Dossier – PlayStation

20 ans. Cela fait 20 ans que Sony Computer Entertainment est entré dans l’arène des fabricants de consoles de salon et dans le milieu vidéoludique. Pour fêter cet anniversaire, quoi de mieux que de retracer le parcours exceptionnel de PlayStation durant toutes ces années au travers de dates clés pour le constructeur : les dates de sorties des consoles PlayStation. En 20 ans, Sony Computer Entertainement (SCE) a offert au monde pas moins de 4 consoles de salon et 2 consoles portables. Rétrospective.

Here comes a new challenger !

3 décembre 1994 – C’est à cette date et dans un marché vidéoludique dominé par Nintendo et Sega que Sony Computer Entertainment décide de sortir au Japon une console de salon de cinquième génération capable de gérer la 3D, une 32 bits. Cette désignation faisait son petit effet à l’époque puisque évocatrice d’une puissance de calcul doublement supérieure à la Super Nintendo ou à la Megadrive. Venant d’un fabricant inconnu des joueurs (en tant que constructeur de consoles de salon), SCE et sa PlayStation font office de challenger, ayant tout à prouver.
De son côté, Sega vient de sortir le 22 novembre 1994 sa version de la console de cinquième génération : la Saturn. Et c’est un lancement réussi pour Sega avec 500 000 consoles vendues pendant la période de Noël. Quant à Nintendo, le constructeur préfère patienter pour sortir une console plus puissante : la Nintendo 64. Cette dernière ne sera disponible au Japon qu’à partir du 23 juin 1996.
En ce qui concerne les marchés occidentaux, la PlayStation sort en septembre 1995 aux États-Unis (le 9) et en Europe (le 29). La Saturn conserve son avance en étant disponible dès le 11 mai 1995 aux U.S. et dès le 8 juillet 1995 en Europe. La Nintendo 64 clôt l’arrivée des consoles de cinquième génération (bien que plus puissante) en étant commercialisée à partir du 29 septembre 1996 aux États-Unis, du 1er mars 1997 en Europe et seulement en septembre de la même année en France.
Sur la durée, la PlayStation va exploser tous les records et largement distancer en terme de vente les consoles concurrentes. Et cela sera valable sur tous les marchés, que ce soit au Japon, aux États-Unis et en Europe. Ainsi, à la fin de sa commercialisation, la PlayStation atteint 104,25 millions d’unités vendues, tandis que la Nintendo 64 frôle les 33 millions de ventes et que la Saturn ferme finalement la marche avec seulement près de 11 millions de consoles écoulées.

La PlayStation avec son succès colossal met à terre en une seule génération de consoles les acteurs historiques du marché vidéoludique et a révolutionné l’industrie. Même si SCE n’est pas le premier constructeur à sortir une machine pourvue d’un lecteur de CD-Rom, c’est la première console de salon a remporté un tel succès, ce qui a profondément changé les habitudes des revendeurs et de l’industrie vidéoludique. En effet, le support cartouche et les exigences de Nintendo impliquaient un long processus de fabrication obligeant les revendeurs à estimer au plus près le nombre d’unités dont ils auraient besoin. Ainsi en cas de succès sous-estimé ou sur-estimé, les conséquences étaient à leur charge. Avec l’arrivée du CD-Rom, le processus de fabrication est bien plus simple et les éditeurs de jeu vidéo peuvent répondre plus facilement à la demande des joueurs et des revendeurs. C’est pourquoi les revendeurs ont vite plébiscité ce nouveau support qui était tout à leur avantage.

