Metal Gear Solid V : The Phantom Pain

Dans la tourmente depuis quelques semaines à cause du divorce entre Konami et Kojima, Metal Gear Solid V : The Phantom Pain en subit les conséquences. En effet, depuis que cette histoire a été révélée au grand jour, la communication autour du jeu s’est réduite comme peau de chagrin. Le rythme régulier d’annonces qui avait été adopté au départ par l’éditeur pour promouvoir le jeu semble avoir subi les conséquences de ce vaudeville vidéoludique. On parle ici de « vaudeville » pour conspuer la communication risible de Konami qui s’est enfermé dans un silence dédaigneux (la preuve avec sa quasi-absence de l’E3, si ce n’est un trailer balancé entre deux conférences) et il est évident qu’on n’oublie pas le drame « Silent Hills », victime collatérale de cette sordide affaire.
Kojima ayant été réduit au silence également, cela ne nous empêchera pas de vous parler de l’un des jeux les plus attendus de cette future rentrée. On fait le point sur MGS V : PP et on le fait maintenant.

Neuf ans de dodo…

Chronologiquement situé entre les événements relatés dans MGS V : Ground Zeroes et ceux de Metal Gear (l’épisode sorti sur NES en 1987), Metal Gear Solid V : The Phantom Pain se déroule en 1984 alors que Big Boss (Naked Snake) vient de sortir d’un coma de neuf ans. Aidé par son ancien « ennemi » Revolver Ocelot, qui s’est chargé de le rapatrier après la perte de son bras et son coma, Big Boss part libérer son partenaire, Kazuhira Miller, prisonnier des forces soviétiques en Afghanistan suite à l’attaque de la Mother Base dans MGS : Ground Zeroes. Le but principal du début de l’histoire est de remettre sur pied son empire guerrier. Maintenant que nous avons posé les bases du scénario, attardons-nous sur le jeu.

Exploration en monde ouvert

D’après les premiers retours, MGS : Phantom Pain met moins l’accent qu’auparavant sur la surenchère de mises en scène hollywoodiennes (slow motion, chorégraphie surréaliste…) et sur une aventure scriptée pour laisser place à une narration plus sobre et plus rare. De plus, reprenant ce qui a été installé dans MGS : GZ, l’enrichissement du background du jeu se relate via les cassettes disséminées ça et là dans l’environnement et non plus dans les longues discussions au Codec qui hachaient le rythme des anciens épisodes. De même, les appels se font par simple pression d’une touche sans là encore nous couper de l’environnement.
Ces changements sont liés au choix de l’open world de MGS V : PP que l’on dit 200 fois plus vaste que celui de Ground Zeroes. L’accent est mis sur l’exploration (trophées de chasse à récupérer après une traque : la faune étant diversifiée, des diamants pour financer votre base ou des plans pour accélérer la R&D) et la liberté d’action (missions principales ou secondaires, la manière de faire évoluer son équipement ou l’approche d’une base ennemie).

Besoin de compagnie

Un système de compagnon a été mis au point et c’est au joueur de choisir s’il veut explorer l’Afghanistan avec le D-Horse (un cheval) ou le D-Dog (on vous a déjà fait l’affront de traduire le mot « cheval », on ne va pas vous prendre pour des abrutis finis). Il existe plusieurs compagnons optionnels comme le D-Dog et si vous ne pensez pas à renvoyer votre aide de mission à la Mother Base (en l’envoyant par les airs en colis express) vous ne le verrez plus au cours de vos prochaines missions, ni grandir lors de vos retours sur la base. Chacun des compagnons a ses défauts et ses avantages : le D-Dog peut marquer et attaquer les ennemis, le cheval permet de vous déplacer vite et de vous camoufler en vous cachant derrière l’un de ses flancs et le D-Walker est un robot mobile à l’armement customisable. Mais il en existe bien d’autres que l’on pourra rencontrer au fil de l’aventure.

La Mother Base aura un rôle crucial dans cet épisode puisqu’elle vous permettra de recevoir du matériel sur le terrain (armes, munitions…), d’avoir un soutien aérien (hélico) pouvant servir aussi pour faire diversion ou d’y envoyer armes, animaux, véhicules, soldats… Autant d’éléments qui serviront plus tard. La gestion de la base peut se faire depuis l’iDroid sans avoir à retourner entre deux missions à la Mother Base.

Metal Gear Solid V : The Phantom Pain s’annonce excellent et semble maîtriser sur le bout des doigts le genre infiltration/action avec un univers vaste, riche et fouillé et peut-être même plus abordable pour les néophytes de la saga. Réponse définitive le 1er septembre prochain. [!]