Preview – Beyond : Two Souls

David Cage laisse rarement indifférent. Après Heavy Rain, maintes fois récompensé, Beyond : Two Souls vous invite à prendre part à une expérience fantastique en compagnie de Jodie Holmes, jeune femme qui possède des pouvoirs surnaturels grâce à l’entité invisible qui l’accompagne, Aiden.
Vous incarnerez la jeune fille dès l’âge de 8 ans et jusqu’à ses 23 ans, mais aussi et forcément Aiden. Chacun possède sa propre personnalité. Aiden saura se montrer protecteur, doux et rassurant. Mais il se montrera également possessif, jaloux et parfois même violent. C’est sur ce duo inséparable que repose l’histoire de Beyond dont l’issue doit nous permettre de comprendre pourquoi ce lien étrange existe et quelle est la véritable nature de cette entité. La vie, la mort, ce qu’il y a au-delà sont autant de thèmes sur lesquels Quantic Dream souhaite nous faire réfléchir.

Beyond : Two Souls - Motion capture

La narration du titre devrait être assez particulière puisque le jeu ne se jouera pas en ligne droite. On ne vivra pas les différentes étapes de la vie de Jodie de manière chronologique mais en effectuant des bonds dans le temps, des retours dans le passé. C’est à vous de reconstituer le puzzle de la vie de Jodie et Aiden.
Pendant notre session de jeu, nous avons pris le contrôle de Jodie à l’âge de 8 ans puis un peu plus loin dans sa vie sans savoir exactement à quelle période. Si nous n’avons pas constaté d’apparition de boutons à valider (les fameux QTE dont David Cage souhaitait se séparer), il reste toujours des séquences où des actions doivent être réalisées dans un temps restreint. Beyond proposera de nombreux affrontements. Lors d’un combat par exemple, il faudra repérer la direction dans laquelle le personnage souhaite frapper pour pousser le joystick droit, au bon moment, dans la direction la plus cohérente avec ce qui se passe à l’écran. Si Jodie souhaite donner un coup de poing, le joueur devra pousser le stick vers la gauche ou la droite (en fonction de sa position à l’écran), si au contraire elle souhaite esquiver son adversaire, le joueur devra pousser le stick vers le bas. Pour le reste, tout est contextuel. Les déplacements et interactions avec l’environnement se font plus naturellement puisqu’un unique point blanc indique les éléments avec lesquels Jodie ou Aiden peuvent interagir, toujours avec le joystick droit. Cette nouvelle interface discrète nous a quelque peu déstabilisé au départ car inédite, mais nous nous sommes très vite mis dans le bain. Celle-ci favorise l’immersion mais n’est néanmoins pas toujours précise.

Beyond : Two Souls - Jodie, jeuneBeyond : Two Souls - Jodie joue de la guitare

Si on ne sait pas toujours quoi faire, ce n’est pas un problème puisque Beyond proposera plusieurs embranchements scénaristiques, laissant de côté le « game over ». Il n’y aura donc pas d’échec possible puisque l’histoire s’orientera en fonction de votre manière de jouer. Ainsi, dans notre cas, nous devions nous enfuir par la fenêtre d’un train roulant à vive allure. Aiden nous ayant au préalable aidé à briser celle-ci, si le joueur met trop de temps à effectuer cette action, les policiers lancés à notre poursuite se retrouvent face à nous. Nous croyant bloqués, le jeu ne vous laisse que très peu de choix. Soit Jodie saute par la fenêtre, soit elle se réfugie dans les toilettes du wagon pour s’enfuir par la trappe menant au toit du train… Si nous avons constaté tant de possibilités en cas d’échec, quelles auraient été celles en cas de réussite ? C’est ainsi que David Cage s’exprime pour justifier son choix : « C’est un jeu sur la mort, donc vous imaginez bien que la mort joue un rôle dans tout ça. En fait, c’est l’une des grandes découvertes que de connaître ce qui se passe de l’autre côté. Et ce n’est définitivement pas un écran noir. »

Beyond : Two Souls - Jodie en infiltration

Assez parlé de Jodie, passons maintenant à Aiden. Ce dernier est un spectre qui accompagne notre héroïne tout au long de l’aventure. A tout moment, il sera possible de switcher de l’un à l’autre d’une simple pression sur la touche triangle. Ce sera d’ailleurs la seule fonction des boutons à symboles de la manette, les autres actions se faisant uniquement au joystick, à l’aide des touches L et R ou via la fonction Sixaxis. On passe alors d’une vue à la troisième personne à une vue subjective. Si l’héroïne se trouve limitée par sa condition de simple humaine, ce n’est pas le cas de l’entité qui l’accompagne. Aiden peut en effet passer à travers les murs et interagir avec certains éléments de l’environnement : renverser un objet, allumer/éteindre un appareil, prendre le contrôle d’un être humain et même le tuer. Du coup, ce duo offre une multitude de possibilités. Si Jodie est bloquée dans sa progression, c’est Aiden qui prend le relais pour lui frayer un passage. Toutefois, ne pensez pas pouvoir aller où vous voulez avec Aiden. En effet, son champ d’action est limité par le « cordon ombilical » qui existe entre Jodie et lui.
Beyond : Two Souls permettra aussi de jouer en biôome grâce au mode 2 joueurs révélé lors de la gamescom 2013. Grâce à l’application « Beyond Touch » disponible sur iOS et Android, il sera possible de contrôler son personnage au smartphone ou à la tablette. Ainsi, les joueurs pourront contrôler Jodie et Aiden, sans écran partagé, mais chacun son tour quand on passera d’un personnage à l’autre. Au choix, les joueurs utiliseront deux manettes, une manette et un smartphone/tablette ou deux smartphones/tablettes.

Beyond : Two Souls s’adresse à tous ceux qui sont avides d’expériences originales et qui aiment les aventures interactives écrites par David Cage. Pendant l’heure durant laquelle nous avons joué, le titre nous a complètement subjugués. Il y a beaucoup d’action, la complicité entre Aiden et Jodie ainsi que le scénario en lui-même semblent très intéressants, mais impossible de se prononcer définitivement sur le sujet. Visuellement le jeu est beau, même si perfectible. Nous avons hâte de pouvoir nous y essayer plus longuement.

Aucun commentaire

Vous devez vous connecter pour laisser un commentaire.