De plus, le succès s’explique aussi et forcément par le catalogue de jeux de la PlayStation. Si au lancement, il n’est composé que de quelques jeux comme Ridge Racer, Battle Arena Toshiden, Twisted Metal, Warhawk par exemple pour les États-Unis, il va rapidement s’étoffer avec au final 2 418 jeux officiellement publiés dont des exclusivités comme Metal Gear Solid, Final Fantasy 7, 8 et 9, Crash Bandicoot, Gran Tursimo, Resident Evil (temporaire) par exemple. Sur ce point-là encore, Sony Computer Entertainment se démarque de ses concurrents avec une vidéothèque plus mature, moins infantilisante que la Nintendo 64 par exemple. La PlayStation vise un public d’adolescents voire de jeunes adultes connaisseurs depuis leur plus tendre enfance. Ce sentiment est renforcé par des campagnes publicitaires plus matures, un peu barrées, parfois de mauvais goût mais qui marquent les joueurs.

Mais quand on sait que l’histoire aurait pu être totalement différente, on se dit que Nintendo a dû s’en mordre les doigts une fois leur colère retombée. En effet, le projet Play Station remonte à 1985 alors que Nintendo et Sony réfléchissent main dans la main afin de développer un module additionnel CD-ROM pour la Super Nintendo, sous le nom de SNES-CD. A la tête de ce projet, Ken Kutaragi. Dans le même temps, Sony planifie également le développement d’une console sous son propre nom compatible avec Nintendo permettant de jouer à la SNES à la fois sur cartouches et sur leur nouveau format CD. Le but de Sony était d’intégrer le marché du jeu vidéo au détriment d’un contrôle de Nintendo puisque le contrat passé entre les deux entités accordait à Sony la possession de tous les jeux SNES-CD. Ce qui n’a pas du tout plu au président de Nintendo, Hiroshi Yamauchi : en juin 1989 alors que le SNES-CD est sur point d’être annoncé lors de la convention CES, Nintendo annonce son partenariat avec Phillips et tout le travail réalisé avec Sony est abandonné. Ce nouvel accord donne un pouvoir total à Nintendo sur ses licences à paraître sur les machines Phillips.
Sony, sous le choc de cette annonce surprise, pense dans un premier temps abandonner les recherches avant de se raviser et de continuer. Après un procès entre Nintendo et Sony (Nintendo arguant une rupture de contrat devant la cour fédérale des États-Unis), un premier modèle de la nouvelle Sony Play Station en octobre 1991 et un accord entre Sony et Nintendo à la fin de l’année 1992, les travaux pour l’actuelle PlayStation commencent début 1993.

…Baby One More Time.

4 mars 2000 – La PlayStation 2 est commercialisée sur le territoire japonais. Dévoilée le 11 mai 1999 au salon de l’E3 après un développement mené par Ken Kutaragi, la 128 bits de Sony était attendue puisqu’en quelques jours elle atteint le million d’exemplaires vendus au pays du Soleil-Levant.
Les lancements de la console aux États-Unis (26 octobre 2000) et en Europe (24 novembre 2000) sont également de véritables succès pour Sony bien qu’entachés par une pénurie de consoles disponibles. Officiellement, Sony évoque des difficultés de production mais le spectre d’une stratégie commerciale savamment étudiée plane au-dessus du lancement de la PlayStation 2 en Occident. En effet, cette pénurie de consoles, synonyme de rareté du produit, suscite l’envie des consommateurs d’être parmi les premiers acquéreurs de la nouvelle console PlayStation. Cela a conduit à une scène aussi surréaliste que désolante pour la marque et les joueurs lors de sa mise en vente au Virgin Megastore des Champs Élysées.
Le succès de la PlayStation 2 est incontestable et un vrai raz-de-marée dans l’industrie vidéoludique puisqu’à la fin de sa production le 28 décembre 2012, on dénombre environ 158,7 millions d’unités distribuées. La PlayStation 2 est la console la plus vendue de l’histoire du jeu vidéo, talonnée par la Nintendo DS avec 154,01 millions d’exemplaires dans le monde (au 30 septembre 2014).

