RetroStation – Deus Ex

Le retour de la licence Deus Ex a été récemment annoncé par Square Enix avec un épisode sous-titré Mankind Divided et destiné aux PC et consoles nouvelle génération. Il nous a donc paru opportun de parler ce mois-ci, dans la rubrique RetroStation, de Deus Ex sorti sur PlayStation 2 en juillet 2002 sur le territoire européen.

Un scénario visionnaire ? Réponse en 2052

Deux ans après sa sortie sur PC, Deus Ex nous plonge dans un futur dystopique et cyberpunk. Les événements se déroulent en 2052 et l’on incarne l’agent JC Denton, homme aux capacités supérieures à la normale puisqu’il fait partie des premiers humains à profiter de la nanotechnologie.
Notre héros vient d’intégrer l’United Nations Anti-Terrorist Coalition (UNATCO), un organisme mis en place par les Nations Unies afin de combattre les nombreux groupes terroristes qui se sont formés dans la première moitié du 21e siècle comme le groupe Silouhette en France et la National Secessionist Force (NSF) aux U.S.A.
Le jeu créé par Warren Spector (Wing Commander, Ultima Underworld, Thief : The Dark Project, Epic Mickey…) a été unanimement acclamé par la critique et les joueurs. Le scénario évolutif du titre et son univers ultra crédible immergent totalement le joueur, qui sera plus d’une fois surpris par les différents rebondissements de l’aventure.

Mélange des genres

Deus Ex est un jeu en vue subjective, un FPS. Mais, dès ce premier épisode développé par Ion Storm Inc. et édité par Eidos Interactive, le titre nous propose plusieurs solutions pour progresser. Ainsi, il y a une dimension aventure, jeu de rôle et action/infiltration. Pour surmonter une épreuve, le jeu nous laisse le choix de foncer dans le tas ou d’éviter les conflits avec les ennemis grâce à l’infiltration ou au dialogue. L’aspect RPG provient du système de gain d’expérience, de la gestion de l’inventaire ou encore des quêtes secondaires à remplir en plus des objectifs principaux obligatoires, le jeu étant découpé en niveaux. Il est également possible de personnaliser ses compétences parmi les onze présentes : survie, crochetage, médecine, électronique, informatique, nage, armes lourdes, fusils,… Chaque compétence comprend quatre degrés de maîtrise allant de nul à expert. Pour progresser dans une compétence, il suffit de dépenser les points d’expérience acquis dans les précédentes missions.
De plus, en récoltant des « modifico-prismes », on peut ajouter ou augmenter (jusqu’à 4 niveaux d’améliorations) les performances des modifications nanotechnologiques de JC Denton. Ces dernières peuvent ainsi nous rendre indétectable auprès des humains ou des robots, de se régénérer, force physique ou vue améliorées, d’augmenter notre endurance,…etc. Il existe une vingtaine de modifications mais il n’est possible de s’en greffer que neuf. Ainsi, il faut faire des choix selon votre manière de jouer la partie. Cette liberté de choix et cette personnalisation du héros confèrent au titre une très grande rejouabilité potentielle.

Graphiquement, si la version PS2 obtient des textures légèrement plus fines par rapport à la version PC, sortie deux ans plus tôt rappelons-le, elle accusait déjà un petit coup de vieux par rapport aux standards de l’époque. Techniquement, le jeu souffre de temps de chargement intempestifs et assez longs. La prise en main à la manette s’adapte parfaitement pour les phases d’exploration mais est bien plus laborieuse pour les phases de tir à cause de changement d’armes lent et une précision pas optimisée malgré l’assistance à la visée. L’IA des ennemis, elle, n’est pas au top niveau mais fait le job généralement.
Les doublages sont une réussite mais les musiques ne laisseront pas un souvenir impérissable.

Deus Ex, sur PlayStation 2, n’est pas sans défaut technique mais avec son univers, son mélange de genre et un scénario prenant et riche en rebondissements, il offre un excellent jeu malgré tout. Le titre fait partie des « PS2 Classic » sur le PSN (PS3) si jamais vous voulez découvrir l’épisode fondateur d’une saga culte.

Anecdotes  :

  • Au départ, le prénom du héros n’avait pas été choisi au hasard. En effet, dans les premières versions du scénario abandonnées par la suite, la fin du jeu devait révélait que JC Denton avait été cloné à partir du Saint Suaire. Saint Suaire, JC… vous ne voyez toujours pas ? Il devait être un nouveau Jésus Christ. Rien que ça. Source : grospixels.com
  • En dehors de l’Europe, l’adaptation PlayStation 2 du jeu a été renommée Deus Ex : The Conspiracy.

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