Preview – Assassin’s Creed IV Black Flag

Nouvelle année, nouvel Assassin’s Creed. Après le drapeau de l’indépendance, Ubisoft hisse celui de la piraterie.

1715. Les pirates dominent les Caraïbes. Ils ont instauré une république sans foi ni loi dans laquelle règnent la corruption, l’avidité et la cruauté. Parmi ces hors-la-loi, Edward Kenway, jeune capitaine impétueux et charismatique entraîné par les Assassins. Il maîtrise avec aisance ses quatre pistolets à silex et ses sabres, sans oublier la lame cachée de l’Ordre des Assassins. Son combat pour la gloire lui vaudra le respect de grandes figures comme Barbe Noire ou Charles Vane, mais l’entraînera aussi dans la guerre ancestrale opposant Assassins et Templiers, une guerre qui pourrait détruire tout ce que les pirates ont construit.
Cette trame narrative servira de prétexte ludique à une aventure pleinement maritime, une première pour la série. En effet, en plein Golfe du Mexique la multitude d’îles éparpillées au large des côtes et surtout la mer des Caraïbes vous servira de terrain de jeu. Le monde d’Assassin’s Creed IV Black Flag s’avère être le plus dense et le plus riche qu’Ubisoft ait jamais créé. De Kingston à Nassau en passant par La Havane, explorez plus de 75 lieux uniques et menez une véritable vie de pirate. Dirigez et personnalisez votre bateau, partez en quête de trésors enfouis, chassez des animaux rares et pillez les épaves englouties au fond des mers…

Assassin's Creed IV Black Flag - Screenshot 1

Sur la version next-gen que nous avons pu essayer (PS4), Black Flag s’est logiquement révélé le plus beau jeu de la série. En mer, la représentation graphique de la houle, l’eau s’infiltrant sur le pont, les projections de vagues sur l’écran et l’animation des voiles au vent produisent un tableau du plus bel effet : on s’y croirait. Comme nous l’avons dit, la navigation sera un élément majeur de cet opus. Cette fois, le monde est complètement ouvert. Naviguer, accoster, descendre à quai et faire quelques emplettes en ville avant de reprendre la mer ou encore repérer un navire marchand et son escorte à la longue vue pour engager le combat avant de lancer l’abordage : tout se fait en continu. Aucun temps de chargement ne vient entacher l’expérience comme l’avait promis Ubisoft.
De ce fait, votre navire devient un personnage à part entière qu’il faudra bichonner. L’améliorer, étoffer son arsenal pour attaquer des places fortes bloquant l’accès à certaines zones, acquérir une cloche afin d’explorer les fonds marins, recruter un équipage. Bref, agir en capitaine. Justement, l’une des missions qu’il nous a été donné de faire, consistait à recruter des matelots retenus prisonniers à La Havane ou directement au comptoir d’une taverne. Rien ne change de ce côté-là, on retrouve les mécaniques classiques des Assassin’s Creed : course-poursuites sur les toits, infiltration de plantations pour localiser les entrepôts de sucre ou de tabac à piller, phase de plates-formes ponctuée d’assassinats discrets (ou pas) de soldats ennemis. En revanche, les batailles navales ont été améliorées. La démo à laquelle nous avons joué fut l’occasion de prendre la barre du Jackdaw (c’est le petit nom de votre navire). Comme dans le précédent volet, on prend d’abord soin de positionner son navire en parallèle à l’ennemi pour le canarder, on dit à son équipage de se mettre à couvert si besoin pour essuyer un tir ennemi. L’arsenal s’enrichit en outre de nouvelles options, comme le tir de canon précis à déclencher au bon moment, les canons situés à l’avant du navire et la possibilité d’aborder le vaisseau ennemi afin de le piller. Les combats en mer sont impressionnants, le rendu graphique des explosions donne une impression d’immersion frénétique et sans répit.

Assassin's Creed IV Black Flag - Screenshot 2
Assassin's Creed IV Black Flag - Screenshot 3

Assassin’s Creed IV Black Flag aura droit aussi à son multijoueur. Ubisoft n’a révélé que très peu de choses sur son mode de jeu en ligne, mais nous devrions retrouver les bases que nous connaissons déjà avec une nouvelle capacité annoncée durant la PAX : l’obstacle piégé. L’obstacle piégé, qu’est-ce que c’est ? C’est un piège ! Pour être plus exact, une capacité qui peut être utilisée sur les portes, les palans ou les plates-formes. Les obstacles piégés prennent quelques secondes à s’armer (comme les bombes de proximité) s’ils sont activés. Bien que petits et assez difficiles à remarquer, les obstacles piégés sont visibles par tous les joueurs sous la forme d’une petite boîte blanche. Le piégeur verra également une icône au-dessus de l’obstacle piégé qu’il aura placé. Lorsque vous êtes sur le point d’utiliser un obstacle, mieux vaut vérifier que celui-ci n’est pas piégé.
Pour la première fois dans l’histoire de la série, Assassin’s Creed IV profitera d’une application compagnon qui vous permettra d’approfondir et de rendre plus confortable votre expérience. L’application compagnon vous permettra d’afficher et d’interagir avec la carte du jeu en temps réel, de gérer votre flotte de navires et de les envoyer en mission, d’aider vos navires déjà en mission via un mini-jeu de combat naval et d’accéder aux menus du jeu (équipement, objets à collectionner, etc.). Vous pourrez ainsi continuer à interagir avec votre partie en cours et gagner des bonus de jeu où que vous soyez. L’application sera disponible gratuitement sur iOS et Android dès la sortie du jeu.
Dernière nouveauté : le présent. Le cycle de Desmond ayant touché à sa fin, nous incarnerons un nouveau personnage, un employé d’Abstergo. Reste à découvrir ce qu’impliquera ce changement de perspective et si cette initiative plaira aux fans. Toujours est-il que même pour les joueurs blasés par l’épisode américain de la série, Black Flag se révèle étonnamment attrayant.