Pourtant, la console de Sony subissait une concurrence féroce avec la présence de la Dreamcast de Sega (sortie : novembre 98 au Japon et septembre-octobre 99 aux États-Unis et en Europe), de Nintendo et sa Gamecube (sortie : fin 2001 au Japon et aux U.S et mai 2002 en Europe) et du « petit » nouveau Microsoft avec la Xbox (sortie : novembre 2001 aux États-Unis, février 2002 au Japon et mars de la même année en Europe). Les consoles concurrentes peinent à trouver leur public à cause de la renommée de la PlayStation qui a fait entrer la marque dans le langage commun pour désigner le jeu vidéo et d’un calendrier de sortie défavorable. Si la Dreamcast est certainement sortie trop tôt avec un public encore accroché à sa PlayStation, la Gamecube et la Xbox arrivent trop tard, sur un champ de bataille déjà gagné et fortifié par la PlayStation 2.
Le succès de la console s’explique par sa puissance de calcul qui a ébloui les joueurs, par son catalogue de jeux (dans la lignée de son aînée et rétrocompatible) et par la présence d’un lecteur DVD, nouveau format à l’époque, qui va permettre à bon nombre de joueurs de vendre la PlayStation 2 à leur famille.

Here We Go !

12 décembre 2004 – Après les consoles de salon, Sony décide d’attaquer Nintendo sur son terrain de prédilection : les consoles portables. Ainsi, la PlayStation Portable voit le jour au Japon à cette date.
La PSP n’arrivera aux États-Unis que le 24 mars 2005 et le 1er septembre de la même année en Europe. Elle entre en concurrence directe avec la nouvelle portable de Nintendo. En effet, la Nintendo DS est sortie un peu plus tôt aux U.S (21 novembre 2004), au Japon (2 décembre 2004) et en Europe (11 mars 2005).
La PSP impressionne par sa puissance et ses fonctions multimédia. Elle remportera un beau succès (80,82 M d’exemplaires vendus) à relativiser cependant face à celui de la Nintendo DS (154,88 M). Les débuts ont été pourtant assez difficiles (même si les chiffres n’étaient pas mauvais) à cause d’une ludothèque trop axée sur des portages de jeux PS2 déjà sortis. De plus, même si le format de disque UMD est novateur et permet de lire des jeux et des films, la sauce ne prend pas véritablement au point d’abandonner très rapidement la commercialisation de films sous ce format (fin 2006). A cela s’ajoute, la commercialisation des cartes mémoires Memory Stick Pro Duo (de 8 Mo à 64 Go) pour sauvegarder ses jeux est perçu comme un inconvénient et un moyen pour Sony de se faire de l’argent sur le dos des joueurs. Face à la Nintendo DS avec ses deux écrans et son stylet qui apportent une véritable innovation, la PSP n’arrive pas à vraiment décoller et restera pendant toute sa commercialisation dans l’ombre du savoir-faire de Nintendo en matière de consoles portables.
Enfin, fin 2007, la révolution iPhone va venir mettre son grain de sel, l’air de rien.

La PlayStation Portable connaîtra plusieurs modèles dont la PSP Slim & Lite (septembre 2007 en Europe) et la PSP 3000 (en octobre 2008), chacune apportant de légères améliorations. Enfin, le 15 octobre 2009, Sony tente le tout numérique avec la sortie de la PlayStation Portable Go. LA PSP Go n’a plus besoin de disques UMD puisque tout achat se fait sur le PlayStation Store. Pas prêt ou simplement réfractaire à l’idée, la PSP Go fait un four monumental. Une PSP Street à 99€ est sortie en novembre 2011 en exclusivité sur le territoire européen.
Il n’empêche que, malgré tout, la PSP reste un succès en dépit de ventes en demi-teinte et une belle percée de la part de Sony dans ce marché des consoles portables où Nintendo connaît un quasi-monopole.

Cette chère PS3 et son PS Haine.

