Test – Akiba’s Trip : Undead & Undressed

Après un premier opus sorti exclusivement sur les PSP japonaises en mai 2011, Akiba’s Trip fait un détour en Occident avec un second opus qui débarque sur PS Vita et PS3. Développé par Acquire, cet ovni vaut-il le détour ? Nous allons le découvrir dans les prochaines lignes.

Yume wa Nandomo Umarekawaru

Otaku dans l’âme, le héros d’Akiba’s Trip pensait avoir fait une bonne affaire en répondant à une annonce lui promettant une figurine rare collector. Il était loin d’imaginer que cela le conduirait à se retrouver attacher sur une table. Sa malchance ne s’arrête pas là car il se retrouve transformer en magaimono, des simili-vampires qui puisent l’énergie vitale des passants. Grâce à l’intervention de la mystérieuse Shizuku qui semble en savoir beaucoup sur les magaimono, notre héros parvient à s’extirper des griffes de ses ravisseurs. Il s’avère que cette dernière est une Yagami, sorte de déesse de la nuit qui combat les magaimono depuis des décennies. C’est ainsi que débute la lutte acharnée de notre héros contre les viles créatures qui menacent Akihabara. Il faut compter une quinzaine d’heures pour venir à bout de l’aventure principale et débloquer l’une des nombreuses fins que propose Akiba’s Trip. Les différents choix effectués lors des dialogues présents dans le jeu ont une influence sur celles-ci.

Sore wa sore, kore wa kore

Intégralement doublé et sous-titré en anglais, Akiba’s Trip propose également les doublages originaux japonais. L’un des principaux points forts du jeu vient de la fidélité dans le reproduction du célèbre quartier de Tokyo et de son ambiance si particulière. Les habitués n’auront aucun mal à reconnaître le Club Sega et certaines boutiques dont E-Book, Kotobukiya, Sofmap, le Gundam Café et le Super Potato. Le théatre d’un célèbre groupe d’idol est également présent dans le titre sans être explicitement nommé. À noter que nous retrouvons également les écrans de TV sur les devantures des boutiques, ainsi que les véritables publicités qu’ils diffusent. Parmi les PNJ présents dans le jeu, il n’est pas rare de croiser des maids, des otakus, des Fujoshi ou encore des cosplayeurs. Ce n’est certes qu’un détail, mais nous pouvons toutefois regretter l’absence de miko sachant qu’un temple est présent. Enfin Akiba’s Trip propose de nombreuses références à la japanimation et aux jeux vidéo. Par exemple, nous pouvons visionner des publicités pour Super Sonico The Animation, Choujigen Game Neptune The Animation, du jeu Mind Zero, de Disgaea ou encore de Conception II parmi les messages publicitaires diffusés sur les écrans de TV ou lors des écrans de chargement. Il y a même l’extrait d’un concert du groupe d’idol évoqué plus haut. Parmi ceux-ci, nous retrouvons The Idolmaster, Ore no Imōto ga Konna ni Kawaii Wake ga Nai et Chūnibyō demo Koi ga Shitai!

Nightmare Buster

Nous l’avons évoqué tout à l’heure, le protagoniste d’Akiba’s Trip va devoir faire face aux magaimono. Mais comment peut-il réussir à les vaincre ? Et bien tout simplement en les déshabillant car, comme chacun le sait, les vampires craignent la lumière. Le système de combat que propose le jeu est assez simple en apparence. En effet, pour parvenir à retirer les vêtements d’un adversaire, il faut marteler l’une des trois touches dédiées aux attaques (tête, tronc et jambe) dans le but d’endommager suffisamment les habits afin de pouvoir par la suite les ôter en restant appuyer sur la touche correspondante. Parfois un QTE se déclenchera, ce qui permettra d’ôter les vêtements de plusieurs ennemis s’il est parfaitement exécuter. Notre héros étant devenu un magaimono, il devra faire attention à ne pas perdre ses habits sous peine de game over. Pour cela, le titre propose un système de parade et de contre. Le système de parade n’est pas compliqué à utiliser, même s’il arrive parfois que nous nous prenions des coups alors que nous sommes en train d’appuyer sur le bouton dédié à la parade. En revanche, le système de contre s’avère quant à lui peu intuitif et efficace.

Verdict

Qualités
+ la présence des doublages originaux japonais
+ la reproduction fidèle d’Akihabara
+ les nombreuses références
+ TRUE STORY, le thème du jeu interprété par Haruna Luna

Défauts
– le système de combat
– les doublages anglais
– l’absence de localisation du premier opus

Avis
Pour une première incursion de la licence en Occident, Akiba’s Trip s’avère être une expérience intéressante.

Vraiment Sympa

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