RetroStation – DOOM

Bethesda et Id Software s’apprêtent à présenter un nouveau jeu DOOM lors de leur conférence à l’E3, le 15 juin prochain. La franchise DOOM n’a pas connu de nouveaux épisodes depuis 11 ans et DOOM 3. Mais ici, le prochain opus s’apparente plus à un reboot qu’à un quatrième volet de la licence. Prévu sur PC et consoles nouvelle génération, ce nouveau DOOM ne pourra certainement jamais éclipser l’aura de l’opus originel. Retour 22 ans en arrière, en 1993.

Doomsday

Sur PC, DOOM est sorti le 10 décembre 1993, mais il aura fallu attendre novembre 1995 pour pouvoir y jouer sur PlayStation. Si le titre est si connu, c’est tout simplement parce qu’il a été le pionnier du jeu multijoueur en réseau, le premier à utiliser un graphisme en 3D immersive et à permettre aux joueurs de créer leurs propres contenus pour le jeu. En une année, le FPS de John & Adrian Carmack et de John Romero a été téléchargé près de 10 millions de fois, entraînant par la suite une ribambelle de Doom-like. Bref, le jeu a connu une tripotée de portages dont celui qui nous intéresse plus particulièrement sur PlayStation.
Le portage PSX étant sorti deux ans plus tard, il profite de l’édition Ultimate du premier opus mais également de DOOM 2, ce qui permet de réunir 59 niveaux/maps. La version PlayStation qui perd l’aspect multijoueur et l’éditeur de scénarios personnalisés de la version PC s’apparente au final à un best of de qualité.

Phobos et Demios tombent à l’eau…

Le scénario de DOOM, non présent (ou si peu) dans le jeu qui se contentait d’enchaîner les maps, était en fait résumé dans le livret vendu avec la boîte de jeu (oui, par le passé, les manuels papier de jeux existaient et avaient souvent une véritable utilité). Le joueur incarne un Space Marine qui a été déporté sur Mars après s’être rebellé contre un officier supérieur qui lui avait ordonné de massacrer des civils. Il travaille dans un complexe militaro-industriel interplanétaire (Union Aerospace Corporation) traitant les déchets radioactifs. Le site est utilisé pour mener des expérimentations secrètes sur les voyages inter-dimensionnels et la téléportation entre Mars et ses deux lunes, Deimos et Phobos. Tout part en vrille lorsque, suite à une instabilité, des portes spatiales ouvrent un large passage aux créatures de l’Enfer. Le joueur est envoyé sur Phobos avec une troupe pour secourir leurs camarades. Surveillant les parages, le Space Marine se retrouve seul et part à l’assaut du bâtiment dans lequel sa troupe vient de périr.
Si le scénario tient sur un morceau de serviette, il ne faut pas oublier que dans les années 90, cela suffisait amplement. Les joueurs étaient bien moins exigeants qu’à l’heure actuelle et la technologie ne permettait pas non plus de développer un scénario complexe grâce à des cinématiques par exemple. Cela s’est démocratisé avec la PlayStation, mais pas dés son arrivée et le jeu avait déjà deux ans : une éternité en matière d’avancée technologique.

La version PlayStation embarque des graphismes dignes voire légèrement supérieurs à l’original mais plus sombres par endroit. Le gameplay souffre un peu du passage à la manette et de sa croix directionnelle. La DualShock n’est pas prise en compte puisqu’elle n’est sortie que 3 ans plus tard. Les gâchettes servent à faire des pas de côté et les boutons à tirer ou ouvrir des portes. Ici, pas de sauts, de roulades ni de système de couverture, le jeu étant l’un des premiers du genre. Cependant, la version PlayStation propose une assistance à la visée pour compenser sa maniabilité approximative.

Le jeu d’id Software est une véritable révolution à l’époque. DOOM a très mal vieilli et le reboot ne pourra certainement pas réitérer l’exploit mais si l’envie vous prend de jouer à l’un des titres fondateurs des FPS modernes, le jeu est disponible pour la PlayStation 3 sur le PlayStation Store.

Anecdotes :

  • Le jeu original sur PC tenait sur 4 disquettes (6 Mo env.)
  • DOOM est la suite spirituelle de Wolfenstein 3D.

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