11 novembre 2006 – Fort d’avoir vendu plus 100 millions de PS2 (dès novembre 2005), Sony commercialise la PlayStation 3 à cette date au Japon, suivi de près par les États-Unis (17 novembre 2006). Ce n’est que le 23 mars 2007 qu’elle arrivera en Europe.
Malheureusement pour Sony, les choses ne vont pas se passer aussi bien qu’il l’espérait. En effet, la marque doit faire face à la concurrence sérieuse de Microsoft avec sa Xbox 360, sortie plus d’un an avant : le 22 novembre 2005 aux États-Unis et le 2 décembre en Europe. A cela s’ajoute la concurrence indirecte mais bien réelle de Nintendo et de sa Wii qui innove et qui sort à peu près au même moment que la PS3 (entre novembre et décembre 2006 aux U.S, au Japon et en Europe).
Ainsi la console de Sony connaît des débuts très difficiles face à ses concurrentes à cause d’un prix de lancement jugé prohibitif par les joueurs (599€). D’ailleurs dès le 10 octobre 2007 en France, le prix baissera de 200€, ramenant la console à 399€. Mais le mal est fait, la Xbox 360 a eu le temps de s’installer et la Wii grâce à une campagne marketing rondement menée survole déjà les ventes de consoles de salon.

La PS3 va batailler sévère pour revenir dans la course notamment grâce à des exclusivités comme Uncharted qui vont peu à peu inverser la tendance. Ainsi la console voit son retour en grâce et rattraper récemment la Xbox 360 en terme de ventes, celles de la Wii étant inatteignables même si sa durée de vie fût plus brève et malgré la tentative du PlayStation Move pour appâter le public de la console de Nintendo.
Cependant, malgré ce retour en force, la PS3 traîne des casseroles surtout en ce qui concerne son réseau PSN. Outre le retrait de la rétrocompatibilité des jeux PS2 et celui de sa compatibilité avec les distributions Linux et la possibilité de lancer des homebrew pour empêcher tout piratage, le PlayStation Network va être l’objet de nombreuses critiques à cause de son manque de stabilité et de ses dysfonctionnements jusqu’à atteindre un point critique, le 20 avril 2011.
A cette date, le PlayStation Network ferme ses portes suite à une intrusion extérieure survenue entre le 17 et le 19 avril 2011. Des millions de données personnelles et bancaires ont été subtilisées. Sony ne rouvrira le PSN qu’à partir du 15 mai, soit près d’un mois après sa fermeture. Pour dédommager les utilisateurs, Sony offre gratuitement 2 jeux téléchargeables (sur une liste de 5) et un mois de PlayStation Plus. C’est le fameux « PSN Gate » qui aura coûté à la firme de lourdes pertes financières se comptant en milliards de dollars.
Heureusement pour Sony, même si cette histoire a entaché le prestige de la marque, la PS3 continuera de bien se vendre après coup pour atteindre à ce jour plus 80 millions de consoles dans le monde.

Viva la Vita !

17 décembre 2001 – Succédant à la PSP, la PlayStation Vita sort sur le territoire japonais. Elle n’arrivera que le 22 février 2012 dans le reste du monde. Si la machine de Sony est assez récente, les ventes ne sont pas bonnes. Selon les estimations, environ 8 millions de PS Vita se seraient vendues à travers le monde depuis son lancement. La nouvelle console portable de Sony arrive dans un contexte économique totalement bouleversé par l’hégémonie des smartphones. La PS Vita souffre de son catalogue de jeux qui peinent à convaincre par manque de grosses licences et de succès critique dans la presse, si ce n’est Uncharted Golden Abyss ou Tearaway par exemple. De plus, à peine deux ans après sa sortie, Sony désavoue malgré ses dires sa console en annonçant qu’aucun jeu dit « first party » n’était prévu. Si au Japon, la console s’en sort un peu mieux, en Europe la communication pour la console s’oriente sur sa fonction « Remote Play » qui permet de streamer les jeux PS3 ou PS4. La PS Vita reprendra-t-elle du poil de la bête ? Rien n’est moins sûr.

