RetroStation – Spyro The Dragon

En octobre 1998, Insomniac Games et Sony Computer Entertainement (à l’édition) proposent aux joueurs européens Spyro The Dragon. Le jeu de plates-formes rencontre un succès critique et public, donnant naissance comme à l’accoutumée à une ribambelle de suites et autres déclinaisons. Seuls les trois premiers épisodes (sur plus d’une dizaine) ont été développés par Insomniac Games et exclusifs à la PlayStation. Par la suite le studio revend la licence à Vivendi Universal Games qui confie le développement des opus suivants à différents studios tels que Digital Eclipse, Equinoxe Entertainement, Eurocom ou encore Étranges Libellules, pour ne citer qu’eux et avec des résultats plus ou moins mitigés.

L’avantage d’être minus

Revenons-en à la genèse de la série. Dans Spyro The Dragon, le maléfique sorcier Gnasty Gnorc (un être mi-gnome mi-orque) a mis hors jeu tous les dragons du royaume en les statufiant dans du Cristal. Son but ? La même chose qu’à chaque jeu, Minus : tentez de conquérir le monde ! Seul Spyro (que l’on incarne), un jeune dragon, a échappé à la malédiction grâce à sa petite taille. Logiquement, Spyro doit libérer tous les dragons victimes du tyran et retrouver par la même occasion tous les joyaux que ce dernier leur a dérobé. Notre jeune dragon devra également au cours de son aventure battre les ennemis qui se dresseront sur son chemin, récupérer des oeufs de dragons dérobés et bien entendu vaincre Gnasty Gnorc. Si l’histoire est simple et enfantine, elle n’en demeure pas moins soignée et sympathi-que pour les plus jeunes ou les grands enfants, avec un héros très attachant.

15 ans

Spyro évolue dans univers entièrement en 3D, très coloré et aux graphismes qui à l’époque étaient fins et détaillés, dans un style cartoon très réussi. Si aujourd’hui les textures ainsi que la modélisation des personnages et des décors ont forcément pris un coup de vieux, le jeu n’a pas trop à rougir de son grand âge. 15 ans (en septembre 2014) pour un jeu en 3D, c’est comme pour un chien, c’est vieux ! Pour se défendre contre les mons-tres (jolis mais bêtes et méchants) qui ont investi le royaume, Spyro peut marcher, courir, planer, cracher du feu et ruer sur ses ennemis. Les différents mouvements du jeune dragon s’apprennent très rapide-ment et la maniabilité est très bonne malgré quelques petits problèmes de placement de la caméra ou de dépla-cements un peu imprécis à certains moments. Rien de très grave et qui n’entache en rien le plaisir de jeu. Spyro est accompagné durant toute son aventure par Sparx, une petite libellule qui sert d’indicateur de dommages. Ainsi, à chaque coup reçu, elle change de couleur jusqu’à disparaître. Spyro est alors totalement vulnérable.

Le jeu est découpé en 6 mondes, eux-mêmes subdivisés en plusieurs niveaux. Au total, Spyro devra parcourir 36 niveaux. Il existe le monde des Artisans, des Pacifiques, des Ouvriers Magiques, des Créateurs d’Animaux, des Tisseurs de Rêves et de Gnasty. Plus le joueur progresse dans les mondes, plus la difficulté s’accroît (niveaux de plus en plus longs et ennemis plus résistants). Pour accéder au monde suivant, Spyro peut utiliser une montgolfière à condition d’avoir accompli une certaine tâche (cumuler assez de joyaux, libérer un certain nombre de dragons…). Dans l’ensemble le jeu (les ennemis, les environnements, les objectifs…) est très diversifié. Enfin, les doublages français sont réussis et les musiques collent parfaitement à l’ambiance du jeu, sans oublier la durée de vie conséquente.

Spyro The Dragon est un jeu de plates-formes très réussi avec son univers enfantin et original. Grâce à ce premier volet et aux deux suivants par Insomniac Games (qui ont créé par la suite Ratchet & Clank), Spyro The Dragon est devenu une référence au même titre que Crash Bandicoot. Notre héros a été remis sur le devant de la scène en 2011 dans Skylanders : Spyro’s Adventure, licence devenue finalement la sympathique machine à fric que l’on connaît.

Anecdotes

– Un film sur la franchise, The Legend Of Spyro, était prévu pour fin 2009 avant d’être annulé. Le casting aurait réuni entre autres : Elijah Wood (Spyro), Christina Ricci (Cynder) et Gary Oldman (Ignitus).
– La musique du premier épisode a été composée par Stewart Copeland, l’ex-batteur du groupe The Police.
– Initialement, Spyro aurait dû être un dragon vert, bipède. Finalement, il est devenu quadrupède et violet afin de mieux se démarquer des environnements verdoyants du jeu. Et c’est son déplacement sur quatre pattes qui fut la raison de l’abandon de la licence par Insomniac Games, ces derniers considérant que cela limitait beaucoup trop le gameplay.
Source : Gamerobs.com

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