Débat – Y a-t-il une limite à respecter entre notre réalité et le jeu vidéo ?

Sauver des princesses, devenir le ou la « Indiana Jones » des temps modernes, être un insecte, une molécule, un dieu, un assassin, un super-héros, faire la guerre, danser, chanter…

Lorsque que l’on joue à un jeu vidéo, nous avons le choix des situations ou des personnages. Tantôt réalistes ou fantaisistes, nous avons toujours eu (malgré les préjugés de certains médias) une certaine distance avec ce que l’on joue et ce que l’on est. Cette limite, essentielle et présente chez tout un chacun (sauf cas exceptionnels) a toujours été permise par un nombre de facteurs conséquent (l’éducation, la morale, l’environnement…) mais aussi et surtout par les jeux vidéos en eux-même.
Que ce soit par les graphismes, le concept, le scénario, une plongée dans un futur/passé probable ou non, nous savons tous qu’il ne s’agit que d’une histoire pour laquelle on ne reste pas passif mais dont on prend les commandes. Que le jeu traite d’un thème douloureux, soit réaliste, et/ou violent, un des éléments ci-dessus vient toujours contre-balancer la perspective du « réel » pour n’être qu’un jeu.

Medal of Honor : Warfighter - visuel 1

Depuis quelques années, et particulièrement sur cette génération de console, le réalisme est le leitmotiv de quelques développeurs… dans un but d’immersion, d’émotion ou encore d’implication du joueur. Mais cette course au réalisme est-elle forcément bénéfique ? Peut-on jouer à des jeux vidéos se rapprochant au plus prés de notre réalité, d’événements réels ?
L’exemple de Medal of Honor : Warfighter (où le scénario du jeu suivra le déroulement de missions inspirés d’évènements réels comme l’attentat du métro de Madrid ou encore le DLC sur la capture de Ben Laden…) nous pose la question en tant que joueur.
Nous pouvons également nous rappeler du cas de MotorStorm Apocalypse, longtemps repoussée au Japon après le tsunami qui a ravagé une partie de l’archipel.

MotorStorm Apocalypse - Artwork

Tout thème peut-il être retranscrit dans un jeu vidéo ? Des drames, des évènements sensibles ayant eu lieu en vrai peuvent-ils servir de background ? N’y a-t-il pas une limite à respecter entre notre réalité et le jeu vidéo ? Pour quelles raisons et quelles sont ces limites ?

Ou au contraire, le jeu vidéo doit/peut-il traiter de tous les sujets, événements même s’ils restent encore récents et sensibles dans l’inconscient collectif ? Si oui, dans quel but ?

Le débat est ouvert jusqu’au 23 septembre 2012. Vous pouvez aussi participer sur le PlayStation Forum.

 

Ces questions ne sont posées qu’à titre purement indicatif afin de vous aider à orienter le débat, il ne vous est pas nécessaire d’y répondre directement. Nous vous demandons de ne pas dévier du sujet et de respecter les opinions des autres utilisateurs.
Vos propos sont susceptibles d’être repris (en vous citant) dans le numéro d’octobre du Community Mag.

2 commentaires

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fireyan il y a 6 ans

Pourquoi s’auto censurer ? On essaye bien de se rapprocher au max de la réalité pour des jeux de sport comme FIFA ou MADDEN etc pour de la simulation flight simulator et tout les machin simulator alors pourquoi pas pour des FPS ?
Ha oui la classe des bien pensant qui associent le jeu vidéo à des dégénérer qui savent pas faire la différence enter les JV et la réalité.
Bref, non je vois pas pourquoi on se priverai de cette partie du jeux video. Personne ne s’est posé la question pour HEAVY RAIN, qui est vraiment proche de la réalité.
Il faudrait aussi ne plus faire de série ou de film qui sont tiré de fais réel ?

Alors non laissez nous ca pour le jeu vidéo 😉
Et puis ceux qui ne veulent pas de ce style peuvent jouer à autre chose.

Bises bon débat 😉

JPOsiX il y a 6 ans

Si on regarde que les FPS de tout temps ils se rapprochent pratiquement tous de fait historique.
La technique leur permet d’être réaliste. Alors pourquoi pas. Il faut que les développeurs ne prennent pas de partis pris. Ça peut être un moyen comme un autre d’apprendre l’histoire.

Pour les GTA-Like il faut que les joueurs jouent en leur âme et conscience que ce n’est qu’un jeu, un moyen de braver les interdits de la vie réel. Sauf que pour une faible minorité il n’arrive plus à faire la part des choses :-/

Pour cela il existe le PEGI en France pour indiquer les catégories d’âges, le contenu du jeu. Les vendeurs sont les premiers responsable et les parents en second pour les mineurs.

Le cinéma est dans le réalisme pur et dur, alors pourquoi pas le jeu vidéo.