Après la pluie vient le beau temps…

15 novembre 2013 – C’est aux États-Unis que Sony lance la PlayStation 4, dont la conception de l’architecture a été confiée à Mark Cerny, suivi par l’Europe le 29 novembre. Le lancement est une véritable réussite pour Sony, allant jusqu’à connaître des pénuries en Europe pendant les premiers mois de la console. Au 10 août 2014, 10 millions de consoles se sont écoulées dans le monde. Le démarrage de la PS4 est le meilleur lancement en terme de ventes toutes consoles confondues.

Difficile d’avoir un réel recul sur la toute dernière de Sony, c’est pourquoi nous vous donnons rendez-vous dans 10 ans pour en reparler.

Ce que vous en pensez

Pour les lecteurs qui ont participé à notre dossier, le constructeur bénéficie d’une image positive. Ainsi pour Faucon Bleu, bien qu’aucune console PlayStation ne l’ait marqué particulièrement car il a toujours obtenu chaque console bien après leur sortie, toutes l’ont surpris par leurs améliorations graphiques, leurs jeux et leur fonctionnalités : la PS One pour son passage à la 3D et ses graphismes révolutionnaires, la PS2 pour ses graphismes encore et ses jeux mémorables et la PS3 toujours pour ses graphismes, sa richesse en fonctionnalités, son lecteur Blu-ray ou ses exclusivités. Il est rejoint par Jayzmaki qui est tout aussi dithyrambique sur les consoles PlayStation, si ce n’est plus. Tifil souligne quant à lui la quantité de jeux et surtout le catalogue de licences exclusives à PlayStation qui est, pour lui, le meilleur.
Toutefois, « tout n’est pas rose chez PlayStation » comme le dit Jayzmaki. Ainsi pour Faucon Bleu, même si l’évolution des consoles est excellente jusqu’à la PS3, il reste perplexe sur la PS4 car même si l’évolution est présente au niveau de la puissance et l’architecture de la console, les fonctionnalités multimédia ont très peu évolué voire carrément régressé. Seul l’aspect social est le point qui s’est le plus démarqué.
En ce qui concerne la communication du constructeur, Jayzmaki et Tifil trouvent que la marque est proche des joueurs. Faucon Bleu les rejoint même s’il reconnaît que leur communication n’a pas toujours été bonne.
Toutefois pour Darkjedi1024 (rédacteur au sein du magazine mais joueur avant tout) le constructeur n’est pas forcément aussi proche des joueurs qu’on pourrait le penser. Par exemple, là où le petit artisan (Nintendo) a fait des efforts pour soutenir sa console portable (la 3DS) alors que celle-ci était en difficulté lors de première année de commercialisation, Sony s’est contenté de quelques opérations promotionnelles autour de la PS Vita puis a laissé tomber l’affaire voyant que celle-ci avait du mal à s’imposer. De plus, le constructeur a répété la même erreur qu’avec la PSP, à savoir proposer des cartes mémoires propriétaires hors de prix (là où Nintendo a opté pour des cartes SD, facilement trouvables à prix attractif dans les linéaires des grandes surfaces). Il regrette également que Sony ait stoppé l’accès au PlayStation Store depuis une PSP alors que cette dernière connaît encore des sorties de jeux.
Autre point faible du constructeur selon lui, les maintenances régulières qui ne sont pas transparentes pour les consommateurs alors que chez les autres constructeurs, celles-ci ne perturbent pas (ou quasiment pas) le service. Cela est d’autant plus fâcheux que l’abonnement est devenu obligatoire pour jouer en ligne sur PS4. De plus, ces maintenances sont censés améliorer la qualité du service, mais une partie des consommateurs se plaint plus ou moins régulièrement de soucis liés au réseau (déconnexion ponctuelle, impossibilité de se connecter…).

