baissée vers nous. Les seuls à avoir un brin d’intelligence sont les soldats de la Weyland qui, entre deux tirs, se cacheront derrière des éléments du décor.
Pour progresser, on peut donc adopter deux manières. Soit on fonce nous aussi dans le tas pour mettre un peu de piquant dans notre aventure, soit on attend que nos compères nettoient tout pour nous laisser le champ libre. Au choix. Mais dans tous les cas, ça ne nous empêchera pas de terminer la partie en moins de six ou sept heures. Le jeu étant linéaire, il est impossible de se perdre. Pour simplifier, on peut dire qu’on rentre dans un lieu, on tue tout ce qui s’y trouve et on avance jusqu’à la prochaine étape.

Aliens : Colonial Marines - Screenshot 2

Y a t-il un pilote dans l’avion ?

C’est vraiment ce qu’on pourrait se demander. En effet, on vient de voir que l’IA est inexistante, que le jeu est une succession de couloirs et de salles. Le souci est qu’il y a même des bugs de collision : il n’est pas rare de traverser certains éléments du décor. Enfin, les textures ne sont pas jolies à voir. On croirait jouer à l’un des tous premiers jeux sortis sur cette génération de consoles. On aurait bien aimé se consoler avec la bande son, mais là aussi c’est la déception. Les armes font des bruits de jouets et les dialogues ne sont pas à la hauteur des films dont le jeu s’inspire.
On se demande alors ce qu’il a bien pu se passer lors du développement du jeu, car Gearbox ne nous a pas habitué à ça. En fait, le développement a été initialement conduit par TimeGate pendant près de trois ans, mais, à la suite de problèmes en interne, Gearbox a été appelé à la rescousse afin de corriger en trop peu de temps les problèmes techniques présents.

 
On aime
+ L’univers bien retranscrit
+ La modélisation des xénomorphes
+ Les frissons rencontrés ça et là

On aime moins
– La faible durée de vie du jeu
– L’aspect technique dépassé
– La bande son qui manque de vie

Verdict
Ce qu’on peut retenir d’Alien Colonial Marines, cest surtout la cohérence avec l’univers des deux premiers films. Le jeu aurait très bien pu être plus plaisant à jouer si son développement n’avait pas été si perturbé. On pourra se rabattre sur le mode multijoueurs afin de se glisser dans la peau de trois espèces de xénomorphes et lutter contre des joueurs qui auront choisi d’incarner des Marines.
On pourra avoir quelques frissons lors de notre aventure solo avec des xénos qui sortent de conduits d’aération, ça c’est un gros point positif.

Sans plus

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