Darkjedi1024 trouve aussi dommage qu’au sujet du PlayStation Plus, celui-ci n’offre pas les mêmes avantages entre les différents Store lorsque par exemple SCEE se contente bien souvent de ne proposer que 10 % de réduction sur certains titres alors que SCEA applique régulièrement jusqu’à 50 % de réduction sur les mêmes jeux. Il reproche aussi au service de n’être qu’un service de location temporaire sans possibilité de racheter le jeu à un tarif avantageux à la fin de son abonnement.
Darkjedi1024 n’est pas vraiment satisfait de la qualité des consoles et accessoires proposés par Sony, pointant du doigt les problèmes des sticks de la DualShock 3 (qui ne durent pas longtemps et la position des touches L3 et R3) ainsi que de la DS4 sans oublier les Ylod des premières PS3. La PS2 ayant été frappé par des soucis similaires.
Enfin notre rédacteur revient sur l’aspect communication du constructeur qui est pour lui l’un de ses points faibles. Ainsi lorsqu’un consommateur demande des informations sur la sortie d’un produit (la PS Vita TV dans l’exemple) via le blog, il n’aura malheureusement pas forcément de réponse à cette demande. Je ne pense pas que ce soit la faute des personnes en charge du blog, mais plutôt celle des personnes en charge du contenu mis en ligne sur le Store. Par exemple, répondre que le produit n’est pas proposé pour des raisons légales (censure en Allemagne et en Autriche par exemple) ou encore parce que l’éditeur n’a pas prévu de sortir le titre dans le pays en question permettrait de rassurer le client qui s’inquiète de ne pas avoir d’information sur le jeu qu’il atteint et de passer à autre chose si celui-ci ne sera pas mis à disposition dans son pays. Si pour Darkjedi1024 Sony n’est pas un mauvais constructeur en soi, malheureusement il arrive parfois que certains détails n’aillent pas dans le sens des joueurs.

Sony Computer Entertainement n’est pas exempt de tout défaut mais le constructeur bénéficie clairement d’une image plutôt positive auprès de son public. Chacune de ses consoles ayant su conquérir, plus ou moins à grande échelle, les joueurs grâce à des graphismes de qualité, des fonctionnalités multimédia répondant aux attentes du consommateur mais en gardant à l’esprit l’essentiel : les jeux. Si la communication n’est pas son fort sur plusieurs points à cause d’une certaine opacité, les joueurs trouvent la marque proche d’eux en général. L’autre point où le bât blesse reste le « online » qui est sujet à trop d’instabilité et de mises à jour mais qui a eu le mérite de rester entièrement gratuit jusqu’à l’arrivée de la PS4. Sony Computer Entetainement a réussi toutefois à créer une communauté fidèle à la marque de par ses consoles et son catalogue de jeux exclusifs (que nous verrons plus en détails dans la seconde partie de ce dossier l’année prochaine) et par des slogans représentant l’état d’esprit de la firme tels que « We are Players, We are PlayStation. ».

PlayStation

Anecdotes

– Le logo de la PlayStation a été créé par Manubu Sakamoto, qui sera également l’auteur de celui des ordinateurs Sony VAIO.
– Teiyu Goto est l’homme à l’origine du design de la manette PlayStation. Il a expliqué le choix des symboles : « Le Triangle se réfère au point de vue représentant la tête de tout un chacun ou une direction, et je l’ai voulu de couleur verte. Le Carré symbolise une feuille de papier afin de représenter les menus ou les documents, le tout de couleur rose. Le Rond et le Croix représentent le  »Oui et le  »Non ». Je les ai faits respectivement en rouge et bleu. »
– Gran Turismo est le jeu le plus vendu de la PlayStation avec 10,95 d’unités vendues suivi par Final Fantasy VII (9,72 M)
– L’espace de sauvegarde de la Carte Mémoire de la PlayStation (1MB) équivaut à la taille du plus gros jeu de la NES.

La PlayStation en quelques chiffres

Unités vendues : 104,2 M dont 19,3 M au Japon, 38,9 M aux U.S et 36,9 M en Europe.
Nombre de jeux disponibles : 2 418 jeux officiellement publiés
Nombre de jeux vendus : 962 M au 31 mars 2007
Prix au lancement : 2 099 FF soit environ 397€ en France
Date de sortie de la PS One : fin septembre 2000 pour 700 FF

PlayStation 2

Anecdotes
– Alors qu’on pouvait compter sur Jak and Daxter, Ratchet and Clank, Metal Gear Solid, Final Fantasy, Ico, Tekken ou God of War pour s’amuser, c’est finalement GTA : San Andreas qui a conquis le plus de joueurs avec 20,81 millions d’exemplaires de jeux vendus.
– Si on cumule les ventes de toutes les concurrentes de la PS2, le chiffre atteint à peine le tiers des ventes totales de la machine de Sony. Dreamcast (8.20 M) + Gamecube (21.74M) + Xbox (24.65 M) = 54.59 M de consoles contre 157.68 M de PS2.
– Le design de la PS2 fut inspiré par l’Atari Falcon 030 Microbox (un ordinateur personnel de 1992). Sony avait racheté les droits relatifs à son design à la société alors en faillite.

La PS2 en quelques chiffres

Unités distribuées: 158.7 M dont 53,6 aux U.S, 55.8 M en Europe et 23.1 M au Japon
Nombre de jeux disponibles : 3874 jeux, selon une estimation
Nombre de jeux vendus : 1,52 Milliard au 27 mars 2011
Prix au lancement : 450€ en France.
Date de sortie de la PSTwo : novembre 2004

PSP

Anecdotes

– Le jeu le plus vendu sur PSP est sans surprise GTA : Liberty City Stories (2005) qui s’est écoulé à 7.61 M d’exemplaires, suivi par Monster Freedom Unite (2008) avec 5.44 M dont 4.13 rien qu’au Japon et GTA : Vice City Stories (2006) avec 4.98 M d’unités.
– Le journaliste japonais Nobuyuki Hayashi a relaté l’anecdote suivante qu’il a recueilli auprès de Kunitake Andō à la tête de Sony entre 2000 et 2005 : « Steve Jobs a toujours eu une opinion sur chacun de nos produits. Lorsque nous avons lancé la PSP, il se plaignait du que nous utilisions toujours des disques. De son point de vue, les disques étaient complètement dépassés. » Est-ce la raison pour laquelle Sony a commercialisé la PSP Go quelques années plus tard ?

La PSP en quelques chiffres
Unités vendues : 80.8 M dont 20.3 aux U.S, 19.1 M au Japon et 24.1 M en Europe.
Nombre de jeux disponibles : Plus de 3200 titres au 27 avril 2011
Nombre de jeux vendus : 298 M d’unités au 31 mars 2011
Prix au lancement : 249€ en France

PlayStation 3

Anecdotes
– La PS3 est la dernière console PlayStation dont le développement a été confié à Ken Kutaragi, l’homme qui incarne la marque PlayStation depuis 1994.
– Au départ, la PS3 devait sortir à peu près à la même période que la Xbox 360 mais, suite à des dissensions au sein de PlayStation sur les spécificités techniques (absence de GPU), la console a été repoussée d’un an.
– Le succès (poussif) de la PS3 est encore dû en partie à son lecteur de disque. Après le DVD, Sony parvient avec la PS3 à imposer le Blu-ray Disc.

La PS3 en quelques chiffres

Unités vendues : 80 M au 2 novembre 2013.
Nombre de jeux disponibles : 4 332 au 30 septembre 2013
Nombre de comptes PSN enregistrés : 150 M dans 59 pays au 19 septembre 2013
Prix au lancement : 599€ en France

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